Pour beaucoup, le projet est clair : on produit de l’oubli, on apprend à tromper la mémoire, ça vient comme ça peut, ça part comme ça va, et de courts échos en mots et images sont publiés ici.
Pour d’autres, encore un peu de clarté serait nécessaire, disent-ils.
Voici donc le texte de présentation tel quel
OUBLI E S OUBLIS
Le projet L’OmissiOn
Séances publiques d’oubli
Yditblog
Contacts : ydit.spo@gmail.com
De l’extérieur, si l’on sort du métro, si on passe chez le boulanger on voit ceci :
un homme est là, il porte un badge « OUBLIES », parfois noir et rouge, parfois vert et bleu. Si tout va bien (s’il ne pleut pas, si le temps ne presse pas), une affichette l’accompagne.
D’abord on penserait qu’il parle seul, comme s’il déambulait en dialoguant au téléphone.
Pourtant il s’adresse à un public, inconnu : celle qui arrive, celui qui passe, vous, eux.
Ainsi va le projet : l’homme, le personnage, le pseudonyme.

Ydit est ici afin d’effacer sa mémoire
Il détruit ses souvenirs en public. Ce n’est pas un conteur, ce n’est pas un enchanteur, ce n’est pas une performance d’acteur.
C’est de l’oubli en direct. C’est un oublieur. Un crieur d’oubliEs.
Son âge le prépare à l’oubli : de soi, du monde, des aventures et des attentes. Surtout les attentes, bien sûr. Pensez-donc, à cet âge.
Il prend les devants sur l’ordinaire travail de la mémoire : il est venu pour oublier, ici, devant un public éphémère ;celle qui s’en va, celui qui vient, les amis qui sortent, nous, vous, tous.
De jour en jour, pendant les Séances Publiques d’Oubli, l’homme Ydit raconte ce qu’il oublie, et ne le racontera jamais plus, à personne, et surtout pas à lui-même
(sinon, comment oublierait-il ?).
Devant l’auditeur, il efface, il oublie, publiquement.
Cela commence au milieu du vingtième siècle, ce qu’on oublie. Il est né en 1950, rue Landrin, Paris.
Les souvenirs exposés à l’oubli ne cachent rien, mais ne disent pas tout.
Les images de reportage en direct de l’oubli elles aussi ne montrent pas tout, mais finiront par ne rien cacher.
Images de reportage d’oubli et images d’hier se confondent dans le flux d’oubli. Elles sont l’une des faces du compte-rendu.
Ainsi font les souvenirs qu’on efface: des Histoires qu’on désécrit.
Peu à peu, la mémoire va se vider. Voilà tout. S’auto détruire.
Ydit se donne vingt ans pour le faire. On le suit, on le sait sur Yditblog

on peut faire des photos
Tel est donc le véritable projet : provoquer pour soi-même
une reposante amnésie. S’alléger. Progressivement ne plus marcher qu’avec l’essentiel et l’agréable.
A chaque séance publique, le témoignage est posté sur le :
Yditblog,
On y accède par les moteurs de recherche, GOOGLE fonctionne le plus sûrement, c’est là que vous le lirez, de temps en temps
( la Sixième séquence est publiée)
depuis le 1er novembre 2015.
On peut aussi donner un avis, un conseil, solliciter un genre particulier d’oubli, en déconseiller d’autres, proposer des photos, des documents, envoyer des fleurs, des chocolats, des livres d’occasion, des Maserati bleues, des billets doux et d’humeur. C’est l’atelier collectif d’oubli.
Contact : ydit.spo@gmail.com
C’est l’atelier collectif d’oubli.
On peut s’y abonner d’un clic sur la page de Yditblog
C’est beaucoup mieux. Plus pratique, c’est reposant, ça ne coûte rien.
On s’en va d’un autre clic. Faites le tout de suite, avant…l’oubli.
Yditblog 