Didier JOUAULT ( « YDIT » ) …Coffre 4L, Clap de fin/S.P.O. 13 , deuxième partie

De la part de François T. :

          Monsieur (ou, après tout, Madame bien cachée? Mais on pense que non),
      On dirait que vous aimez la littérature qui a du coffre (on se souvient, enfin les vieux se souviennent, de « La littérature à l’estomac »). Même si votre liseuse de blogs estime (dirait-on) que vous en manquez sous le pied. vue de soir  doubleOn ne peut pas avoir de tout partout.

Des souvenirs et des idées.    Encore que.
double dans le miroir
Je vous offre donc un florilège du soir, pour le fond de coffre, le fond de cale, le journal mis sous la fuite d’huile, mon propre florilège pour enrichir le volume documentaire de votre assureur, probablement, à l’époque, cette mutuelle qui ne cachait pas ses origines fraternelles en collant des triangles sur tous les pare brises des profs et complices.

 

Il y avait même des groupements de campeurs universitaires P1150196où l’on s’éclairait avec « Histoire de la Folie », se douchait avec « Mythologies », se couchait avec l’Intégrale de Baudrillard, vous souvenez-vous ?

 

Pire, toujours voir pire : on observait aussi des groupements de campeurs universitaires et naturistes : GCUN, le tout avec un macaron également triangulaire sur la 4 L. La 4L mise à nu par ses célibataires même (dans le grand choix entre Duchamp et Matisse, vous êtes très Duchamp, savez-vous? C’est pour cette facétieuse facilité qu’on vous aime).

Ayant lu (plutôt vu) ce qui précède dans le fil des « S.P.O. », je suppose que vous allez sortir de vos collections ( « Charme et campagne » ?) une photo avec ce qu’il faut de sous-entendus montrés par du sous-vêtu…

pour une fois : de la pas vêtue du tout ? « Osez« , dit une commentatrice!)

( et même si l’un de vos commentateurs, hypocrite ou maladif, s’élève contre vos visuels  usages des jambes de jeunes femmes).

Car des nues, tombées ou pas, les musées les IMAG0400plus cons passés ne sont-ils pleins?

On se demandait à quoi servait le triangle des GCUN : cache-texte pour Messieurs au moment de retrouver l’extérieur, le monde du textile,

texte/il ? Symbolique à trois côtés lourdement colorée de tautologie naturelle pour Mesdames ?

Et quoi pour Mesdemoiselles, effervescentes plus qu’évanescentes dans le con-texte de ces années ?

Le triangle universitaire du naturiste campeur, d’ailleurs diversement situé (certains le portant gravé sur l’épaule droite), répétait-il, dans sa simplicité crue, les composantes de « l’Union de la Gauche » ou la marque de la sainte trinité ?

Voici l’une des questions à quoi s’affrontaient les bons esprits, menant la 4 L d’une poigne ferme, changement de vitesse rond et anguleux dans la main, sur la départementale en pente,                                                                                                                                   la D215 bis,                                                 Ardèche ou Lozère,

voie raide ,20150627_083028 voie raide,

et sinueuse (car les campings d’universitaires naturistes ne se livrent pas sans effort, au terme de chemins spiraloides).
Bref, associer triangle et 4L relève, j’en conviens, d’une forme anachronique de loufoquerie, surtout sur fond de macaron (à peu près la seule chose de cette histoire qui ait pris de la valeur dans la durée- les initiés apprécieront).
Donc, puisqu’YDIT veut, puisqu’YDIT cite-plus ou moins licite ! -eh bien YDIT reçoit : triade, salve triple, trois mots, collant noir du texte gros sur fausse-pudeur rose des fesses naturistes, triangle d’auteurs tripoteurs baladés dans le triporteur (ah, pourquoi n’avez-vous pas plutôt demandé des extraits de Dary Cowl ?).
Donc : des textes-ils pour les textiles ?

1. MARCEL GAUCHET :

L’organisation en vue de l’avenir, c’est encore la mise en place et le déploiement d’un type de pouvoir profondément original. La nature spécifique et l’expansion des bureaucraties occidentales ne sont pas intelligibles hors du lien congénital qu’elles entretiennent avec la gestion du changement. S’il est besoin d’une instance administrative prenant en charge jusque dans le fin détail la régulation de l’existence collective, c’est à la mesure de la puissance politiquement instituée que la société se reconnaît à l’égard d’elle-même et à laquelle il s’agit de procurer un instrument. A ce titre, l’Etat démocratique est nécessairement un Etat bureaucratique – historiquement,

l’Etat administratif ne pouvait s’épanouir qu’en Etat représentatif.mur Il a pour fonction de donner force et consistance pratique au pouvoir de la collectivité de se produire tout entière, pouvoir qui n’a de sens que dans la durée. Sa légitimité profonde, de ce point de vue, c’est d’être l’instance même de l’avenir, le point de l’espace social où se rassemble et se matérialise la capacité souveraine à s’instituer de part en part-mais pas dans l’instant, dans l’extension du temps, par la ferme conscience du but visé, dans l’interaction éclatée, ouverte et fort peu au fait de son enjeu dernier d’une multiplicité de demandes sociales et d’un enchevêtrement de réponses organisationnelles et législatrices.
Le désenchantement du monde », Folio-Essais, 2010, p.352-353)

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2. SAN ANTONIO :

Le San-Antonio, c’est le signe d’une époque épique et cholestérolée ! On le trouve partout : dans les pharmacies, dans les clandés, dans les casernes, dans les presbytères, chez les presbytes, dans le mess, à la messe, à Metz (Toul et Verdun, les trois éméchés) et même chez certains libraires ! Il est pour la main tendue au-dessus des parties (à condition qu’elles en soient pas placées trop bas). La main tendue par-dessus les frontières. Le dénominateur pas si commun que ça ! Il veut la paix, le pain, la liberté ; le pet de lapin en liberté. Il aime, quoi ! Qui ? Mais les hommes du monde entier et les femmes de mon dentier ! Oui, surtout les nanas, en amour c’estpalais royal sept 12comme lors des naufrages : les femmes et les enfants d’abord. On garde la capitaine pour la bonne douche ! Tout aimer, voilà le secret. Etre amoureux du grain de café qu’on moud le matin, de l’oiseau qui s’oublie sur votre chapeau, du facteur qui vous apporte votre feuille d’impôt, du proviseur qui vous balance du lycée, de l’adjudant qui vous fait ramper dans la boue. Aimer la boue ! Aimer la m…Ne vous gênez pas, y en aura pour tout le monde ! Aimer, aimer ! Le voilà le secret ! Qu’on se le dise.
Vous allez penser que je parle de moi avec assez de verve, mais je veux bien qu’un autre me le serve ! Edmond Rostand, tenez ! Et puis, s’aimer soi-même, surtout si l’on est son genre ! Les petits Cadums entretiennent la santé ! Flûte, où en étais-je ?
Ah oui : la plage cuhaltière, avec Béru en chaussettes. L’aurore qui point. Et le petit port de Santa Nanatépénar endormi.
Ménage tes méninges », Fleuve Noir, 1969, p.126-127)

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3. FRANCIS PONGE :

Mais comment rendre ce dessein possible ? Je considère l’état actuel des sciences : des bibliothèques entières sur chaque partie de chacune d’elles…

Faudrait-il donc que je commence par les lire, et les apprendre ? Plusieurs vies n’y suffiraient pas.

Au milieu de l’énorme étendue et quantité de connaissancesP1150053.JPG acquises par chaque science, du nombre accru des sciences, nous sommes perdus.

Le meilleur parti à prendre est donc de considérer toutes choses comme inconnues, et de se promener ou de s’étendre sous bois ou sur l’herbe, et de reprendre tout au début.

Le parti pris des choses », ‘Poésies-Gallimard’, 1967, p.177)

 

Et toc, YDITBLOG, débrouillez-vous avec ça, sans rancune !…François T.

 

 




 

FIN

Fin Fond du COFFRE…




 

ET UN dernier retour vers YDIT-PARLE, dans le ton…en forme de clin d’œil,

Badge OUBLI E S seul

…pour les déçus de la
D 215 bis, les nostalgiques aigus du macaron, baigneurs d’Ardèche ou Lozère…

Car la fermeture du coffre, qui claque, ouvre un autre pan de la mémoire. C’est l’interminable du vivant, même caché.

Donc, à nouveau, Ydit parle.

Il regarde F.,toujours vive dans son attention jolie et ses yeux clairs. La scène manquerait en intensité dramatique, sans doute, si deux images par horreur sauvées du naufrage n’introduisaient pas le chant quasi homérique du ridicule, dont périrent tant de héros.

Ydit, habillé de rouge et de noir, lui parle :

« Oublier, c’est oublier le regret aussi, oublier la nostalgie de ce qui n’a jamais pu être, et qui aurait changé le monde intime. Je veux l’oubli de ce caramel joli lové sur la langue d’une aïeule :la présence de T. ou M. sous les arbres au bord de la rivière, en cet été-là de l’Ardèche nue.
                                                             On était encore dans le millénaire d’avant,

IMG00217-20100710-1601.jpg

Photo de photo  Bettina Rheims, expo Rose Selavy, Bibli nationale

 femme cent/sans tête,

et dans la scène rieuse des espérances partagées : politique, poésie, amours, on voulait tout mettre à nu, remettre à neuf. Avec deux ou trois autres, on dormait au fond de la gorge, et dans la journée- pas du tout « bateau ivre» , on parcourait l’étroitesse du fleuve et des torses sur de brefs kayaks.

 

La règle de tous, au bord de l’eau, visait à la si rude simplicité du nu intégral.

Chemises et jean’s remisés dans le coffre de la voiture, on escamotait la difficulté de la vie en se regardant les unes

IMAG0554.jpg

expo art contemporain I.M.A.

les autres les aspérités des corps.

Aujourd’hui, se mettre à nu, peignoir bleu ou pas, exige qu’on pose sans tricher la question du primat de la représentation sur le désir. En ce temps-là, non : élans privés de réflexion lourde. Pique-nique lumineux sur les aiguilles de pin, tendres aperçus vers les cachettes du désir à l’occasion d’un buste levé pour trouver le pain, échappées indiscrètes et profuses mais déclarées banales à l’octroi du désir.
Belle illusion, agréable modalité de fuite.
Tu te mettais nue au soleil, tu lisais Gramsci juste vêtue d’un chapeau. Certes, une approche différenciée des réalités secrètes de l’humanité nous oblige à un constat cruel : le soleil ne brille pas de même sur toutes les chairs ( et d’ailleurs, elles ne rougissent pas de même non plus sous l’accident de la parole)
Tu croyais rendre hommage au simple amour de la nature, tu ramassais

des fourmis dans les plis, du gravier sur les pieds, des rillettes sur la tête, du sable de vestale dans l’étable,

bref quand tu avais soigné les coups de soleil ravaudant l’intime, y avait plus qu’à rêver d’une caresse de glaçons, pour les garçons,
de Biafine, pour les filles – et soda brun pour tout le monde. »
Enfin- habillé de linge bleu et de bavardage naïf – l’oublieur proclame son oubli de cette image : M. ou T. marchant fastueusement et simplement nue, sous les arbres,près de l’eau, sans  une défiance sur le visage, sorte de Mélusine désarmée, de Nadja du côté de ...sans poète, et puis leur nuit sur le sable, seulement à parler, seulement àparler des paroles, nus dans le frais venu avec minuit,on frissonnait un peu, on se laissait couler sur la main ouverte un filet de sable gris,
et -ensuite, ensuite- la parole perdue, la si longue difficulté, des années durant, toutes ces années, longtemps, des années, l’effort pour renoncer malgré tout à cette promesse de l’autre, à ce silence de l’évidence, à cette immédiate nudité sans gestes jamais retrouvée, jamais tenue, jamais revenue dans les temps suivants, à cette histoire aussitôt finie sous les arbres dépouillés, avec l’aube et plus rien jamais que le souvenir de l’amour simple, rien que lui,
Jamais revenu.
Tournant le dos à l’étonnement de son auditrice  ( qui pourrait s’habituer à tout, et peut-être le trouve séduisant soudain ,dénudé de son passé),

Ydit conclut :
« Cela, la disparition d’un matin quand tout s’habille de nuit sur le corps, et la blessure de chaque soir , j’aurais déjà dû l’oublier depuis, mais ce soir, c’est dit : j’oublie. »

Par défaut

Didier JOUAULT (« YDIT ») – AVERTISSEMENT : POUR EN FINIR AVEC « LE COFFRE DE LA 4 L »

S.P.O. 13 , première partie


AVERTISSEMENT : POUR EN FINIR AVEC « LE COFFRE DE

LA 4 L »

IMAG0463
Pour les fêtes de fin d’année, l’ORATEUR / OUBLIEUR ( Ydit ) a proposé d’accueillir des contributions, nécessairement pétries d’oublis/de mémoire.
C’est le cœur de projet : OUBLIER.
« YditBlog » vide aujourd’hui son sac de contributions, en une courte série de « posts » sans retour.
PUIS reprendront les soliloques publics à vocation d’oubli, appelés par facilité :

« Séquences Publiques d’Oubli ».

Les S.P.O. seront, comme auparavant, appuyées de témoignages visuels :

scènes de parole-pour-oubli et archives de l’omission.

TOUTEFOIS, les contributions nouvelles seront reçues avec une interminable satisfaction, Badge OUBLI E S seul et plus tard publiées.


RAPPEL, pour mieux suivre ( cf.SPO 12 ) : une qui signe « liseuse de blogs » commentait :
«…ça va, on a compris, pour la métaphore du coffre-mémoire à percer au chalumeau pour un braquage contre soi-même… Pour rester dans la métaphore, tournez le démarreur, étoffez le sujet, mettez plein gaz, laissez-vous aller…étourdissez le héros ! »


DANS LE COFFRE, POUR FINIR …(première partie ) :

____________________________________________

Cher Ydit,
Laisse-moi te dire que le passé est toujours pas assez et que l’à venir est trop susceptible d’échouer.
Seul le présent est un cadeau.
Marion et bisous


Les dernières fleurs sont jaunes

Ce projet parle d’un sujet qui peut toucher tout le monde ;

le deuil.Rose Couverture
Au commencement, il y avait ce petit carnet de dessin.
Puis j’ai été amenée à regarder des albums et des photos de famille.
Ces photographies, après un travail rose 2d’archivage, ont subi une intervention
dessinée. Ces actions manuelles ont été suivies d’un retravail informatique
qui a permis de prendre plus de distance, d’avoir un regard plus neuf.
N’est-ce pas là tout le travail de deuil; savoir prendre une saine distance avec ses
souvenirs ?
On dit que philosopher, c’est apprendre à mourir, c’est donc_rose_01 aussi apprendre
à vivre.

Ce travail se veut donc une philosophie graphique.


This project talks about a subject that can touch everyone; mourning.
At the beginning, there was this little drawing pad.
Then I looked at some family albums and family pictures. This photographs, wich were
chosen after a real archive work went under rosea 03a drawing intervention, and then were put behind
the informatic filter for more distance.
This distance, this new look on this pictures and memories, isn’t it all the mourning job ?
We say that philosophize is learning how to die, so it is also learning how to live. My work aims
to be a graphic philosophy.

Rose AUBERT


Ydit, je ne sais pas qui tu es, ce que tu penses, ce que tu cherches à manigancer derrière tes histoires d’omission -assez rigolotes parfois, sauf quand ça se prend la tête (pas envie de ça, papy).
Mais ton coup du coffre de la 4L, je ne sais pas si j’ai tout compris (on comprend jamais tout), mais c’est comme un pot de miel pour les abeilles, comment ne pas y mettre la main/le dard ?
(Même si dans mes quinze ans on préférait la main au panier).
Dans la 4L ?
Il y a Hélène, qui habitait un fourbi vers la rue Daguerre, Paris (à l’époque pas Boboland) il y avait

une mallette avec ses habits quand elle couchait dehors… ce qui était souvent.

Un soir, on dînait, parfois elle organisait des bouffes avec des ingrédients type

déguisements surréalistes (ridicule !),

mais là, on était seuls, IMAG0403sur une terrasse à la campagne, elle avait hérité une micro-fermette,

c’était le début de l’été, bientôt les vacances, et elle me racontait un de ses amants, un type vers la quarantaine dépassée, qui venait la servir rue Daguerre alors qu’il prétendait en famille être dans

une soirée maçonnique, sérieux et tout, on refait le monde, tu parles.
Hélène décrivait le brave gars totalement nu et

qui se mettait son tablier de maçon sur les génitoires, IMAG2999comme si ça excitait qui que ce soit. Elle s’écroulait de rire, elle avait pris (malgré les réticences, mais Hélène savait y faire) des polaroïds couleur (quelle époque) de Jojo

en grande forme sous le tablier tendance cuir blanc/liseré bleu. L’étoffe pointait en triangle ( forcément). Elle me les montrait,
les photos, pas les génitoires (mais je la soupçonnais d’avoir des photos sans tablier). Bien sûr, on ne voyait pas le visage de Monsieur le Frère des Hommes, avocat bien lancé (et du reste bien balancé).

On n’en pouvait plus de se marrer,en ouvrant un Juliénas ( Hélène savait y faire) mais nos relations, toujours,

sont restées purement amicales, Hélène et moi.

On savait y Copie (2) de Photo 020mettre les gants. Blancs, si j’ose.
Pendant des ans et des ans, je n’ai abusé que de sa 4 L blanche, rien d’autre, et un peu de son Juliénas, sur les chemins du travail ou les routes des vacances, en appréciant comment elle renouvelait, dans le coffre de la 4L, les habits pour les soirs de découche…
Jerôme

Par défaut

Didier JOUAULT ( « YDIT » ) : Cela manque un peu de coffre.

Avatar de Ydit-Blog NOUVELLE SAISON saison IVydit -Blog Nouvelle saison SAISON IV

Le projet « OMISSION » et OUBLIeS
En décembre 2015, l’affiche annonçait sur YDIT SPO:

Soldez «la 4L» qui est en vous !

GRANDE SUPER OFFRE UNIQUE DE FIN D’ANNEE :
Offrez vous gratuitement  un oubli de 4L.

Rappel : On a pu voir dans la séquence précédente une part des dépôts dans le coffre. L’interprétation de l’invite a produit des effets divers.
« On ne peut pas vivre sans souvenirs » (Michel CHAILLOU, « indigne Indigo », Seuil ; collection Fiction et Cie, 2000, p.127
Encore une part de dépôts d’oubli dans le coffre, donc, et c’est une strate cette fois sans public en direct  pour l’orateur, donc sans image d’YDIT.

(on s’en passe très bien, dit l’une)Badge OUBLI E S seul
________________________________________

Se souvenir d’une 4L, je veux bien.
L’invitation est valable même si ce n’est pas la mienne ?
Et si c’est celle de ma mère, on prend aussi ?

Voir l’article original 1 999 mots de plus

Par défaut

Cela manque un peu de coffre.

Le projet « OMISSION » et OUBLIeS
En décembre 2015, l’affiche annonçait sur YDIT SPO:

Soldez «la 4L» qui est en vous !

GRANDE SUPER OFFRE UNIQUE DE FIN D’ANNEE :
Offrez vous gratuitement  un oubli de 4L.

Rappel : On a pu voir dans la séquence précédente une part des dépôts dans le coffre. L’interprétation de l’invite a produit des effets divers.
« On ne peut pas vivre sans souvenirs » (Michel CHAILLOU, « indigne Indigo », Seuil ; collection Fiction et Cie, 2000, p.127
Encore une part de dépôts d’oubli dans le coffre, donc, et c’est une strate cette fois sans public en direct  pour l’orateur, donc sans image d’YDIT.

(on s’en passe très bien, dit l’une)Badge OUBLI E S seul
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Se souvenir d’une 4L, je veux bien.
L’invitation est valable même si ce n’est pas la mienne ?
Et si c’est celle de ma mère, on prend aussi ?
Bon, je sais, après l’accident de 4L et Œdipe (voir « coffre » première série), on me voit venir. Mais justement cette 4L n’arrivait jamais.
Il y avait toujours quelques choses qui clochaient dans la 4L, pas chez ma mère, quoique…A bien y réflechir, c’est ma mère qui ét ait toujours en retard pour nous emmener à l’école, pas la voiture.
Il faut dire que c’était une parisienne, la 4L, ma mère aussi, mais avec un quadrillage rouge assez reconnaissable. Et quand on est en retard, on préfèrerait arriver dans une voiture grise.
On poussait la voiture assez souvent, c’est stimulant. Surtout pour celui qui pousse, pas le conducteur. Ma mère, en l’occurrence.
On l’aimait bien quand même…
Quand j’ai volé de mes propres ailes (deux seulement) j’ai fait mes armes avec une Diane.
Toujours une histoire de femme.
Et je n’ai plus jamais poussé…(mais je suis parfois resté à l’arrêt).
Sans femmes, on n’avance pas.
JOEL


 

 

(Toutefois, le projet YDIT est heureux de

vous offrir la version Nouvel an d’une vieille amie)20151206_142339


 

4 L

L’ai-je rêvé ? Pourtant, cette séquence reste profondément incrustée dans ma mémoire, séquence que je pourrais intituler « Les amis sur la banquette arrière de la 4L , hurlant de peur ».
Je devais avoir vingt-cinq ans. Nous étions sans doute en route pour Vézelay où l’une d’entre nous jouissait d’une très jolie petite maison (je me souviens d’avoir pris une diapo de la basilique sur fond de ciel bleu qui réside encore quelque part dans les plis de mon cerveau, cinquante ans plus tard).
Toujours est-il que dans un virage, le levier de vitesse m’est resté dans la main (est-ce que vous voyez ça ?) Et alors ? Eh bien, j’ai encore cette sensation bizarre d’une désynchronisation entre le réflexe (mes mains tournant à toute vitesse (!!) le volant) et mon esprit occupé uniquement à enregistrer la scène, image et son (les hurlements).
4L, un bon pour l’envol ?
Serge G.


 

Message POUR YDIT :

CARNET DE SOUVENIR

Sur un petit carnet carré, j’ai pris le temps de revivre certaines scènes de ma vie, heureuses ou tristes. Il s’agit donc d’un travail introspectif,

proche de l’intime.CARNET_SOUVENIR_06 En effet j’ai souvent éprouvé un soulagement en les dessinant. Les personnages perdus dans le l’espace de la page font référence à quelque chose de précis pour moi, et pour toute autre personne, CARNET_SOUVENIR_02ils racontent des histoires.

On a little square drawing pad, I took the time to live some scenes of my life once again, happy or sad ones. So it is an introspective work, CARNET_SOUVENIR_04close to intimacy. I often indeed felt relief when drawing them. The characters, lost in the page space are a reference for something precise to me, CARNET_SOUVENIR_01and for any other person, they tell stories.

Rose Aubert



Ydit,

J’avais oublié, ton post m’a rapporté ce souvenir…
Tôt le matin, sur une route du Vexin, le soleil 20160126_081802levant me fascine.
Heureusement, je ne conduis pas 4L, et peux me perdre dans ces couleurs incroyables que le ciel nous offre ce matin-là.
J’ai oublié où j’allais, mais qui sait, ce fut peut-être mon premier pas vers

l’extrême orient .pat2(photo Patrick Jeunon)

Catherine B.-V.



Pour continuer…D’autre part, je n’ai jamais eu de 4L, ni aucune petite voiture d’aucune sorte. Toujours des grosses, achetées d’occasion et parfois très très âgées. Je n’allais pas en Seine-et-Marne mais dans l’Orne, et là c’était train (7 heures à Montparnasse le mardi matin) plus auto-stop. Un autre registre…
Pour la bonne feuille, voici un extrait du livre qui paraît cet hiver chez l’Harmatan (voir précédent « coffre »de 4 L.)
Amitiés
  Marc Lebiez

« ŒDIPE ATHEE
(p. 93 sq.)

Fille d’un dieu

Jésus est fils de Dieu ; il n’y a aucune fille dans son entourage ni – par conséquent ? – dans le christianisme. La femme n’y apparaît que comme la mère (idéale) ou son envers, la prostituée. La relation de Jésus à son père (du Fils au Père) est assez étonnante : rien, ou presque, n’est dit de Joseph (ni du métier que pratiqua son fils – le même que le sien ?), ni des rapports de Jésus avec lui. Admiration ? Désir d’imitation ? Rivalité ?01 Que fait Joseph au moment de la crucifixion ? Après la mort ? Les femmes, les femmes, mais lui, l’homme, le père ? Jésus assiste aux noces de Cana avec sa mère, pas avec son père. Pourquoi ? Ce dernier est-il à ce point inconsistant ? Dieu est-il jaloux d’un rival terrestre ?
Les rapports de Jésus avec son père divin ne sont pas clairs non plus. On ne voit pas en quoi il s’en distingue, sinon dans sa mortalité et sa capacité à souffrir. A-t-il une existence propre ? Ce serait celle qui s’achève sur la croix : Eli, eli, lema sabbachtani ! Qu’est-ce alors que ce père qui n’aurait conçu un fils que pour le faire mourir, alors que lui-même se serait préservé dans sa confortable immortalité ? Mieux encore : son éternité. Si, d’un autre côté, il n’y a qu’un seul être dans ces trois personnes, alors le Fils n’est pas réellement distinct du Père, il n’en est qu’une pâle copie terrestre, la forme que Dieu se donne quand il décide de se faire homme. En ce cas, être fils ne serait qu’une manière de n’être qu’imparfaitement, qu’incomplètement. Le dire fils serait avouer qu’il n’est que secondairement. La paternité du Père n’est pas sa puissance d’engendrer (sur quoi l’on n’insiste guère) mais sa pleine puissance d’être, alors que le Fils n’est que dans une certaine mesure. L’être du Père est plus plein que celui du Fils. À preuve la mortalité de l’un, à quoi l’autre n’est pas confronté. Le Fils n’est pas reconnu dans l’originalité de sa personne, il n’est qu’un piètre décalque du Père, un sous-père. 20160109_181623C’est sans doute pourquoi il n’a pas d’enfants, ni d’ailleurs de femme, sinon sa mère, présente à tous les moments importants de sa vie terrestre. Faute d’être vraiment reconnu par son père, qui l’a abandonné, il n’est jamais qu’un fils à maman, incapable de procréer. Fils destiné à ne jamais devenir père.
N’en va-t-il pas toujours ainsi des fils ? Leurs pères acceptent-ils de les voir pères à leur tour ? Ils devraient, puisque cela les rend grands, à moins que ce mot ne soit qu’une consolation pour la douleur de n’être plus le Père et de devoir partager cette paternité qui a longtemps fait leur être même. Le père veut bien reconnaître en son fils son enfant – encore que cette question soit la hantise de tout père et ait justifié la fondation de l’institution familiale – mais certainement pas un futur père. Dieu le Père ne fait pas exception à cette règle de la paternité humaine ; il en rajouterait plutôt dans la rivalité avec son fils. Mauvais exemple, triste modèle. Au fond, l’excessif attachement des fils à leurs mères arrange plutôt les pères : aussi longtemps qu’ils ne sont que des fils à maman, ils ne sont pas des pères. À peine rivaux, petits Œdipes tout juste fantasmés qu’aucun père n’a jamais croisé sur sa route, ils ne constituent pas une menace réelle. Si, d’ailleurs, la mère se livre à des pratique incestueuses avec le petit garçon chéri – oh, de simples et innocentes caresses dans la chaleur du lit maternel, tandis que le père est parti travailler, rien de grave, pas de pénétration, avec ce petit pénis qui peinerait à se rigidifier, si jeune ; donc pas d’inceste se dit-elle, sans vouloir s’imaginer ce qu’a pu ressentir le cher petit Jésus – eh bien, le père en est plutôt satisfait : pendant ce temps-là, elle ne va pas avec un homme véritable, elle n’en rêve même pas. Et s’il voit loin, il peut se dire que ce fils restera ainsi longtemps un enfant, et ne deviendra pas de sitôt un rival en paternité.
Le petit garçon s’imagine en rival de son père face à la mère. Il est prêt à croire ce sentiment réciproque, en quoi il se trompe bien, et cette illusion arrange l’entourage. Il n’est, entre ses parents, qu’un jouet dans l’enjeu qui les oppose, le père qui veut s’assurer que sa femme ne fraie pas avec un autre homme, la mère qui veut se consoler à bon compte du défaut de tendresse de son mari. Quoi de plus mignon que le petit bébé, inoffensif ? Il est floué, le petit enfant, et qui s’en soucie ? Les choses se gâtent lorsque l’enfant devient homme et veut être père. Jésus, lui, est resté fils, et l’on nous donne cela en exemple, cet homme jamais devenu père, que l’on représente tantôt nourrisson allaité par sa mère, tantôt cadavre rigidifié, dans les bras de sa mère, encore. Il n’a jamais pu en sortir.
Est-ce un dieu qui veut cela, ou bien la paternité, ou encore ce qu’il faudrait pouvoir appeler la filiarité ? Ce mot, bien sûr, n’apparaît pas dans les dictionnaires, les pères y veillent. Sont-ils différents avec leurs filles ? Il arrive que leurs mères soient jalouses lorsque vient la nubilité, et cela se comprend car elles peuvent se sentir moins désirables, désormais, que leurs filles.115 s Constatant ce que sont devenues celles-ci, elles voient ce qu’elles ne sont plus et ne seront plus. La nubilité de sa fille est, pour la mère, signe que le temps a passé, et quoi de plus douloureux dans la vie que la lente approche de la mort ? Si la mission terrestre de la femme s’épuise dans la procréation, si son corps n’est désirable qu’autant qu’une naissance peut être à la clé du désir assouvi, alors la nubilité de la fille est douloureuse. Mais on ne voit pas que les déesses aient de tels soucis, et les femmes pourraient en prendre de la graine. Les déesses peuvent être mères et leurs filles, à leur tour, mères ou du moins épouses, sans qu’elles se sentent atteintes dans leur féminité. Déméter demeure solidaire de Perséphone, qu’elle cherche sur toute la terre, de jour comme de nuit. Dionè soigne Aphrodite quand celle-ci est blessée par Diomède. Héra ne se montre pas non plus jalouse de ses filles : c’est en femme qu’elle est blessée par les infidélités de son conjoint, alors qu’elle reste, ce que nul ne met en doute, aussi désirable qu’une autre.151 La maternité n’apparaît pas pour une déesse comme une fin de soi, elle n’est qu’une étape sur laquelle on passe assez vite, tandis que persiste la désirabilité. Il n’est jamais dit d’une déesse qu’elle serait grand-mère, quand même on saurait que sa fille est elle-même mère ; il n’y a pas transitivité de la qualité parentale, celle-ci est directe, et seulement telle. »

(Photos 3 et 4 : Jean-luc Saulnier)



Hé !
Mais qu’est-ce que c’est tous ces trucs, des z YDIT où il y a des jambes de jeunes filles qui  dorment dans des trains, des culs ronds dans des shorts courts, tout ça n’intéresse plus personne,  et en plus même pas de mots d’explication, pour faire la lumière, donc  ça veut dire quoi ? Et aussi quel rapport avec la voiture ? On comprend rien à ce bazar. C’est pas drôle. C’est pas la peine de continuer sur 20151221_150000un chemin qui ne  va nulle part
Benoît



Deux mots sur quatre L
Sans doute un projet qui mériterait de trouver sa route, et qui-tout de même- en dépit des cartes, des repères, des allusions, des flèches un peu lourdes ( …le perpétuel faux départ, les impasses du jeu, les silences du dialogue affiché impossible, les reflets de corps prétendument livrés aux fouilles des regards mais clôturés dans leurs vêtures variables, serviette éponge ou bikinis  …,)

…projet qui manque un peu de coffre

( ça va, on  compris la métaphore du coffre-mémoire à percer au chalumeau pour un braquage contre soi-même).
Ydit, maintenant, pour rester dans la métaphore, tournez le démarreur, étoffez le sujet, mettez plein gaz, laissez-vous aller, Augustins Limoges Etrange trioapprofondissez. Donc, étourdissez le héros.

Une liseuse de blogs

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retour de 4 L

Le projet « OMISSION »

des boites dans la 4L , rapport de dépôt

02/02/2016 Avant la fin d’année, la proposition a été faite de déposer (bien entendu métaphoriquement)

des oubliEs dans la 4L ( non moins métaphorique )

 

 

 RAPPEL :

Soldez « la 4L » qui est en vous !

by yditspo

Séance Publique d’Oubli numéro 8:

Offre Privée de Fin d’Année ( sur invitation)

 

Soldez la « 4L » qui est en vous

 GRANDE

SUPER

OFFRE UNIQUE DE FIN D’ANNEE :

offrez  vous gratuitement  un oubli de 4L 

 

…………………………………………………………………………………….

Dans les boites dans le coffre :

 

 

Bonjour à vous que je découvre au fil de votre Blog sous un jour que je ne soupçonnais pas quelques années avant.

Quant à l’oubli de la 4L, je ne puis qu’y contribuer, la notre nous ayant fait faux bond un vendredi de Pâques 1969.

 

Amicalement à vous.

    Bruno


 

Pour ce qui est de mon souvenir de 4L je ne suis plus très certain d’avoir des images, mais je vais me lancer dans l’archéologie des albums, c’était un merveilleux voyage initiatique avec mon épouse à qui je faisais découvrir ma terre natale, le Mali, terre où je retournerai un jour c’est inscrit inch allah !

     André


 

 

In extremis, une 4L à oublier. Des figures, des goûts et des sons aussi, mais on ne va quand même pas tout oublier en une fois – même si l’invitation est généreuse et le lieu idoine.

Que l’an neuf multiplie les séances d’oubli et que celles-ci vous soient amnésiquement douces. 

 JB P

Une 4L, ça ne s’oublie pas comme ça. Il faut jouer du starter, passer les vitesses avec cette tringle bizarre, déjà plus au volant, pas encore au plancher, et quand on a de la chance, tourner le bouton de l’autoradio autour des parasites, comme on se frayait enfant un chemin dans la grisaille du Télécran, maladroitement. Et puis roulez jeunesse !

Elle était blanche, achetée 1 500, 1 500 francs s’entend, elle perdait de l’huile, il avait tenu à le préciser, au père d’une copine qui ne l’a jamais été – et c’est là qu’il faut se méfier de l’ordre des incises dans la phrase, on aurait vite fait de rejouer Félicie, aussi.

Ça commence donc là. Ça finit contre un poteau EDF au sortir d’un virage de lotissement. Le passager relevant les genoux pour éviter le moteur qui rentre, la fille derrière avec qui on s’offre un tête-à-tête de choc jusqu’à l’éblouissement en dépit du copain aux genoux relevés qui, lui, l’était pour de bon. La peur soudain, glacée, la cavalcade dans la nuit, frapper aux portes des pavillons pour un téléphone, c’était comme ça à l’époque, les pompiers, la civière, les gyrophares. Attention, ne nous méprenons pas, on a beau oublier, ça ne finit pas mal. La fille derrière a eu ensuite tout le loisir d’épouser le garçon à côté avant d’en divorcer et de s’évanouir, pour de bon cette fois semble-t-il et avec les autres, dans cet espace indéfinissable où l’on oublie les femmes qu’on a désirées et les 4L qui perdent de l’huile. En plus, le poteau EDF n’avait rien.

Entre temps, il y eut le lot commun des 4L blanches. Les pannes impromptues au sommet des côtes nationales, les pannes intempestives sur les voies médianes des autoroutes urbaines et cette conscience aiguë de notre solitude engluée dans la marée des autres, le pare-brise étoilé en passant au large de la centrale de Porcheville, dans la nuit étoilée elle aussi. Les routes de bien belle brume entre Blois et Tours, avec les corneilles, le soleil et l’avenir qui se lèvent ensemble. Il y eut les soirées interminables en bord de rivière, les campagnes de séduction quand l’intendance ne suit pas et les défaites qui, elles, s’ensuivent. On va les oublier aussi.

On buvait encore du champagne et déjà du gin, on écoutait le New Gold Dream de Simple Minds, on allait bientôt succomber à Gérard Manset, racheter une voiture, étanche et grise, et commencer à vivre.

      JB Pelardon


 

 

Toutes les photos de MA 4L se sont égarées au cours d’un grand voyage dont elle avait les clefs.

mais tout de même ça pouvait être Professeur P et sans doute parlait-il de géométrie grassmannienne ou non et ma 4L, bleu nuit (non, non, ni bleu gendarme, ni bleu EDF) – elle était blanche celle d’Hélène, dans ma mémoire – rongeait son frein, hautes sur roues, mais sage sur le parking, skis sous les sièges.

A peine le cours fini, parfois avant, je l’avoue, allez, roule Titine jusqu’à Chamrousse où, pour 5 Francs (Waouh!) et un forfait GUC, glissaient, glissaient sur les pistes mes affres d’impuissance face à la beauté mathématique.

          Catherine

Et l’agent de Ydit en fait ce qu’il veut; merci de cet oubli déclencheur de nos souvenirs. 

 


 

Des mots, non, je n’écris plus depuis longtemps, sauf des cartes postales…

Mais des images, oui, volontiers… je t’en livre quelques unes que tu es libre d’utiliser comme bon te semble…

comme bon te semble

Il peut y en avoir d’autres…Amicalement

       J-Luc

(photos  : Jean_Luc Saulnier) 


 

 

Je me permets une petite page de publicité sur mon OEdipe qui vient de paraître et qui est accessible sur les sites de vente en ligne. Entre tragédie grecque, psychanalyse, théologie – et philosophie…

Amitiés

          Marc

OUVRIR :

ŒDIPE ATHÉE

ŒDIPE ATHÉE Les hommes abandonnés des dieux

Chez Sophocle, la tragédie d’Œdipe vient de ce qu’il est sans dieu. Ce souverain exemplaire n’est pas athée au sens d’une irréligiosité, il est même un modèle de piété. Mais, quoi qu’il fasse, les dieux se détournent de lui et le poussent à la faute. Il est athée en ce sens objectif. Ce sentiment d’être abandonné, Jésus lui-même l’a ressenti au Golgotha : vers la neuvième heure, il s’écria Éli, Éli, lama sabachtani, ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Brünnhilde aussi connaît ce triste sort d’être abandonnée par son divin père – et elle livre au feu la demeure des dieux. Pascal avait évoqué la « misère de l’homme sans dieu ». Après Hölderlin et le romantisme allemand, et jusqu’à Nietzsche et Heidegger, ce délaissement serait perçu comme le tragique par excellence. D’autres allaient bâtir une théologie de la mort de Dieu. Si le sentiment du tragique mène à la catastrophe, est-ce vraiment notre destin ? Sommes-nous condamnés à ressentir l’absence de Dieu comme un manque ? Plutôt nous tourner vers Ernst Bloch et sa pensée de l’espérance !

Marc Lebiez, agrégé de philosophie et helléniste, est haut fonctionnaire, collaborateur des Temps modernes, de Critique, de la Quinzaine littéraire. Dans ses travaux philosophiques, il s’efforce de comprendre le sens de la modernité à la lumière de la pensée antique. Il a publié en particulier Décadence et Modernité, tome 1 : Décadence : Homère et tome 2 : Les premiers temps modernes.

 

OUVERTURE PHILOSOPHIQUE

Marc Lebiez

Les hommes abandonnés des dieux

Les hommes abandonnés des dieux

ŒDIPE ATHÉE

L’harmattan

 


 

ça y est cher Didier c le début de l’oubli des vacances que je commence par un maximénage de la maison, je mets ta proposition de côté et je tâche de pas l’oublier, à très bientôt & bisous

       Marion

 


 

Je viens de rentrer d’une excursion de 4 jours pour visiter le pays du peuple Ifugao (réducteurs de tête, cela devrait intéresser Ydit… non ?) et leur façon extraordinaire de cultiver le riz en terrasses.

De retour à Manille mais demain je m’envole pour l’île de Palawan.

Le voyage est pour moi une façon d’oublier la vie antérieure…

       Patrick

(photos Patrick Jeunon)


 

Je lis, mais j’ai du mal à contribuer…

Que dire…. mon style personnel est tellement différent …

et puis c’est vrai que j’ai peu de temps  

Bises,

 

    Brigitte


 

 

 

Pourquoi pas participer à cet oubli ? Juste pour être sûre d’avoir bien compris, il faut partager une publication sur un souvenir ?

      ROSE


 

Comment rester insensible à ce sujet ! il y a chez nombre d’entre nous une 4L qui charrie son lot de souvenirs et d’insouciances… de bonheurs et d’aventures…

Ma première fut une 6Volts (couleur rouille) qui m’abandonna définitivement un jour de départ vacances à la mer….

La seconde plus ordinaire me fit découvrir des paysages magnifiques…

 Mais l’aventure continua qqs années plus tard… lorsqu’après la naissance de notre seconde fille, je pris la décision d’introduire dans ma vie :  3L…,  non pour me transporter mais pour véhiculer mes mots…

En effet, peut-être l’as-tu remarqué, mon adresse est c3l…. fr, remplaçant ma première adresse c3l…..fr

3

Pourquoi 3l ? Parce que les amours de ma vie (ma chère et tendre, et mes 2 filles) portent toutes les 3 des L dans leur prénom : Muriel, Gaëlle et Estelle, et qu’il ne s’agit non pas de 5L, mais bien de 3 « ailes », celles qui me permettent souvent de prendre de la hauteur et de me ressourcer…

 

Alors, il m’arrive parfois de rêver au rachat d’une 4L, non pour ajouter une aile à mes 3L, mais bien pour renouer avec ce sentiment de liberté qu’YDit nous invite à revisiter.

 

Voilà un peu de « vérité » sans « gants » sur mon histoire.

Juste un partage.

 

En t’espérant dans les meilleures dispositions possibles (hépatiques, humoristiques, Yditiques…)

 

      Christophe


 

 

Et quelques bribes dans un message, trace de YFDIY mais : PAUSE

4 L  anonyme retour à l'oubli

c’est l’atelier public d’oubli

 

 

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