La récente Séquence Publique 55 a posé des questions.
Pourtant, dès le début, on sait à quoi ça tend par cet avertissement pastiche des affichettes repérées à l’entrée des salles de cinéma: ici, on fait du cinéma !… une sorte au moins au second degré, humour certes probablement dérisoire, mais qui forme le ciment même d’OUBLIeSapo
==> »Avertissement du producteur : La séquence suivante comporte des images ou des allusions pouvant émouvoir les sensibilités, en particulier des personnes d’un certain age.
OMISSION n° 55 « .
Quant au reste : rien que les invariants usuels, parmi lesquels
étiquettes » oubliEs » ici et là,
décors usuels détournés de leur sens 
jeunes filles qui attendent exactement comme une Parte (puisque le dessein d’oublier avant de mourir, projet de « YDITBLOG », cessera de soi lorsque la jeune fille quittera la fenêtre en coupant le fil du récit), mais elle peut se nommer Nona,
ou bien Décima,
ou encore Morta
(selon les épisodes)
fausses images et vrais souvenirs-écrans, récits que l’âge transforme en cires (dans la SP0 55, quel est le vrai mauvais souvenir à oublier?)
thèmes récurrents à occurrences variables mais parfois régulières, où se lisent des apparitions liées à la situation dramatique,
à des oppositions simplistes telle dehors/dedans (le décor, l’image) insignifiance et pouvoir
ou les plus banales des inévitables visions du monde sensible :
désir pour toujours devant, monnaies de singes des vies à jamais dépassées
tics d’écriture ( le concours de repérage de citations ou allusions est ouvert; la 55 : Mallarmé, Musset, Shakespeare, Queneau, etc.), dont l’assez grossier ( je le reconnais) premier paragraphe destiné à écarter les importuns, mais aussi dérisions langagières comme celles de la russe scansion de l’Alexandrin et les bougés de l’Actualité
jeux d’aimable provocation où les formes de corps, à l’obsolescence programmée, perturbent (pour le lecteur) le rythme des formes voilées d’un récit que structurent répétitions et symétries
l’entrée progressive de personnages porteurs du sens qu’on voudra, Germaine-des-rails et l’inévitable départ du dernier train pour la fin du rail, Vassiliki la Russe (désormais moins exotique) sans cesse interrompue dans son discours secret sur la filiation, les héros publics emblématiques d’un certain vide, les auditeurs de rencontre émouvants par leurs pleins…d’autres sont programmés pour les dix ans qui viennent
et, sans doute trop insistant, le parcours joué avec et autour des déguisements, d’abord celui qui s’ajoute pour mieux s’enlever,
quel que soit le cadre, jusqu’à sa propre disparition, puisque l’objectif des OMISSIONS PUBLIQUES, on l’a posé tel, reste la mise à nu , le dépouillement du vieil homme,
(car c’est bien derrière l’étoffe de cette peau, sous le déshabillé vaporeux de la mémoire, que se cachent et se mêlent au cœur du récit la mort et l’avenir)
MAIS ,- avant tout- cela va de soi, l’image de YDIT ( en effacement progressif) avec la présence majeure du texte, le texte jamais oublié, les mots toujours menteurs, toujours pourtant les mots avouant quelque chose au cœur du projet d’OUBLIeS !