Yditblog SPO 89/ 116 : Alexandre oublie le Ravin et ne saute pas de mon soleil (*) 3 sur 3

voir Yditblog numéros 87 et 88 : Alexandre ne s’ôte pas de mon sommeil

Yditblog SPO 89/ 116 Alexandre ne saute pas de mon soleil (*) 3 sur 3

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YDIT raconte la suite : Serge RAVIN.

ALEXANDRE avait encore moins de quarante ans. Qu’avait-il fait pour être là ? Rien, et cela lui permettait de beaux développements.
« Venez avec moi au ministère », avait dit Serve Ravin, parodiant :  » J’ai besoin d’un agrégé qui sache lire et écrire. Vous serez mis à disposition, je m’en occupe ».

Qu’allaient  dire les amis profs dans les vestiaires ?

 

Deux jours plus tard, échappant à la réponse, Ydit recevait un crayon ( le premier « plan ordinateur » restait à venir…) dans une soupente dominant le porche XVIIIème du ministère de l’Industrie, minuscule endroit naguère propice à l’activité de portier guettant les carrosses de Monsieur le Comte retour de Masques et Bergamasques.

 

On avait posé ici le nouvel «  Institut d’Action Ecole Entreprise ».
« -Je n’ai pas trop le temps pour les détails, le ministre m’attend, voyez avec Alexandre », répondit Serge Ravin.

2- L’amie d’Alexandre

ALEXANDRE avait encore moins de quarante ans. Qu’avait-il fait pour être là? Rien, et cela lui permettait de beaux développements. Le voici d’un coup « délégué général » du nouvel Institut que préside Serge Ravin, un vieil ami de son père-croit Ydit.
ALEXANDRE : « Si on déjeunait ? C’est la boite qui paie… » Ydit raconte que, tout près, les membres du cabinet avaient leurs habitudes et leur crédit.

 

Alexandre aimait qu’on l’y vît. L’hôtesse apportait la carte, Alexandre nommait les convives, « On prend un bon cru en leur honneur ! », puis s’étonnait qu’Ydit ne bût pas d’alcool avant le soir.

On bavardait, une jeune femme à la parole légère – reconnue comme chargée de la communication du ministre -rejoignait un groupe en répondant à peine au salut d’Alexandre.

 

« Elle me rappelle ma Nana », disait-il, remplissant son verre. « Elle s’appelle Nathalie, mais je préfère Nana, quand je la fais venir. Tu devrais la voir ». Puis emmêlait bouchées avec récit, comme on fait dans les romans du XIXème. Il avait, deux ans avant, participé comme animateur à un « camp de jeunes » pour bonnes familles du clan. Dans le bungalow, elle n’avait pas résisté à son charme – et il avait avoué à la belle, comme à la cantonade, son goût pour les tendrons.

 

Qu’ Ydit se rassure, elle dépassait maintenant tout juste la majorité- « Tant mieux, avec mes fonctions…T’en dis quoi, du ris-de-veau, je le trouve trop cuit ? »
Ensuite, passant vite à la tonalité fin de soirée près du feu, chien sous le fauteuil, cognac et odeurs de mouillé sous les coussins, Alexandre commençait à décrire ce qu’induit la relation d’un quadra progressiste et d’une ‘petite bourge encore presque neuve’.

 

« Un type de mon âge, et avec mes besoins, il demande forcément des trucs auxquels la Nana doit s’habituer, comme de …sinon c’est pas la peine ».

 

-Et si on retournait travailler ? demande abruptement Ydit, coupant la parole et cachant son malaise- mais le geste a été explicite.
Plus tard, dans le réduit sombre, les jours de déroulent avec un ennui surprenant : Serge Ravin, hormis pour « voir le ministre », est peu présent. Alexandre a peu d’idées dans beaucoup de mots, le temps est long et l’Institut mort-né. Ydit, après avoir bavardé en compagnie de la secrétaire rieuse et inactive, en profite pour écrire.

Mais ça ne paie pas son homme.

3- Les coquins d’Alexandre.

Ydit raconte qu’Alexandre une nouvelle fois l’invitait à déjeuner. Trois tables plus loin, une notable célébrité politique concourait activement de la fourchette à la reconstruction d’un monde plus juste.

 

En son honneur, Alexandre offrait le supplément du menu- pourtant cher. ‘T’inquiète’ disait-il,‘ c’est l’Institut qui paie’. Puis, ayant goûté le vin et le temps qui passait : « Bon, je voulais te parler d’une bonne affaire possible, juste entre toi et moi, pas la peine d’ennuyer Serge avec ces petits trucs. Tu es toujours Directeur délégué de la revue où trempe Serge?

 

Tu n’aurais pas envie d’un peu de fric pour développer votre lectorat, des pages couleur? »

Ydit raconte : Ainsi, méfiant mais aguiché, Ydit acceptait d’accompagner Alexandre à la rencontre avec les frères Z. « Il allait voir, c’étaient des types formidables, d’accord d’origine polonaise, mais ça ne se voyait plus. Ils avaient développé une boite de pub et de comm, qui marchait plus vite que le feu et, ajoutait Alexandre avec finesse- ils aimaient autant le partage que la souple Nana.

 

Ces mecs, incroyable, se déplaçaient même en hélico, si besoin, tu te rends compte? »

Ydit se rendait compte. La boutique se voulait discrète et cossue.

-« Et lui, demandait le plus gros des frères, il vient de la part de qui au fait ? »
-« De Serge Ravin, mais en fait, Serge, son vrai nom c’est Ravinowicz, répondait Alexandre. Il est des nôtres. »
D’un geste entier du buste, le deuxième frère marquait la mauvaise surprise.

« -Et pourquoi il cache son nom, celui-là, s’il est des nôtres ? »

Alexandre bredouillait : Tout datait de la Résistance, Serge y avait joué un rôle important, finissant même colonel à 25 ans en 45, tu te tends compte ! De là provenaient tous ceux de ses amis qui n’étaient pas, déjà, ses copains de la moitié gauche de Paris. Le frère n’avait pas l’air de se rendre compte.
« -Admettons, mais peu importait, en fait. Ydit savait pour quelle affaire il était ici?Alexandre aurait quand même pu lui dire d’avance, enfin pas grave, c’était simple. »

 

On servait quatre cafés turcs.

Voila : « Notre société gère le budget comm. d’un gros groupe de mutuelles, c’est nos amis, c’est des nôtres. » Les frères Z proposaient 40 000 par an, pour deux pages recto verso quadrichromie dans la revue que dirigeait Ydit, deal pour trois ans. « Super sur-payé, Ydit voyait ? » Ils avaient regardé le tirage, avec cet imprimeur (mais ils en connaissait un meilleur, on pouvait en parler), ça ne pouvait pas coûter plus de 10 000 par an, mal négocié. Restait 30 000, là c’était « simple, fifty fifty, toi -nous. »

Ydit ne comprenait pas. L’objet social du groupe de mutuelles était sans aucun rapport- même très cérébral- avec les thèmes de la revue : quel intérêt d’y publier ?
Alexandre marquait un peu d’impatience : « Fais pas ta Nana » répliquait-il en écho à leur déjeuner. Il ne s’agissait que d’être souple et de se laisser faire.

 

« A quoi ça sert pour le client, c’est notre affaire, disait le gros frère. C’est nous qui gérons sa confiance ». Il paraissait qu’Ydit n’avait pas BIEN compris le 50/50 ? On éclaircissait donc : « Une fois payé (trop cher) l’imprimeur, resterait 30 000, tu palpes 15 000 pour ta revue – t’en fais ce que tu veux, ça nous regarde pas, et d’ailleurs si tu prends tes 25 % ou 30 % de négociateur c’est normal, après ça commence à faire louche si tu tapes trop fort… »
Alexandre ( Ydit ne saurait jamais quel pourcentage on lui avait promis) concluait : « On facture 40 000, mais reste en vrai 15 000 pour toi perso et pour le développement de la revue, et 15 000 pour eux, les frères », en rétrocession mais sans facture, eux, forcément…
Ydit avait eu besoin qu’on lui précise l’affaire : le client paie 40 000 ce qui coûte 10 000, les deux frères -qui gèrent le client- reçoivent 15000 au noir, et le reste..

 

Le deuxième frère :  » 15000, tu peux tirer 4000 ou 5000 perso, tu t’achètes des bidules qui te font des trucs  le reste t’en fais ce que tu veux pour ta brochure, ça peut pas lui faire de mal ».

4- L’oubli d’Alexandre : et Serge lui en voulut toujours.

Ydit avait voulu qu’on le laissât réfléchir.
Au retour, Alexandre disait : L’unique problème, c’est la compta. Mais il connaissait la seule permanente de l’association éditant la revue : gentille, pas très futée, n’y connaissant rien en chiffres, on allait s’arranger avec elle sans problème, Alexandre s’en occuperait. Personnellement, ajoutait-il avec un sourire prometteur de toutes les petitesses.

« -Je n’ai pas trop le temps pour les détails, le ministre m’attend, voyez avec Alexandre », répondit Serge Ravin, lorsqu’Ydit entreprit de lui parler.

« Fais pas ta Nana, tu as parfaitement tout compris, alors je leur dis quoi, aux frères Z? »

Peu de jours après, le Conseil d’Administration, un peu dépeuplé, comme souvent, ce soir là, entendit avec surprise, et intérêt, le rapport d’Ydit sur la proposition.

 

« Mais, s’enquit le président- qui ne manquait pas d’humour- même avec l’analyse d’un psychiatre sur la symbolique de toute transaction, ne peut-on pas dire que c’est carrément une arnaque ? »

Un membre du Conseil, qui rêvait d’un vaste colloque porté par la revue, se demanda si une telle somme, cependant…Il sut avoir la sagesse de ne pas insister. Le Conseil vota unanimement contre.

Dans le mois qui suivit, au sein de « l’Institut », Alexandre avait multiplié les consignes absurdes et les demandes humiliantes. Ydit avait résisté.
« -Je n’ai pas trop le temps pour les détails, le ministre m’attend, voyez avec Alexandre », avait fui  Serge Ravin.

Ydit, alors, simplement : » Je renonce et  je pars ». Il l’avait écrit, sans rien raconter. Stupéfait, mais au fond indifférent ( un Ydit chasse l’autre), Serge Ravin avait « pris acte ».

Car tout le monde n’est pas des nôtres, et ce fut ainsi que finit la maladroite Union d’Ydit avec l’Entreprise et L’Industrie.

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(*) La fillette de temps en temps se plaint des passages obscurs. Bon exemple : « Alexandre, ôte toi de mon soleil », c’est ce que répondit, prétend-on, le philosophe au roi conquérant qui lui offrait de satisfaire ses désirs.


Didier Jouault pour Yditblog 89/116 : Alexandre saute de mon sommeil

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YditSpo 88/115 Alexandre le Ravin, Alex sans pain, Alex sans rien, Alex sans drain?

(voir SPO 87/114 Alexandre ne saute pas de mon sommeil)

Yditblog Séquence Publique d’OubliEs numéro 88/ (post 115)


YDIT raconte Alexandre :

ALEXANDRE avait encore moins de quarante ans. Qu’avait-il fait pour être là ? Rien, et cela lui permettait de beaux développements.
     1 – Serge Ravin
A l’origine de la rencontre- vite malheureuse- : Serge Ravin. Toujours en verve et en verdure, il avait croisé Ydit dans les étroits bureaux sombres d’une revue extrêmement spécialisée.

Là, depuis deux ou trois ans, Ydit avait commencé par donner aux articles proposés par les contributeurs une allure de langue française davantage lisible, et cela formait l’un des enjeux du président- un psychiatre soucieux d’être compris.

Le comité de rédaction appréciait que cette remise en mots fût accomplie par un innocent- qui plus est jeune (YDIT n’avait pas trente ans), mais sans trahir le fond.
Ydit raconte qu’il s’amusait, le dimanche après-midi, à travailler son dictionnaire franco-lacanien, ou à proposer des maquettes nouvelles pour la revue d’aspect austèrement vieillot, « Une brochure pour pharmacien de chef-lieu de canton qui vend des laxatifs » avait noté l’un des membres du Conseil d’Administration, Serge Ravin, ajoutant: » Lisible comme un registre de notaire tenu par un poète »

 

Peu à peu, de textes en maquettes, avec la complicité active d’une permanente amusée ou le soutien très impulsif du Président du Conseil d’Administration, Ydit s’était vu affubler de titres de plus en plus généreux : à la fin, directeur délégué.

– Germaine: ça lui plaisait, on s’en doute !
– V3 : c’était bien payé ?
– Vassiliki : En plus, avec ces gens là, il apprenait tout sur le fond des âmes et les nœuds des écrits, ça devait aider pour les rapports ?

YDIT raconte : vice-Président, Serge Ravin-homme de réseaux d’ombres et d’activités plurielles- connaissait la moitié gauche de Paris.

Au changement de Président de la République, il avait accepté (sollicité?) de prendre la présidence d’une boite à malices nouvellement créée, qu’on espérait de nature à rapprocher les électeurs socialistes du Président et cet univers très indéfini: l’Entreprise.

« Venez avec moi au ministère, dit Serve Ravin, parodiant : « J’ai besoin d’un agrégé qui sache lire et écrire. Vous serez mis à disposition, je m’en occupe. »

Ydit, à force simplement de rester là, dépassait un peu plus de trente ans, de quoi devenir vieux si rien ne bouge. Certes, les bonheurs ne manquaient pas.

Et, à l’époque, signer la feuille de présence au bas d’une en-tête comportant le mot Entreprise, ou Industrie, c’était un peu comme de tripoter le Minitel Rose sous son vrai nom, ou d’entrer dans un sex-shop sans avoir mis des lunettes noires et une barbe à la Castro.
Que diraient les amis en salle des profs ?


didier jouault pour Yditblog 88/115, Alexandre, Alex sans drain, 2 sur 3


A suivre…


 

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Yditblog SPO 87/ 114 Alexandre ne saute pas de mon soleil 1 sur 3

Yditblog Séquence Publique d’OubliEs numéro 87/ (post 114)

Alexandre ne saute pas de mon soleil, d’accord, mais parlons un peu des seconds-drôles?


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L’année commence par nous !

YDIT est venu parler dans un espace communal qui fut naguère un lieu funéraire de la Ville, un entrepôt pour pauvres d’avant cimetière, services mortuaires de qualité garantis par la Municipalité tout entière à ses morts attachée.

C’est, à présent, l’un  de ces endroits voués au théâtre, à l’image, expositions et cinéma.

 

Un restaurant à prix défiant tout linceul de s’y frotter accueille aux heures d’after les plus coquettes des riveraines et les plus blancs des voisins. Un lieu très urbain, métropolitain, même. Des tours proches, peuplées en multicolore ainsi que les meilleurs films, des couples viennent  badiner dans la grande salle, et des équipes d’amateurs dansent sur un parquet jadis utile à l’entrepôt des cercueils.

 

Ainsi va la mémoire : ça pullule, ça germine, ça fait l’asticot dans la poche-poitrine des fantômes. Les pieds s’enracinent dans le sillon du passé : germent les projets sur le dallage désert des églises de village.

Germaine s’exclame que:  « Dit comme ça, on commence mal, Ydit surtout à votre âge, coincé entre la pierre de la naissance et le faire du mourir. » 

 

Autour des quatre,  réunis par la sirupeuse solidarité du discours, un groupe réduit semble attendre la performance, ou la parole. Ici, Paris-Peuple, on est habitué à l’imprévisible- c’est même un peu pour le surprendre qu’on vient regarder les parleurs. Voltaire, dit V3 , se demande s’il ne serait pas utile de commencer l’année par des…

Des résolutions  ? interroge à mi-voix une Vassiliki naturellement arrivée en retard(mais on prétend qu’elles voient de loin).

Des présentations, on aimerait mieux, parce que vous êtes qui, vous, en vrai ?img_2932carolina face etiquette mainP1200589

Ydit : L’interrogeante fillette a raison. Il s’incline, tourne, désigne : « Voici le trio des comparses, ils sont comme des maitres nageurs auprès de ma baignoire à mémoire, surveillant la chaleur du bain d’OubliEs. Trop chaud tu fumes, trop froid tu claques. »

Rude début de débat pour des ébats d’abats, sourit V3, qui déteste le relâchement du langage.

Ydit : En premier, voici Germaine-des-rails, tout entière dans la dualité de son inflexible  naissance  ferroviaire et du jeu de mots qui la sort du trajet. Depuis plus de deux ans, elle accompagne les Séquences Publiques d’OubliEs.

 

Sa gouaille vigilante évite les aiguillages trop douteux.

Germaine-des-rails :

Moi je veux/des récits/ pas véreux/ pas débris

Souvenirs/qu’on arrache/sans souffrir/à la hache

V3 , hilare (et sacrifiant au populaire du coin)  : « Ma chère, vos textes, c’est boiteux comme un wagon qui se barre et se marre sans bar. »

Puis, désignant YDIT : » Mentir, passe encore mais rêver à cet âge… »

YDIT cependant persévère, il l’a dit, Ydit : tant que le doigt possède la force d’affronter le clavier, ça va continuer.

Donc : A l’origine de ce nom de Germaine: Oncle Jean. Chef de gare puis contrôleur mobile ( ou dans l’ordre contraire), il offrait des tronçons de chemin de fer miniature, ou même un wagon les années fastes, avant que la dernière dispute avec la mère, sa sœur, n’éloigne à jamais cette grande figure de la vacuité, sonore comme un cliquetis de loco sur un pont tournant ayant perdu le nord.

 

Avant ce ‘bon-débarras’, il invitait parfois Ydit à boire une grenadine légère ( comme il y a des grenades au plâtre), dans le pavillon deux-pièces béton et treillis qu’il occupait les fins de semaine, avec l’opulente présence d’un conducteur de la Générale.

Tante Germaine-de son état plumassière à domicile -prenait en charge l’éducation morale du neveu.

 

Elle ouvrait une commode, puis un tiroir, et montrait des cigarettes fanées. « On les donne à ton oncle, pendant un pot de fin d’année à la gare, par exemple, et il ne fume pas, mais il les prend, et on les met ici, on ne sait jamais  ça peut servir. Mais toi, ne te mets pas à fumer, ça coûte trop cher! »

Ensuite, nouveau comparse issu d’un café jadis philosophique : Voltaire, dit V3 non pas en hommage au vernis des récits ou au décapant des souvenirs, mais tel qu’en lui-même la fraternité le change depuis son arrivée : Vétilleux, vindicatif, vénérable, vigilant,

 

 

valeureux, vénéré , vieux et Voila le travail,– il suffit de choisir selon les humeurs.diderot

 

Mais, proteste v3, dans cette galerie de portraits, que fait l’intrus qui presque rien ne publia, tandis que moi…

 

YDIT : Enfin, notre toujours énigmatique Vassiliki ( YDIT s’exclame comme s’il annonçait « Le Grand Zampano », « Ce qui sonne tout de même encore plus vétuste que Voltaire, dit la fillette »), Ydit :Vassiliki la plus belle !

Une mère se joint au groupe : qui est là? Qui s’exprime? D’où parlent-ils? De quel droit?

Vassiliki, sans réserve, expose ses raisons :

la Russe YDIT orangeoxygènecreditn alexandre_cabanel phedre éperdue d'amour coupable pour son beau fils hppolyte, 1880LA RUSSE spectatrice déguisée

 

 

 

-« La plus belle, tu parles, ragnonne Germaine, surtout celle qui marche le mieux dans les fantasmes déshabillés d’Ydit, comme s’il n’y avait pas trop, déjà, de pin-up et de jeunes filles un peu plus qu’à moitié nues paradant aux fenêtres. »

 

Voltaire devient nettement sourd, à cent ans et davantage ( on ne compte plus). Il tourne la tête, un nouvel amour ? Il la détourne, une nouvelle fenêtre?

 

Mais pas d’auditrice attendant qu’on la délivre : seule Vassiliki dément l’absence par l’excès des formes de lettres.

YDIT raconte que Vassiliki, justement

un nom grec, interrompt V3, mais une Russe, une ruse, suivant les chemins des orthodoxies.
Elle vient, au nom des Services, qu’elle nomme encore les Organes par respect filial pour quelques anciens,  experts nageurs en apnée dans les rivières  des attentes déçues.

– La fillette, qui ne comprend pas tout, s’interroge : quel genre de rapports?

 

 

Ydit : pas la peine ce comprendre, il faut  suivre le courant, donc, Vassiliki, des rapports sur le père et les Services, mais ce sont des rapports impossible à écrire, elle tente de trouver les maux depuis deux ans, des rapports sans doute même à penser, parce qu’ils devraient décrire l’indicible des origines.

– La fillette, qui ne comprend pas tout, s’interroge : quelles origines ?

De toute façon, précise Voltaire dit V3, dans l’état où se trouvait le père à certaines périodes, mieux vaut passer vite à une autre sorte de gourmandise spatio-temporelle!

 

Surtout, se tord un peu les mains Germaine, parce que, là, on perd un peu notre temps, on va pas rater une fois de plus le départ ?

YDIT conclut, pour son public : « Germaine rattrape les quais en retard et retape les trains au rancard.

 

Sans elle, on resterait muet éperdu sous  un coin de marquise à Niort ( cf SPO 80 et 81)- tandis le wagon-lit s’éloigne, ce qui n’aurait pas manqué de panache, comme pour chaque loco.

« Et mes comparses prospèrent par père », dit le dit Ydit au père de la fillette, agrégé au public.                 « Parlons vrai »la réalité n'existe pas vitrine

Trois Comparses : « Comme des Parques de comédie, attentives à tenir le fil de fer barbelé entre des ciseaux de guimauve, jusqu’au soir prochain où c’est l’inverse. »

« Ah, j’aime bien cette photo de nous trois en vacances devant la Maison Centrale », s’écrie Germaine.

 

 

« Comme des Muses ou des Grâces dont le nombre est dépeuplé, inventives dans leur manière de mentir les récits pour parler de fausses mémoires ».

 

 

 

Comme des gardiennes du désordre qui

 

short la jeune proffemmes policd colombie

Non, maintenant assez paradé avec  les comparses, proteste la fillette, coupant la parole à Vassiliki prête à rire des uniformes, non maintenant, YDIT, assez fui dans la suie, assez lui dans la nuit, assez ri sous la pluie : raconte !


YDIT raconte Alexandre :

à suivre, Séquence publique d’OubliEs n°88 ( post 115)


didier jouault  pour Yditblog  87/114 (Alexandre ne saute pas de mon soleil, 1 sur 3


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour 2019

…entre les jolis sourires des OubliEs ouvrant la porte du palier quand vous avez oublié vos clés ( mais ceci n’arrive pas ! )Featured Image -- 10382

…pour vous debout et mobile devant tous les écouteurs de vivre capables de ne pas vous croire, mais vous parlez tout de même vos désirs,détecteurs de sons pour repérage aviation,1914-18 mais ne serait-ce un montage

…pour vous, accompagné(e) de vieux amis dont les « Lumières » sont hélas un peu ternies par les éclats médiatiques brillant aux couleurs grises de l’inutile,voltaire-loublies-mpt-17-

…pour vous qui voudrez trouver derrière les grilles protégeant les intimités des fenêtres les personnes de chair cachées par les illusions du regard,img_3346illusions et apparences l'ame cachée de la maison

… pour vous  qui saurez  deviner dans les visages et les livres, sur les mains et les  écrans, la diversité fructueuse (serait-elle encline à la gravité) qui ouvre l’appétit sur un partagedes petits matins qui montent,

vœux : 

Que vos départs soient des rêves de choix sans code, et vos  choix…

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Yditblog 86/113 : 2019 !

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…pour vous debout et mobile devant tous les écouteurs de vivre capables de ne pas vous croire, mais vous parlez tout de même vos désirs,détecteurs de sons pour repérage aviation,1914-18 mais ne serait-ce un montage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

…pour vous, accompagné(e) de vieux amis dont les « Lumières » sont hélas un peu ternies par les éclats médiatiques brillant aux couleurs grises de l’inutile,voltaire-loublies-mpt-17-

…pour vous qui voudrez trouver derrière les grilles protégeant les intimités des fenêtres les personnes de chair cachées par les illusions du regard,img_3346illusions et apparences l'ame cachée de la maison

 

 

… pour vous  qui saurez  deviner dans les visages et les livres, sur les mains et les  écrans, la diversité fructueuse (serait-elle encline à la gravité) qui ouvre l’appétit sur un partage des petits matins qui montent,

vœux : 

Que vos départs soient des rêves de choix sans code, et vos  choix : des rêves d’aller plus loin sans le savoir, pour le goût épicé  des puits de souvenir ou  des futurs couloirs de train,

 

 

 

Que dans la symbolique tumultueuse du quotidien, sous les yeux amusés des trois Parques de mieux en mieux attentives à nos jours,

 

que  vos pas et les miens

ensemble

retrouvent  la naïveté du chemin

vers de cette maison vide,

mais hospitalière aux errants,

la mémoire du temps.tintin

A bientôt, ici- sur ce vieil Yditblog.

Bonne année !


didier jouault pour Yditblog SPO 86/ post 113

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Allez, encore un peu de plafonds dorés dans les palais déserts ?

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Séquence Publique d’OubliEs numéro 60 : Rusée, la Russe rosse arrase le ressac.


Dans sa Peugeot des grandes époques, une Russe un peu déglinguée – mais on l’a déjà vue ici-même et revue en majesté telle Vénus sortant de la fenêtre- la Russe attend tapie et sans mots. Comme un océan de questions ne parvenant jamais à repousser la dune du silence. Le soleil ferait des taches sur l’appeau, entre les joncs.

Un auditeur de ce jour : « Pour  votre jeunesse, YDIT , des Russes dans le métro et les autos, y en n’avait pas, justement, des Russes, ou alors ça faisait STASI, c’est vrai que vous n’êtes plus tout jeune, hein? et cette Russe, alors, votre Vassiliki, au fond, elle travaille pour les Services, pour les Organes comme ça se disait? »

Dans la 403 du service, Vassiliki murmure que si elle voudrait, elle aussi…

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Didier Jouault pour Yditblog 60 / La peau du départ est longue à tanner.

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et aussi ce replay là ?

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Séquence Publique d’Omission N° 59.

« Tiens, dit-elle, pas de russe rusée au menu de l’Omission, cette fois encore? »
Ydit répond qu’il a de plus en plus de mal à choisir ses entrées.

« Passez à la résistance tout de suite, non? ».Dans son rôle de Parque incertaine de ses propres choix, la contrôleuse n’a pas tort.

Alors, Ydit raconte : « Pour cette fois, on était bien dans le train. Les quatre dont LUI / l’Excellence paraissaient prêts à un assez immobile voyage. »

Lactadine– qui faisait la presse et parfois les parlementaires- se penchait vers LUI , et- d’un doigt tendre- mais désincarné ( ce qui ne va pas de soi ! )- désignait : « Tiens, vous avez mis la cravate à rayures?« 

L’Excellence répondait qu’« il n’y avait pas de télé sur place, juste des gens du truc visité, ou des élus des usagers, c’était…

Voir l’article original 1 716 mots de plus

Didier Jouault pour Yditblog 59 Une assez méticuleuse exploration de l’absence

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un peu de replay ?

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DirGé … Séquence Publique d’Omission n° 58 : la DirGé ment sur les remords.

   Revenant du bar, elle s’étire un peu et fredonne : « J’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien… ». Avec son accent, les souvenirs  se mettent à ronfler comme des feux ayant perdu leur voie dans un vieux poêle sans des cartes.

  Retour de ses campagnes, Ydit regarde les voyageuses voyager. C’est une occupation à part, entière.

« C’est le métier qui rentre, dit en passant la cousine SNCF de Germaine des Gares, qui range sa poinçonneuse couleur Lilas. Elle précise  : Habituez vous à nos mécaniques du dialogue, par exemple, moi avec mon laser rouge à voyeurer les non-billets virtuels, on dirait Star Warf, vous croyez pas ? Puis, pour la voyageuse : c’est toujours vous qui venez de Russie pour les Renseignements sur Ydit ?

J’ai vu votre…

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didier jouault pour Yditblog 58 : La DirGé triche avec le regret.

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