YditSpo 88/115 Alexandre le Ravin, Alex sans pain, Alex sans rien, Alex sans drain?

(voir SPO 87/114 Alexandre ne saute pas de mon sommeil)

Yditblog Séquence Publique d’OubliEs numéro 88/ (post 115)


YDIT raconte Alexandre :

ALEXANDRE avait encore moins de quarante ans. Qu’avait-il fait pour être là ? Rien, et cela lui permettait de beaux développements.
     1 – Serge Ravin
A l’origine de la rencontre- vite malheureuse- : Serge Ravin. Toujours en verve et en verdure, il avait croisé Ydit dans les étroits bureaux sombres d’une revue extrêmement spécialisée.

Là, depuis deux ou trois ans, Ydit avait commencé par donner aux articles proposés par les contributeurs une allure de langue française davantage lisible, et cela formait l’un des enjeux du président- un psychiatre soucieux d’être compris.

Le comité de rédaction appréciait que cette remise en mots fût accomplie par un innocent- qui plus est jeune (YDIT n’avait pas trente ans), mais sans trahir le fond.
Ydit raconte qu’il s’amusait, le dimanche après-midi, à travailler son dictionnaire franco-lacanien, ou à proposer des maquettes nouvelles pour la revue d’aspect austèrement vieillot, « Une brochure pour pharmacien de chef-lieu de canton qui vend des laxatifs » avait noté l’un des membres du Conseil d’Administration, Serge Ravin, ajoutant: » Lisible comme un registre de notaire tenu par un poète »

 

Peu à peu, de textes en maquettes, avec la complicité active d’une permanente amusée ou le soutien très impulsif du Président du Conseil d’Administration, Ydit s’était vu affubler de titres de plus en plus généreux : à la fin, directeur délégué.

– Germaine: ça lui plaisait, on s’en doute !
– V3 : c’était bien payé ?
– Vassiliki : En plus, avec ces gens là, il apprenait tout sur le fond des âmes et les nœuds des écrits, ça devait aider pour les rapports ?

YDIT raconte : vice-Président, Serge Ravin-homme de réseaux d’ombres et d’activités plurielles- connaissait la moitié gauche de Paris.

Au changement de Président de la République, il avait accepté (sollicité?) de prendre la présidence d’une boite à malices nouvellement créée, qu’on espérait de nature à rapprocher les électeurs socialistes du Président et cet univers très indéfini: l’Entreprise.

« Venez avec moi au ministère, dit Serve Ravin, parodiant : « J’ai besoin d’un agrégé qui sache lire et écrire. Vous serez mis à disposition, je m’en occupe. »

Ydit, à force simplement de rester là, dépassait un peu plus de trente ans, de quoi devenir vieux si rien ne bouge. Certes, les bonheurs ne manquaient pas.

Et, à l’époque, signer la feuille de présence au bas d’une en-tête comportant le mot Entreprise, ou Industrie, c’était un peu comme de tripoter le Minitel Rose sous son vrai nom, ou d’entrer dans un sex-shop sans avoir mis des lunettes noires et une barbe à la Castro.
Que diraient les amis en salle des profs ?


didier jouault pour Yditblog 88/115, Alexandre, Alex sans drain, 2 sur 3


A suivre…


 

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