YDIT-suit : Le Jardin de Giorgio Bassani, épisode 35/99, Chapitre 11 – Il fallait que ce fut très violent ou désopilant -fin. Faut voir, l’attaque.

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Rien de plus, on se demande où va la nuit, cette nuit, et – si on s’emmerde – on sort fumer. Rien que des Camel sans filtre.  Ou on reste à la plage en lisant l’Histoire au rythme d’une marée en Méditerranée ?img_2461

Seul, peut-être, l’orage Wikileaks, en plein milieu d’été, l’atteignit un peu, c’est ce qu’elle écrivait dans un SMS adressé à papa. Car, de plus en plus, Erika disait son amour (de loin) pour les Etats-Unis. On manque évidemment de témoignages fiables sur ce qu’un tel projet, intime, à peine formulé, provoque chez le susdit papa, lequel pendant ces années a poussé vers une forme de sagesse, durablement assise sur l’afflux régulier des commandes.

Enfin, c’est le discours de Barak OBAMA, le 2 mai 2011, qui donne au désir ancien la force d’une explosion nouvelle. Sans aucun rapport avec le fait que, cette semaine-là, Erika fait également la connaissance de ce que peut représenter le plaisir pour une femme, – délicate coïncidence qu’elle gardera secrète-, dans les heures qui suivent on peut voir sur les écrans des IPhone, IPad, ITruc, le président US qui, depuis la salle de crise dans le sous-sol de White House, examine instant par instant, avec inquiétude puis bonheur, les progressions des deux hélicoptères puis des hommes à terre, vision infra rouge, transmission pas terrible mais suffisante.

Pas la peine d’y voir trop clair quand on voit rouge.

Plus tard, pour des raisons assez difficiles à comprendre ( surtout qu’Erika n’aime pas en parler), elle visionnera plusieurs fois le film qui sera produit à partir du livre tiré lui-même des événements, tirés de …Admiration de ce spectacle guerrier – long- dont l’héroïne est une femme seule et obstinée, contre des mâles impératifs et impérieux, telle que le cinéma US aime à en filmer ? La poursuite de Ben Laden, qu’elle mène à partir d’indices menus comme ses cheveux et contre l’avis général, finit  par une nuit violente, tout le monde ayant fini- après des années- par être convaincu. Étonnant, quand on y pense, car cette obstination, cette fermeté, Erika n’a jamais eu besoin d’en faire preuve. Justement?

Ce sont vingt-trois (tout de même ) Navy Seals mis au service de la SAD ( la trop célèbre Spécial Activities Division), mais plus spécialement (puisque nous sommes dans le «spécial » (qu’on prononce ainsi qu’on on veut, à l’Américaine ou à la Française) du dit redoutable Spécial Opérations Group (OG), très exactement le Groupe S 16, le tout – cela se devine même sans images, sous le commandement de l’imparable CIA.

Il a fallu convaincre, donc – et mordre presque le chef-qui-n’y-croyait-pas, ces hommes de pouvoir, vraiment!

Maintenant, c’est bon ( façon de parler). Tout est gentil. L’opération a pour nom « Neptune’s spear », se déroule à BILAL, près d’ABBOTTABAD, en territoire pakistanais, « Ah zut, au fait, Président, c’est un peu con mais il paraît qu’on a oublié de prévenir les Pakis. On fait quoi, pour le PM Paki ? Remarquez, Président, c’est pas que ça aie la moindre importance, mais juste ça va couiner, on vous prévient, Président. »

Sur ce sujet, il paraît, je l’ai entendu dire à Wespoint, Aristophane, mais si le Grec- enfin celui des nôtres planqué par ce nom de code-disait : « Avant d’envoyer tes marins sur la Seine ou d’entrer en scène, méfie-toi qu’ils aient l’usage de l’Ouzo et de L’Uzi, sinon ça use les Ouzbecks »…

-Mais on parle de Pakis !

– Ah merde je confonds toujours.

-Pas grave, c’est un peu tous pareil.

A 8h20, GMT, fuseau Washington le 29 avril, et c’est la nuit là-bas, après plusieurs réunions tendues (car un seul doute : «On ne sera jamais TOTALEMENT sûrs, avant d’être face de face à lui, Président ! » ), Barak Obama donne le vert.
Laurent Gaudé, à la fois grand et populaire écrivain, bonheur rarissime, raconte l’attaque à sa façon, s’aidant de témoignages volontairement plus ou moins mensongers. Plutôt, un ex-Navy Seal, tapi, en rupture de ban, trafiquant ou désespéré, ou pire encore, est au cœur d’un parcours à la poursuite de son propre sens : A quoi servent nos victoires, si nous en faisons de nouvelles défaites ?

A quoi serviraient nos souvenirs les plus gras si nous n’en faisions de maigres récits ?

C’est pourquoi ma route vers La Mura, FERRARE, le jardin, le creux du cœur, le Secret de Giorgio, ma route est parcourue comme par un pèlerin privé d’urgence, par un non-vengeur démaqué, mon chemin mon miroir, pour quoi ne ferait-on pas étape dans d’autres souvenirs que les siens, pour ramasser au passage ce que les Anciens, rejoignant leurs maîtresses blondes ou leurs mignons gras, nommaient ‘plaisir de l’escalier’ ?

De l’escalade ? De l’escapade ? De l’estrapade ? De l’estafilade ?

En 2012, avec sortie prévue en septembre (anniversaire !) mais anticipée finalement, cet ancien Navy Seal du commando publie « No Easy day », d’abord sous le pseudo Mark Owen (colossal humour, mais c’est un Navy), puis se désanonymant, au cours d’entretiens de promotion, son vrai nom est Matt Brissonette, ça fait un peu « frenchie », mais il n’y peut rien. Si on croit son récit ( mais on sait qu’on ne doit jamais tout croire  d’un récit de combat), les hommes ont tiré parfaitement de sang froid (comme aurait écrit Capote) sur OUSAMA BEN LADEN, qui ne portait pas d’arme. Un hiérarque, dirigeant de l’ United States Spécial Opérations Command, appellation en soi de nature à glacer le sang d’un étudiante italienne telle Erika, dément avec la plus extrême vigueur, ce n’est pas une exécution mais une légitime défense, expression usuelle qui signifie :

« C’est pas faux, Jojo, mais t’aurais pas voulu qu’on laisse ce total barjo se barrer?! »

Entre-temps, ont lieu des centaines de débats/entretiens/publications : thème, les US étaient-ils dans leur droit de monter une telle attaque, de toute façon, mort ou pas ? Les types du SOG dans la SAD sont écroulés de rire, leur « droit » » se nomme América. Berlusconi, encore vaillant pour l’éternité, a sobrement déclaré : « C’est un grand résultat dans la lutte contre le Mal ». De son côté, peu après, le vertigineux ( et un peu contraint) premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani ne lésine pas : « Grande Victoire ».
Modeste commentaire. Pour un meurtre à plusieurs et en direct. América.

Tout ça, il faut l’avouer, notre Erika s’en émeut, c’est un film à suspense, il lui faut retrouver son calme.

A part ça, le PM Pakistanais : Gilani, ça fait un peu rital, comme Brissonette sonne son frenchie, bizarre, bizarre. Européens ? Sont allés partout. Inguérissables. Avec ou sans masque ? En général, plutôt à visage découvert, et le compte courant à la ceinture.


Didier Jouault pour YDIT-suit : Le Jardin de Giorgio Bassani, épisode 35/99, Chapitre 11 – fin. violent et désopilant, faut voir, l’attaque ? A suivre le 20 octobre (l’attaque, on y reviendra, pas de panique)

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