Il y aura, donc, pour reprendre et continuer ( mais écrire ou vivre est-ce jamais autre chose? ) :
Des femmes en mémoires déglacées avant de servir sur le papier photo, le casting est en cours, car toutes sont du passé reconstitué par les images, mentales et autres : Tyne ? FRED ? Erika ? On demande à voir ? On en discute en regardant passer les mémoires.

Elles, et quelques autres ont pu faire leur bout d’essai dans la Série 2, « Le jardin de Giorgio Bassani », et parfois même auparavant. Avec plus ou moins de bonheur de lectrice, un peu davantage pour le lecteur. On hésite : trop sortir les photos de leur cadre, ça les use. Les y laisser gâche le plaisir du toucher.
Encore un paradoxe du désir, être sans user.
De nouvelles formes du présent, aussi ( au moins en l’état du projet ) : Nadia, la bonne hôtesse- mais il fait si froid chez elle que toute exposition est auto-punitive, dommage !
, Marie-Lou, la bonne coifeuse, mais on va nous dire qu’on se prend pour l’Arthur cherchant des poux, Michelle,
la bonne druidesse ?
Michele, oui, au moins elle : toujours porteuse de la bonne conscience souriante, non mais, YDIT, tu ne vas pas faire çà?
Les trois comparses de la fausse « Agence » du Jardin Bassani, Cécile, Marko, Sergui, qui sont encore aimés, on ne les réengage pas :
ils ont été trop parfaits. Ils sont trop chers.
Il y aura les traces d’une tendance marquée au choix privilégié de la narration, donc de l’imagination :
Des actions dont le cours incertain ( bourses qui tombent, indices qui escaladent) fait sourire le récitant masqué, jadis narrateur incertain, peu habitué aux vagues de haute mer…
Des scènes dans des espaces sans drame mais pas sans âme. On pourrait suivre YDIT lors de la tournée des séances de signature de ses œuvres incomplètes ( le succès mondial de la Saison2 n’est pas sans créer de nouveaux devoirs ).

Diverses dérives, ou détours qui sont au récit ce que Cannaregio est à Venise, surtout du côté de Fondamenta de la Misericordia ou même du Campo del Ghetto, et d’ailleurs ce que Rezvani ( qui s’en souvient ?) écrit de Venise, c’est faux, il ment, il voulait plutôt décrire la Série 3 de YDIT, on cite : « la violence de sa précarité », dans « une telle somme d’inutile », « Mais ici le vécu demeure »,
et (puisqu’il s’agit de Venezia), on verra des labyrinthes
où se perdre est bienfaisant. Même si l’on observe le plan de Venise comme le visage d’une grand-mère qu’on sait ne jamais revoir avant qu’elle meure. Car le pire lieu où se perdre ce sont les méandres intérieurs .

Des passages comme le précédent, faussement lettrés, trompeusement allusifs, tristement tristounets; oui, ça aussi, il y en aura, mais on se retiendra comme on se retient de trop parler, pour ne pas se faire peur avant la nuit,
toujours trop forte, la nuit, lente à venir. Et d’ailleurs toute écriture est-elle rien d’autre qu’une tentative malhabile de jouer avec le sommeil, le soleil, venu, pas venu ?
Aussi, des paroles définitives ou des formules creuses, de fausses devises et de vrais alexandrins de pacotille, de l’ironie tendre et de l’émotion mal contenue ( excuses présentées par avance),
le tout servi à table et d’une main leste par l’une de nos habituelles figurantes, qui fera vite et bien, ou well and short, donc il y aura…
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Didier JOUAULT, pour YDIT-TROIS, teasing 2/4, autrement dit agaceries anticipatrices : Elles et quelques autres. Pour la suite, question de patience.
André Breton n’écrivait-il pas : » Mon Dédé, t’impatiente pas dans ta cave de Rantanplan, avec tes faux biftons, tes fafiots bénis et ta porte étroite, tu finiras papiste « (notes inédites, recueillies dans la table de nuit d’Aurore).