YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode DIX-HUIT : Répétition de la déraisonnable mais si simple ambition

Note de Madame Frédérique.

Sans doute s’est on habitué depuis le 13 septembre ( sic!) à mes tranquilles observations. Je m’abstiens de résumés. Je suppose que si – bien entendu- les détails disparaissent, l’axe du trait, la ligne d’ensemble restent sensibles d’un  épisode au suivant.

L’unique thème ( et des chemins de traverse ) : La Chasse au Parrain ( est-ce vraiment son nom, Marcel Malbée ? Mon ex-patron, a-t-il osé s’en servir avant de disparaître?) égale en réalité : frayeur de l’effort, refus de précisions, attente des repos oisifs qu’offre la distance de l’écriture, refrains comme d’une chanson (populaire ou de geste ?) dont le couplet languit un peu, présentations de personnages, voire de comparses. Parfois, ça languit. Autrement, ça s’énerve. « C’est ainsi, la flux de la mémoire » aurait dit mon ex-patron.


Au sujet de ces derniers dits  » personnages » ( pour bien connaître la totalité du paquet volumineux transmis par Y.d’I. je sais qu’il en est à venir, de nouvelles personnages, des héros de pacotille Sénateurs du vent, des femmes d’amour éteintes par l’absence), si je ne m’arrimais à ma propre chaîne (ne toucher à rien) je supprimerais volontiers le
post-it suivant ( de format inhabituel). Mais on ne se guérir pas de la fidélité !

Texte de YDIT :  Lettre de A. , Version B.

Post-il orange, stylo vert, 18×25 cm (mal lisible : déchiffrement incertain, texte reconstitué)

MORANE, il fut un temps très passé, il est vrai, était le genre de personne à entrer dans la boutique monastique d’un Trappe un peu isolée, en Lozère ou Vercors, ( comme il sied au silence , plateau ou montagne), grand magasin sévère et sombre- un peu sale même, mais ne dit-on pas que toute religion est sale ?- à l’heure où les moines commencent à chanter Laudes, à louer leur seigneur ( et s’ils payaient ici de n’avoir sur dire « non » à leur si gentil Parrain? ), et – entrant, MORANE, à prononcer d’une voix pâle :

« Monsieur (s’adressant au convers de service), Monsieur, disposeriez vous ici d’une documentation mise à jour, je précise, sur les positions de l’Église s’agissant des prêtres pédophiles ? Ou au moins de Parrains à tendresse excessive? ». On imagine que ce genre de saillies (nulle ni nul ici, n’apprécie ceci) a provoqué de ravageuses déconvenues, MORANE se voyant au bout du balai, poussière tu redeviens poussière, etc…

MORANE, en conséquence, relativiste, cessa tôt de confondre navigation à rame sur le Léman et naufrage possible aux Kerguelen, ce qui en fit l’une des membres apprécié(e) de ce duo  fameux « pinard et polar » : MORANE et BOB !

Quant à BOB, doit-on ici reparler de très regrettables souvenirs, connus de lui seul, jamais avoués, mais qui le conduisirent sinon à la contrition ( posture de benêt) , du moins à la fuite ( chacun ses fuites), dont sortit fort déconvenu. Revenant d’herboriser en traversant une sombre et sinueuse forêt de mélèzes, mal à l’aise, il vit la fin de son chemin barré d’un groupe d’hommes armés de fusils à deux coups et d’habits  orange zigzagués de noir. On en croise dans les campagnes. N’importe quel autre détective aurait choisi le détour, par sens de soi. Souriant tel un promeneur venant du quartier du Temple, par la rue des Archives, ingénu faussement, BOB, quant à lui – arrêté au-dessous d’un tueur grand, gras, poilu, par ailleurs agrémenté d’un chien tricolore (noir, brun, blanc)– lui demanda en face-à-face : «  Ma biche, ne crois tu pas  que tu devrais me partager un coup, sur les deux que tu as sur les bras ? ».

L’humour d’un détective sauvage est impénétrable, et le chasseur fut tenté d’y répondre par une giclée de chevrotine de douze.

Autant dire que les deux personnages pas sages, BOB (mon ami) et MORANE (non moins), détectives pas si sauvages,

furent longtemps peu recommandables, partout, et ailleurs. Le Narrateur, interrogatif, hésita quant à les employer. Il a fallu que YDIT, convaincu par FRED ( facile ! ), investi des pouvoirs à lui conférés par le clavier de l’ordinateur-ou par l’ineffable de la mémoire- , en raison de la déraisonnable mais simple ambition : assassiner Marcel Malbée, ( projet reconnu légitime depuis que chacun(e) avoue son passé de victime) , que YDIT fût résigné à l’emploi, au réemploi même de personnages comme de seconde main ( parfois, on les dirait à peine sortis de scène à la fin de la partie) (ça pourrait en fâcher plus d’un?).

On n’imagine pas le mini-juge Ti ou l’autiste Jean-Baptiste Adamsberg, ou (si l’on préfère aller au nord ) Bernie Gunther, Hary Hole, voire le commissaire Kurt Wallander ou même l’un de ces Islandais aux noms de consonnes, on ne les imagine pas traverser en croix ou en pointillés le quartier du Temple, où gèle encore la mémoire de la Rue Dupetit-Thouars, première droite, entrée protégée d’un vaste rideau puis la statuette de David, puis l’étroit lit une place près du cosy (mais Marcel Malbée dit MM dit Le Parrain ne répugnait guère à d’agréables -pour – lui promiscutés, pourvu que la cordelette du pyjama n’offrît nulle intention de résister, et sous réserve que la gamin fût passé par la douche, à cet age, ils ne sont pas toujours très propres en ces zones du discret) on n’imagine donc pas les rudes inspecteurs arpenter les pavés pour humer le bitume, ventre à terre, nez au vent, à la recherche des fumées de Marcel Malbée.   A poursuite dramatique (?), détectives pathétiques(!). Vieux dicton inventé par un certain Fouché. Maître de chasse. Faux-jumeaux. BOB/MORANE. YDIT/HANGED JAMES. Le théatre de la, vie et son double, de la corde. Pourquoi l’un vit et s’amuse de vivre, pourquoi l’autre peine et se tue de peine?

Eux seuls, pourtant, BOB et MORANE, avaient accepté le contrat brutal : pister le Parrain, s’emparer de Marcel Malbée, mettre la main au jarret de MM, à l’épaule, au gousset ( à deux, on peut), l’apposer au sol, ce PATE, tel un catcheur vaincu ou un timbre sur une enveloppe léché sans adresse, en se privant toutefois de mauvais traitements (on perçoit leur déception).

Puis, tel qu’en lui -même le passé le change, remettre MM entre les mains de YDIT, quand ils auraient entre les crochets le corps usé (ils l’espéraient! ) de Parrain, le visage détruit de Marcel Malbée, le corps cassé Die Pate, l’abdomen défoncé de MM, avec d’autres brisures et mauvais traitements, sans images ni détails, le remettre  sans attendre à celui-là seul qui revendiquait le droit de se dresser en face du Parrain. YDIT. Face à face enfin, alors que naguère …Puis de se lever contre son visage. Puis le regarder en face. Dans ce qu’il lui resterait d’yeux, peu on l’espérait sans le dire.

Puis : ce qui s’en suit dans ces cas là, comme on imagine. Plus grand chose à regarder.

– Un peu, dit MORANE, comme un exorciste plante sa croix dans le front du possédé ?

– Plutôt, répond BOB, comme une jeune prostituée démembrée de fatigue et qui tend le doigt vers Son Éminence alors qu’elle tarde à sortir et n’a pas encore fini de vider sa bourse.

-MORANE : Tout cela n’est pas très rigolo, en somme ? S’eh doutait-on ?

-BOB : Et pas non plus très propre, en fait ? Ceci, on le sut dès le surgissement de Marcel Malbée, dit MM, Die Pate. Pourtant, ça avance, la suite de la  » CHASSE ». On se débrouille. C’est sale. On se démène. C’est gluant. On se débarasse. Allez, ma vieille, à nous deux, Musique !

On, verra bien, à force, si le Parrain paie la note, mais ici un unique mot d’ordre : Patience dans l’Azur.

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Didier JOUAULT, pour YDIT-BLOG, Nouvelle saison, saison 4, épisode DIX-HUIT : Répétition de la déraisonnable mais si simple ambition :BOB et MORANE . A suivre, mais ça ne s’arrange pas, dirait-on ? En tout cas, une pleine année à venir, et on commence mercredi prochain : 17 janvier. On a évité le 21. Parce que, s’agissant de pendu, le 21 janvier, avec ce peu de tête qui reste après la découpe à la Grande Epoque, pas pratique, n’est-ce-pas ?

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