Hors Saison « YDIT-blog », saison IV , Episode TRENTE-TROIS : Chasse au parrain, encore l’intermède infini, Haut Parrain comme Haut Mal !

Note de Madame Frédérique :

la chasse haut parrain

Note de Madame Frédérique :

Le fragment suivant du paquet des folios «  Lettre de A. », le plus souvent complété de la mention  « Version B », cite à nouveau mon nom, abrégé : FRED. Dans une fonction d’Assistante Personnelle du patron( Madame Frédérique, Ass, formulait le cavalier solitaire, en absurdes capitales), je me suis tout de même un peu tourmentée d’avoir été utilisée en personnage de ce roman-images que bâtissent, à force, les fragments du colis que Y.d’I m’a fait livrer par la poste après sa disparition. Cela, du reste, commence à peine : J’ai fouillé par anticipation le reste des textes et images et je crains de le dire : le pire-me concernant- est à venir. Et pas seulement dans le Venise-Paris, inconfortable souvenir…

« Lettre de A. », VERSION B. Texte de YDIT.

Le temps qu’il reste pour un homme de mon âge après tout ne serait sans doute pas grignoté pour rien si je parvenais à mener le récit de cette longue histoire commencée il y a près de 60 ans.

Longtemps j’ai voulu chasser le parrain, Marcel Malbée, mais ce fut chaque fois en vain et chaque fois ce fut avec le désir d’arriver, sans être contredit par l’inquiétude de savoir. À force de chercher ne se demande-t-on pas ce qui a pu être véritable dans la recherche elle-même ? Authentique mensonge habile d’une mémoire qui se trahit en miroir, par peur, davantage que par goût du mensonge ? On a toujours peur de quelquechose qui ne devrait plus faire peur. Mémoire.

«  Des dîners solitaires dans des endroits où je n’étais pas attendu, ma vie en est pleine. Je l’ai peut-être cherché, ou bien quelque défaut social m’y condamnait, je ne sais pas. Je trouve toujours un certain charme mélancolique (mon adjectif favori : je suis plutôt joueur de violoncelle) à ces soliloques ( qu’est-ce donc qu’écrire après tout ? » ( Olivier Rolin, Extérieur Monde, p.75)

Voici donc le projet de l’actuelle aventure de durée :  trouver le parrain, Marcel, Malbée,  MM, Die Pate ( pardon : l’usage de l’Allemand réfère au mépris de la personne, et à ce voyage en Forêt Noire, on lira cela plus tard,ou on l’a peut-être déjà lu? Vomir dans le bac à bégonias de la devanture?), MM, le dénicher pour le faire parler, pour lui faire dire les mots impurs de la tribu. Le Trouver, puis le faire disparaître (comme je le ferai moi-même ayant écrit ces fragments), l’effacer, le dissiper en feuillets qu’éparpille le vent de Toussaint, le vent d’après Septante. Quand on dicte les notes, l’expression  « chasse au parrain » se traduit par haut parrain, -mais ce parrain-là, cela celui-là qu’on va pour toujours chasser,  n’est jamais rien de haut, même dans l’intime, qu’il avait bas et baissé.

Chasser. Exterminer ? Expulser ? Se débarasser ? La même chose.

On verrait bien, ensuite, comment ? ( Puisque  » pourquoi » on sait. )

BOB et MORANE semblent un peu égarés dans l’interrogatif. En tant que détectives primés, ils préfèrent les réponses. Ils se posent les questions en s’opposant. Pourtant ils ne sont plus tout jeunes.

FRED : Pour YDIT, s’introduire  au sein du  récit revient à tirer les ultimes cartouches d’un homme qui serait… qui serait seul derrière la barricade rue de Belleville, pendant la Commune de Paris, superbement et idiotement solitaire sur les pavés; ou encore : seule Tunique Bleue de US ARMY derrière le chariot de pèlerins déshabitués de croire, et qu’attaquent les Indiens, deux  situations antagonistes d’ailleurs ?

Mais semblablement ( semblable-ment ?) God Boy/Bad boy,  avec une constance grave et déroutante : Lorsque seront tirées les dernières cartouches du récit,  de ce roman-images -même ici de celui-ci YDIT – , que restera-t-il pour résister ? Là, tout seul, tout seul ? Résister à quoi ? Tout seul sans rien à raconter ? Comment se mouvoir encore sans s’émouvoir ? Ou alors déjeuner cinq fois le jour pour raconter aux cinq fois par jour amis le même impossible récit ? Même s’il n’y en qu’un, même s’il n’y en a qu’une ?

Si l’on tarde tant à mener le récit, c’est que -récit achevé- que restera-t-il de nos ajours? Que dire après Le Secret ? Que dire après le temps ?

Seuls le Temps et le Secret osent panser leurs propres blessures.

Pause, ce jour. YDIT ose.

Enfin, faudra -t-il alors,après le roman-images, tirer les ultimes cartouches, et quitter la Seine ?

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YDIT-BLOG, Nouvelle Saison, nouvelle saison, Episode TRENTE-TROIS chasse au parrain , encore l’intermède infini du Haut Parrain comme Haut Mal. Prochains épisodes ( série de quatre, désormais le VENDREDI ) SYLVANES, l’Abbaye, pour cette fois une autre image du possible heureux ? A lire et voir le vendredi 3 mai puis exceptionnellement le vendredi 10 mai ( date qui reste de moins en moins fameuse, mais aussi mémorable cependant !!) Puis deux vendredis encore 17 et 24 mai. ll y a de quoi faire ! Programmé. Planifié. Bien tenu en mains, oui !

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