
Bob et Morane la petite terreur municipale : une enquête de Louise Toffin, envoyée spéciale à Dupetit-Thouars
1 – Un surprenant commencement : les mels des détectives.
Même s’il reste tout à fait limité, le phénomène YDIT-BLOG atteint à présent des publics divers, qu’en d’autres temps on aurait qualifiés des Happy Few. L’audience reste confidentielle, mais les rumeurs s’installent. Surtout, une double question traverse de plus en plus souvent les « commentaires » et « reblogs » : Ydit est-il l’auteur du YDITBLOG (on s’interroge surtout sur les montages d’images) ? A-t-il, enfin, réussi à retrouver le personnage central, ombre absente mais portée sur et par tout le récit : Marcel Malbée, dit Le Parrain ? L’ombre jaunie ?
Au-delà des interrogations légitimes sur le fond de véracité d’un récit aux contours imprécis et aux routes incertaines, la série d’articles que nous publierons pendant plusieurs semaines choisit un axe délibérément limité : la mort du Parrain.
Car, au fond, pour ceux qui ont suivi les nombreux épisodes publiés en 2023 et 2024, sans doute est-il vain de mettre en cause les récits d’agressions à ’intimité d’un garçonnet. Désormais, on en sait davantage, par exemple, sur les liens très particuliers unissant Père et Parrain ; on a aussi compris que « tout le monde savait » ; et l’on devine qu’aux yeux de Mère, Grand-Mère, Frère, etc. peu importait qu’on pût nuire au garçon… pourvu qu’un « confort de famille » ne fût pas dégradé par l’irruption du réel.
Le lectorat s’en doute : nous avons dû rencontrer ceux qui, 
faute d’avoir tout compris, ont tout appris : les Détectives dits Sauvages, aussi fluctuants que bavards, BOB et MORANE. Pour aller vite, paresseusement, on aurait pu se contenter de récupérer leurs interventions diverses, nombreuses, au cours des 18 mois passés d’YDIT-BLOG. Interrogés en ce sens, les deux comparses ont refusé tout « montage », exigeant une rencontre « en live ». Qu’il en fut ainsi !
C’est donc au cours de plusieurs longs « apéritifs » (dont ils sont friands !) que nous les avons écoutés, dans la salle plutôt sombre d’un bistrot, au centre de la ville, le « Café du Temple et du Lycée ».
Mais, par souci d’exactitude professionnelle, nous avions voulu préparer l’entretien par un questionnaire. Il serait incomplet – donc – de ne pas livrer d’abord les étranges réponses reçues par mel. C’est un surprenant commencement à notre enquête, qui sera longue. Mais la ville Dupetit-Thouars offre un accueil douillet à l’enquêtrice. Hotel de la page, dernière à gauche…

Premier mel de BOB : « En regardant la mémoire dans les yeux, on tire à balles perdues vers les devantures blindées de la vie. ? La métaphore a du vide dans l’aile, la phrase s’est auto-mutilée, toute image devient suspecte, aussi l’embarque-t-on menottes aux mains pour une garde à vue en cellule de dégonflage du vocabulaire. »
Premier mel de MORANE : « Dormir la nuit me prenait toute la journée », écrit Marie Darrieussecq dans « Pas dormir ». En tant que Détective qui court après le Parrain mais aussi après le débit d’YDIT, je dois avouer que j’erre dans le bazar des discours et la frénésie des idées, ça c’est du pur jus YDIT. Reconnaissons que je n’y suis pas pour rien, en tant que Détective Sauvage, c’est-à dire co-auteur de rapports faussaires et d’enquêtes-néant, le tout bien payé, après tout, par Madame FRED. Oui, ça fait plaisir de voir des résultats quand on se fatigue : brouillage des enchainements, déréglage des aiguillages, rien que de la ligne pas claire, dans la prétendue » Chasse au Parrain.
Vous le voyez, cher Lectorat : tout cela ne s’engage pas très vite, mais pas si mal.
Louise TOFFIN, envoyée spéciale à Dupetit-Thouars.
Didier Jouault pour YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison IV, Episode SOIXANTE-QUATORZE….Un surprenant commencement : les mels des détectives. Série d’articles de Louise TOFFIN, envoyée spéciale à DUPETIT-THOUARS