Bob et Morane

YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison IV, Episode SOIXANTE-QUINZE…..Deuxième article d’une série d’entretiens: La méthode manque de méthode et la procédure est assez rude !

Notre lectorat se souvient d’un démarrage un peu toussif, par échange de mels.

Nous rencontrons enfin les deux héros de « La Chasse au Parrain », dans le sous-sol du bar-PMU ( on dit plutôt FDJ) « Le Temple et le Lycée ». A les voir- en chair et en os après toutes ces images incohérentes au fil de l’YDIT BLOG, et leurs mels  assez obscurs (voir édition précédente de notre page culturelle) , on risquerait sans doute de les juger ridicules.

Car, pour continuer leur enquête-poursuite (se demander si elle s’achèvera jamais fut légitime !) sur le méprisable cas de Marcel MALBEE, dit MM, Die Pate, BOB et MORANE (ici dans cet ordre toujours alphabétique), les Détectives définitivement pas Sauvages, ont revêtu leurs habits de poussière, leurs manteaux de cendres, leurs capes de broutilles, leurs capuche de bagatelle (pour parodier les formules excessives de YDIT).

Grimés en moins que rien, habillés en plus-que-passé, ils racontent qu’ils prétendaient ainsi passer invisibles dans les lieux que – recontent-ils –  on leur fit visiter : les archives des municipalités. En attendant les allées des cimetières, précisa BOB, toujours plus rapide. Même si l’allure doit être lente. Dans les cimetières.

À vrai dire, s’agissant d’ÉTAT CIVIL, les deux héros secondaires, mais baladeurs de pages, s’attendaient à rencontrer (déranger/provoquer) le pire : « des araignées sans venin courant sur des filets d’archives afin de terroriser les papillons du passé ». La métaphore – évidemment « filée » en ce cas – vient de MORANE, qui  a ensuite voulu l’extirper avant sa  publication ici-même, hop, trop tard. On ne censure pas les articles des pages culturelles, surtout ceux de Louise TOFFIN!

Le récit, qu’entrecoupent les gorgées de ménetou-salon rouge servi à 13 degrés (Celsius), superpose narration et analyse, rappelle de FRED les commandes et de YDIT les dérobades : si la cohérence est douteuse, les personnages sont pittoresques. Toujours ça de bon, pour notre page hebdomadaire de culture et loisirs.

Bob et Morane

D’abord, prétendent-ils, par acquit de conscience, ils ont visité ensemble et tour à tour,  l’une après l’autre, les premières mairies d’arrondissement de Paris, dont le nombre a récemment diminué, sans qu’eux-mêmes abaissent d’autant leurs notes de frais… Notre lectorat sait que, à Paris, le frais n’est jamais sûr, mais le coût certain.

La méthode manque de méthode, ils l’avouent  ce matin lors de note rencontre de sous-sol FDJ : faute de connaître les sites spécialisés, ou de s’y abonner (mais on les solde déjà si bas, rappelle BOB !), les comparses infinitésimaux prirent la décision d’interroger en direct les bureaux d’État-Civil . Sur place, à visage découvert. Mains à plat sur le comptoir d’accueil. Vêtus de questions et coiffés de patience, ils entraient sans frapper : que sait-on ici de Marcel Malbée ? Carré !

Procédure assez rude, et infaillible pour -entre autres- se voir vite «  signalés » à l’Autorité :  En y songeant a posteriori, nos deux interlocuteurs (souvent libertaires) affirmeraient volontiers que, par définition, l’Etat-Civil est en collusion avec les autorités. BOB : « Par construction, cette part essentielle de nous-mêmes, à savoir de qui l’on  nait et de quoi on meurt, ça ne peut laisser indifférent l’Etat, civil ou pas ». Morane : « Surtout que, Civil, l’État de l’est que pour punir ». « Et surveiller », renchérit son binôme. On se souvient qu’ils ont des Lettres, ou au moins des citations. Nos lecteurs apprécieront.

Mais nous brisons leur dialogue vain – car trop d’exemples déjà de ce  Je ne sais quoi et presque rien, au cours d’Ydit-Blog, depuis ces années de babillage..

Un peu las d’être ici, en mairies (Paris en comptait 20)  de 1 à 11 en vain, reprend MORANE d’une voix sèche,  voilà  qu’on arrive dans le douzième. Grosse bâtisse obèse posée près d’une voie de chemin de fer transformée en « balade fleurie » : tout le choix parisien, dispendieux tape-à-l’œil. « C’est joli et facile d’accès, le douzième, dit BOB, c’est plein d’arbres et de bois », et c’est le dernier mois, le dernier signe, bon signe…

Mais, s’ interroge MORANE devant nous, vous savez que le XIIème a  changé de numéro quand Napoléon III s’est offert l’élargissement de Paris, ajoutant parmi d’autres ce Belleville (alors village) où YDIT naquit ? Où désormais, de nouveau, en 2025 il habite ? Du coup, pour nous autres, Détectives d’arrondissement, les adresses, tout le truc, ça complique les recherches.

MORANE :Encore davantage si l’on doit comparer le calendrier républicain et celui d’aujourd’hui.

Sauf, admoneste le comparse, qu’on cherche un type né après 1870, donc, tu t’en fiches, des fiches.

Et sur cette affirmation à la fois juste et inutile, soudain se lèvent les détectives, s’enlèvent les micros, s’élèvent les mains : « Aurevoir, la petite dame, et à la prochaine, si votre canard veut bien ! »

Il n’y a plus qu’à reprendre le train de 15h27. Car le rédaction ne paie pas longtemps la chambre à l’hotel de la page.

Mise en page, illustrations-montages : Rose AUBERT ( merci à elle une fois encore)


Didier JOUAULT pour YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison IV, Episode SOIXANTE-QUINZE…..Deuxième article : La méthode manque de méthode et la procédure est assez rude, série de neuf articles , pages Loisirs et Culture.

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