EPISODE CENT.

YDIT, au cours des mois et mois de travail pour le fatras » LETTRE de A. VERSION B », nuits et jours de mots reconnus et d’images pourchassées, capturés puis remis à l’eau comme des poissons trop petits, YDIT sait qu’on pourrait ne plus jamais en finir, avec CELA de ce ROMAN-IMAGES.
Nul ne sait y parvenir, car c’est empêché dès le départ, empêché parce qu’il y a dans un gouffre de la mémoire l’image invisible mais réelle de Hanged James, qu’il y a dans la mémoire profondément secrête l’image absente et les souvenirs enfouis mais actifs de Marcel Malbée, dit MM, Le Parrain.
Ces deux-là, l’incorrigible duo, main aux fesses, corde au cou, ces deux-là comme Mamie ou Père qui savaient, les duettistes, les deux qui tirent les pieds vers le sol, qui nouent les mains dans le dos, et alors voici que YDIT est toujours occupé sans le savoir ( est-ce pire?) à écarter leurs fantômes qu’on ne voit même pas (et cependant, au fond du fond, quelqu’un d’ici sait leur présence, leur désastre, lourde menace), on n’avance que dans leurs ombres, mais on l’ignore ( non pas le déni : l’oubli, est-ce pire ? ) .
Et c’est seulement des années plus tard que – la parole de beaucoup devenant publique, et Le Secret des unes devenant récits des autres -, cent années ensuite, cent et cent années pleines, mille et mille déserts intérieurs plus tard, dans la confusion générale des silences brisés, YDIT comprend soudain- soudain : en quelques années, peu à peu – déchiffre tout ce qui a été tant et tant étonnant pour soi-même, dans la façon de répéter ou de modifier des actes, des parcours, l’intuition, l’impulsion, l’impossibilité de trouver le chemin de la nuit dans le papier mal plié du sommeil; la nécessité fréquente de s’exposer; les retrouvailles involontaires des fantômes habillés de mémoire bleue, Marcel Malbée, Hanged James, dans leurs silhouettes de métal rouillé, c’est là que YDIT peut trouver la réponse : Hanged James et le Parrain chacun ensemble- les mains dans le dos, aussi, terrassé sans le savoir.

Mais tout ce qu’on a su faire fut : se taire sur soi ; écrire dans les nuits; marcher dans les jours; regarder les yeux du soleil; écouter les caresses des filles; attendre l’interlocuteur qui toujours s’enfuit; écrire dans l’exposition au vide; diriger le vent; regarder les gestes des frères; photographier les pleins sur les plis des filles; produire tant d’images et de mots.
Furent ainsi pour YDIT les réponses immobiles aux clandestines présences de Marcel Malbée ou Hanged James, les deux comparses complémentaires, malgré eux, tapis dans le coin des labyrinthes intimes d’où surgissent, soudain, parfois, l’angoisse et le remords.
Ce soir, l’angoisse et le remords.
YDIT-BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode CENT : TANT ET PLUS . DEJA . CELA VA-T-IL JAMAIS FINIR ? APRES…TOUT?
Ce soir ( et ceci, bien plus tard, le 11 novembre 2025, trois ans après avoir été pris en note puis parlé au clavier, ceci sera « posté ») : étape du méhariste qu’est l’auteur de tout Roman-Images. Arrêt sur passage sans piéton, fondu au noir, fondu au frais. Que se sera-t-il passé d’ici le 11 novembre 2025 ?
Dans un coin, près de la fontaine à présent sêche, nul ni même YDIT ne voit rien, pas de pistes sur les sols, surtout pas une trace de FRED , qui fut de plis et de papier, l’haleine des orages et la parole des vents, l’histoire de bouger inventée au coeur de ses mots.
Nul regard, non plus, lancé depuis l’absence par TYNE, qui fut d’ombre et de cuivre, le regard des moussons et l’esprit de la forêt, l’aventure de vivre lovée au creux de ses plis.
Nulle ombre non plus de tous les autres, les visages des voyages et des rivages. Les visages des ages et des usages.

Ce soir ( mais ce « post » CENT est programmé pour l’après-midi), étape du chamelier près du feu dont les braises halètent encore, ici et maintenant est un autre monde. Il ne se nourrit que des passés les plus lourds, les plus noirs et des « poursuites » de scène posées sur les paroles de « Le Secret« .
Voila bien pourquoi, sortis du fond du bois de l’oubli, libérés des dunes de chair et de rêve, les Grands Masques de Marcel Malbée, dit M.M., Die Pate, et le crâne décharné de Hanged James réapparaissent avec une violence muette au devant de la scène, et reviennent férocement pour poser en silence leur désormais lancinante et à jamais sans réponse question :
« Et toi, mec, avec tes fuites faciles et tes silences de mentir-faux, toi, vieux mec, tu pensais réellement toujours t’en tirer ? Non mais ?..Et maintenant, rattrapé d’un coup de hache, ça fait quoi ? »
Allez, « ça » ne fait plus Rien. C’est – ici et maintenant- FINI.
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Didier JOUAULT,, pour en finir avec YDIT BLOG …YDIT-BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode CENT( Partie 3 et dernière ): TANT ET PLUS . DEJA . CELA VA-T-IL JAMAIS FINIR ? APRES…TOUT?
nus plus ou moins réellement deshabillés, toujours soigneusement pudiques, sensuellement respectueux de formes et des traditions)…
toute image devient suspecte, aussi on l’embarque menottes aux mains pour une garde à vue en cellule de dégonflage du vocabulaire. Et de désorientation du regard. Steinway du scriptorium dans l’abbaye de Sylvanès ( on va lire/ on a lu cela en 2024) , costumes de cérémonie pour les soirs de Fraternité (on ne racontera sans doute jamais cela), et l’attente, toujours.

quand le réel (encore lui !) tente de s’échapper, quand presque rien ne se raconte, quand les brouillards narratifs ralentissent la vitesse de cheminement du récit, bloqué aussi par les congères, le vent glacial en pleine face, le risque de verglas sur la petite route sinueuse menant à Lucie-l’Eglise, ou à la Chapelle Montligeon ou Vailly sur Sauldre, avec tout ça, 67,36 kilos, évidemment c’est un peu trop, malgré tout ( diraient MORANE et BOB) c’est encore bien conservé -même si XASX à 0.171 c’est encore trop dépensé.





, quand on entend une nuit de « France culture » le journaliste citer une lettre de Flaubert à Georges Sand , » La crainte du grotesque m’a retenu sur le pente des désordres« ( au passage, quoi, un hiatus, non pourchassé ?);

