A suivre, sous 48 heures : SĂ©quence Publique d’OubliEs n° 100-103 , quatriĂšme et dernier round.Rappel : Pendant la premiĂšre partie de la sĂ©quence exceptionnelle 100-103, publiĂ©e il y a moins de 48 heures, les trois comparses usuels des SĂ©quences Publiques d’Oubli n’ont pas fichu grand-chose, en l’attente de l’Orateur YDIT – encore absent?
   En terrasse, ils sont tous les trois, dont Germaine, les pseudo-comparses, et V3 et Vassiliki, acteurs du souvenir malin, et amĂ©nageurs vĂȘtus de la mĂ©moire et de probitĂ© candide, autant dire les gais notaires des OubliEs. Ils attendent que le rĂ©cit redĂ©marre, ils attendent un Ydit, un Didi, un Hubert, au coin de la rue. Sans se priver de regarder passer la vie.
   Il est tard, des miettes anciennes, peut-ĂȘtre dâopposition, font de la plongĂ©e sous -marina dans la sous-tasse et leur croustillant dĂ©sormais humide ressemble Ă un dĂ©pĂŽt de mĂ©moire. Ils attendent la source des oubliEs, soi-mĂȘme : Ydit, avec ses chemins dĂ©tournĂ©s, ses rencontres de carrefours.


   Sous leurs yeux, les images de quatre-vingt dix-neuf SĂ©quences Publiques d’OubliEs- et encore quatre-vingt dix-neuf avenirs Ă venir?
-Vasiliki : » De nouveau cette fois, pas bien compris je dis le titre de la sĂ©quence aujourdâhui c’est : avoir de L‘Air Solide ?
–« Bah, dit Germaine, c’est comme pour les locos, la mĂ©moire tire des wagons pleins de blĂ©s divers, mĂȘme l’Ă©tĂ©, mais c’est pour mieux rouler dans la farine. L’Air Solide, c’est pour faire croire que se dĂ©barrasser des mauvais souvenirs c’est Ă©vaporer les boulets de la mĂ©moire sous forme de vapeur , ou les cauchemars sous forme de plumes . »


-« Dans les faits, corrige V3 ( et pour lui l ‘effet prime les fonds), existe une sociĂ©tĂ© trĂšs cotĂ©e composĂ©e de braves amateurs d’actions. C’est la Compagnie de L‘Air Solide. La confrĂ©rie des solides, la bande amicale des faux-airs. »
« L’Air Solide?« s’Ă©tonne Vassiliki. « Mais dans mon mĂ©tier, c’est la moindre des choses? « L’Air Solide », naguĂšre, ça mĂ©ritait dix ans de promenade dans la cour, vingt ans de travaux d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral , destin des fortes tĂȘtes. »

-« D’accord, d’accord, » s’emporte doucement Germaine, « c’est pas en rĂ©pĂ©tant les mots qu’on ajoute au sens. Quoique… » se laisse-t-elle Ă songer, rĂȘvassant mollement aux maux et Ă la rĂ©pĂ©tition, sur un petit air de Lacan.
–« L’Air Solide« , souffle V3 : ce sont des porteurs d’action qui font chaque annĂ©e une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Cette annĂ©e, Ydit a voulu y aller, notre Ydit, plutĂŽt que de nous prendre pour tĂ©moins hagards de sa dĂ©ambulation mĂ©morielle. »
Vassiliki, toujours sans comprendre :« Une AG? Si agĂ©, pourtant? Pourquoi pas un soviet ? Une exposition de performances ? Une chambre Ă soi pour conserver la mĂ©moire au frais? »
V3 ne rĂ©plique pas. Tout ce qui a trait Ă l’age lui semble une sorte d’attaque personnelle, et pour lui l’age est sans plus dâattrait que le halage des pĂ©niches sur le canal de Saint PĂ©tersbourg, ou le halal des saucisses sur la place Taksim.
Il enchaĂźne, bien qu’homme libre : « Je vais vous rĂ©vĂ©ler, moi, ce qui s’est passĂ© Ă l’AG. Beaucoup de vieil age au bel argent -tĂȘte et poche- d’ailleurs AG, cela veut dire assemblĂ©e gĂ©riatrique? assemblĂ©e gĂ©nĂ©reuse ? assemblĂ©e gramouillĂ©e de gribouilles canailles? »
Vassiliki a pour mission soucieuse de faire Ă©merger le vrai dans les rapports avec les passĂ©s, ainsi en-est-il de la vĂ©ritĂ© du monde depuis que son oncle Vania, sous un pseudonyme, a fondĂ© la cĂ©lĂšbre « Commission spĂ©ciale panrusse de lutte contre la contre-rĂ©volution et le sabotage », plus connue sous le si doux nom de TchĂ©ka » et qu’il l’a confiĂ©e à ce cousin rigolo et fĂ©tard – mais sĂ©rieux en affaires, ce bon vieux FĂ©lix Dzerjinski. Donc, Ă dĂ©faut de savoir…si on inventait?
V3 le dit sans ambage et sans reproche, mais il prĂ©fĂšrerait ne pas, depuis le dĂ©but, au sujet du fameux rapport inachevĂ© de Vassiliki, il prĂ©fĂ©rerait que ne pas de rapport. Mais la Russe s’Ă©tonne : « Que sait il Ă propos des AG, lui qui Ă©tait en randonnĂ©e vĂ©lo Ă Ferney, avec Branca, ou autre ? 


…Tous deux, malicieusement, formĂ©s en commando du gĂ©nie creusant des mines sous la maison de Denis Ă Langres
dans l’espoir d’y trouver des modĂšles pour « Les bijoux Indiscrets »-ou au moins de dynamiter la postĂ©ritĂ© du dit D.D. le DĂ©dĂ©? «
Avec la coquetterie des agĂ©s aprĂšs AG, sans rĂ©pondre Ă ce trait sans attrait, le vieillard verdissant ajoute, d’une voix qui annoncerait une course de lĂ©vriers :
-C’est Marina, c’est maintenant.
   Il exprime cela comme un diamantaire d’Anvers regarde un bijou de la couronne : de l’avenir dans le passĂ© !
 Les deux autres s’exclament. Quoi, Marina, qui? La petite encombrante de prĂ©cĂ©dentes sĂ©quences Ă goĂ»t de CorrĂšze mal Ă©quarrie?

GrĂ©goire Alexandre Exo1, 2010. ——— GrĂ©goire Alexandre Exo1, 2010.
La jeunette dĂ©capant l’Ă©crivain dĂ©crĂ©pi ?
La Marie qui, la Marie que, la Notre Dame ?
La Marina coiffée gomina? Comme une latina en vacances au Burkina? 
« Surtout, s’Ă©carquille Germaine
(ce qui est préjudiciable au parallélisme des formes et des rails),
« de l’avenir dans le passĂ© », pour les sĂ©quences d’oubli, c’est un dĂ©sir plus qu’un programme, un dĂ©lire sans vague Ă lâĂąme!
–« Oui, prĂ©cise V3, hypocritement navrĂ© de cette fĂ©minine apparition dĂ©coupĂ©e au format du regard d’homme, OUI, mais nous en sommes Ă cent, pourtant pas lassĂ©s, en soif du sang neuf des barbares, sans SPO pour Cent, et le temps est venu, pardon si je me rĂ©pĂšte, d’introduire Marina, si j’ose dire. Puis, exaltĂ© par ces images :
WELL, INTRODUCING MARINA ? INDEED! NOW !
( on se souvient que V3 est un anglophile invertébré)
A suivre, sous 48 heures : SĂ©quence Publique d’OubliEs n° 100-103 , troisiĂšme reprise ( en poids lĂ©ger) .
didier jouault pour YDITBLOG , SPO exceptionnelle anniversaire,n° 100-103, deuxiĂšme partie , la Marina l’a l’Air Solide.






pages 520 et 521, deux longs passages signalĂ©s en marge (au crayon, cette fois). Le temps ou les doigts ont presqu’effacĂ© le commentaire que YDIT dĂ©chiffrerait , tout en bas de page, les lettres sont dĂ©tachĂ©es les unes des autres : » d’autant qu’il n’est jamais sĂ»r ( toujours aigre). »
Et la notuscule , sans aucun rapport avec le roman : une indication du lieu de lecture ? Retour, en effet, de congĂ©, direction Paris, changement Ă St Pierre des Corps? Quelle Ă©trangetĂ© de noter l’heure de lecture, comme si le paragraphe correspondait prĂ©cisĂ©ment Ă un repĂ©rage, Ă un repĂšre historique secret, issu d’un profond de la biographie? Ou bien, faute d’un papier sous la main, a-t-elle trivialement notĂ© un de rendez-vous? Chez le dentiste, le coiffeur? Mais on choisit en ces cas la page de garde, plutĂŽt celle de la fin si l’on veut prĂ©server l’entrĂ©e dans le livre.
Et ensuite sur le quai de bĂ©ton gras, entre les aiguillages gouailleurs d’une gare de transit sans gloire ni bonheur, Ă la fin de l’aventure secrĂšte, une petite semaine (7 aout /11 aout) ils dĂ©posent le volume qu’ont usĂ© leurs mains de passeurs dĂ©passĂ©s, tĂ©moignage Ă©pais et invisibles d’amours en escapades ? Une semaine d’OubliEs racontĂ©e mais cachĂ©e sur l’Ă©tagĂšre de la bibiothĂšque?



Elle est ici et pas d’ici, l’amĂ©ricaine de l’Ohio, Marina,
dĂ©sormais parfaitement bilingue, depuis qu’elle a dĂ©cidĂ© de vivre avec le marin : 



















 plùtrés, tenus en laisse par des comparses.

mais je suis une sorciĂšre





De la marche cinq, sans se retourner, le dircab finissait : » IL ne part que demain matin, en voiture, donc tu voyages seul. T’auras le temps de rĂ©viser dans FroidVal by night »







Albert-le-PrĂ©sident s’arrĂȘtait, disait qu’il avait rĂ©flĂ©chi Ă la suite de leur Ă©change. 




on va monter la tranchĂ©e. Sauf que l’en face est vide. Vers qui diriger la baĂŻonnette du regard ?
Ils l’invitaient Ă jouer un rĂŽle nouveau dans leur scĂšne, en dĂ©tournant les mots de l’auteur.







on l’inverse, pour le lit et le derriĂšre, mais peut-on parler d’un derriĂšre quand on est sur le devant de la scĂšne? Et, au fait, Anne paraissait-t-elle nue hors de sa fenĂȘtre, vrai modĂšle qui expose les traces de l’amour ? 

Pour parler de soi le rĂ©cit s’allonge sur un lit de feuilles mortes, ce sont les souvenirs froissĂ©s, les brouillons refusĂ©s.


























