YDIT BLOG, Ydit- Trois : Encore trop tôt pour être si tard ?

 

Ydit-Blog/ Ydit-Suit : le 22 août, un blog numéro 100 exposait danse et sourire, car c’était bien de finir.

Finir les 99 séquences texte/image découpant « Le Jardin de Giorgio Bassani », « Saison 2 » issue de ce roman inédit qu’avaient provoqué des rencontres de lumières à FERRARE. Au terme en impasse de ce voyage sans vrai passeport, un temps d’absence était nécessaire, pour que  des jeunes filles regardent la ville dans les images à travers des peintures, pour que des yeux se transforment en boulettes de mouchoir privé de pleurs, pour que les masques durablement s’installent entre la ville et ses miroirs de mémoire, ses jardins de silence.

Finir aussi les 180 jeux de mémoire et d’oubli qui ont  auparavant formé la « Saison 1 », depuis 2015, début du projet de finir en sérénité : les Séquences Publiques d’Oubli, long et précieux parcours de renoncement à ses propres souvenirs, les mauvais seulement, mais à force – au long de ces quatre courtes années- la joie du récit et le plaisir des personnages (Germaine, Voltaire, Vassiliki,  Marina…) l’avaient emporté sur la nécessité de l’Oubli ( et d’ailleurs, les souvenirs qu’on hait et qu’on craint ne sont pas oubliables). 

Mais la plupart des séquences du  » Jardin de Giorgio Bassani « , qui avait d’abord été un roman inédit, avaient été retravaillées, imagées, lors d’un confinement qu’on n’appelait pas encore « Le Premier », puis programmées longtemps d’avance selon un échéancier intime de publication. Ainsi, lorsque le post 99 parût, cinq mois s’étaient écoulés depuis la dernière séance de travail d’Ydit.

Finir, donc, avec le sentiment de finir, et terminer une mise en disponibilité de plusieurs mois, qu’on dirait vacances, mais qui fut seulement vacance : désœuvrement. Désœuvré ? Marchant seul entre Lilly-la-Forêt et la maison de Nadja Danet, rue du haut, je m’interrogeais : un brin d’herbe mâché en marchant est-il plus fâché que la marcheur lâché ?

La question, bien sûr,  marque l’insignifiance du questionnement, et le temps vient donc de nouvelles aventures, ici et là, ici surtout. Depuis la Terrasse de Nadia, d’où l’on ne voit que trois vieux toits puis les coteaux boisés, Ydit regarde un certain brouillard se lever : encore un peu de lumière, Monsieur le Tempo?

Vous trouverez donc, ici, peu à peu ( ce qui ne signifie pas petit à petit) quelquefois de nouvelles « Déviations », publiées sans projet narratif, et sans rythme imposé, car toute contrainte nouvelle est un pas vers le trop de poids. Ydit aurait pu les intituler : « Dérives post-70 «  – puisque sans doute aucun, les années d’après la soixante-dixième ne suivent plus d’autre parcours que les déviations/dérivations, et ne connaissent plus d’autre projet que de ne surtout pas cesser d’en avoir.

 

Mais, surtout,

avec tout le temps nécessaire,

et ce sera un temps long, répétitif,

balbutiant,

YDIT racontera le désenchantement et les jouissances d’une puissante addiction – ou comment s’en débarrasser.


 

Pour faire croire aux  continuités de l’imagination comme  aux  ruptures de la mémoire, YDIT republiera en premier, sous contrôle, de façon bien sûr faussement aléatoire,

quelques-uns des 280 « posts » des séries 1 et 2.

Un peu comme dans les séries toujours commencées par…

« Previously ».


Mais je vais surveiller tout cela de près, soyez sans crainte : Ydit, on ne peut que rarement lui faire confiance, question exactitude .

 


Didier Jouault, pour YDIT-BLOG/ YDIT-TROIS : Encore trop tôt pour être si tard ?

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