retour de 4 L

Le projet « OMISSION »

des boites dans la 4L , rapport de dépôt

02/02/2016 Avant la fin d’année, la proposition a été faite de déposer (bien entendu métaphoriquement)

des oubliEs dans la 4L ( non moins métaphorique )

 

 

 RAPPEL :

Soldez « la 4L » qui est en vous !

by yditspo

Séance Publique d’Oubli numéro 8:

Offre Privée de Fin d’Année ( sur invitation)

 

Soldez la « 4L » qui est en vous

 GRANDE

SUPER

OFFRE UNIQUE DE FIN D’ANNEE :

offrez  vous gratuitement  un oubli de 4L 

 

…………………………………………………………………………………….

Dans les boites dans le coffre :

 

 

Bonjour à vous que je découvre au fil de votre Blog sous un jour que je ne soupçonnais pas quelques années avant.

Quant à l’oubli de la 4L, je ne puis qu’y contribuer, la notre nous ayant fait faux bond un vendredi de Pâques 1969.

 

Amicalement à vous.

    Bruno


 

Pour ce qui est de mon souvenir de 4L je ne suis plus très certain d’avoir des images, mais je vais me lancer dans l’archéologie des albums, c’était un merveilleux voyage initiatique avec mon épouse à qui je faisais découvrir ma terre natale, le Mali, terre où je retournerai un jour c’est inscrit inch allah !

     André


 

 

In extremis, une 4L à oublier. Des figures, des goûts et des sons aussi, mais on ne va quand même pas tout oublier en une fois – même si l’invitation est généreuse et le lieu idoine.

Que l’an neuf multiplie les séances d’oubli et que celles-ci vous soient amnésiquement douces. 

 JB P

Une 4L, ça ne s’oublie pas comme ça. Il faut jouer du starter, passer les vitesses avec cette tringle bizarre, déjà plus au volant, pas encore au plancher, et quand on a de la chance, tourner le bouton de l’autoradio autour des parasites, comme on se frayait enfant un chemin dans la grisaille du Télécran, maladroitement. Et puis roulez jeunesse !

Elle était blanche, achetée 1 500, 1 500 francs s’entend, elle perdait de l’huile, il avait tenu à le préciser, au père d’une copine qui ne l’a jamais été – et c’est là qu’il faut se méfier de l’ordre des incises dans la phrase, on aurait vite fait de rejouer Félicie, aussi.

Ça commence donc là. Ça finit contre un poteau EDF au sortir d’un virage de lotissement. Le passager relevant les genoux pour éviter le moteur qui rentre, la fille derrière avec qui on s’offre un tête-à-tête de choc jusqu’à l’éblouissement en dépit du copain aux genoux relevés qui, lui, l’était pour de bon. La peur soudain, glacée, la cavalcade dans la nuit, frapper aux portes des pavillons pour un téléphone, c’était comme ça à l’époque, les pompiers, la civière, les gyrophares. Attention, ne nous méprenons pas, on a beau oublier, ça ne finit pas mal. La fille derrière a eu ensuite tout le loisir d’épouser le garçon à côté avant d’en divorcer et de s’évanouir, pour de bon cette fois semble-t-il et avec les autres, dans cet espace indéfinissable où l’on oublie les femmes qu’on a désirées et les 4L qui perdent de l’huile. En plus, le poteau EDF n’avait rien.

Entre temps, il y eut le lot commun des 4L blanches. Les pannes impromptues au sommet des côtes nationales, les pannes intempestives sur les voies médianes des autoroutes urbaines et cette conscience aiguë de notre solitude engluée dans la marée des autres, le pare-brise étoilé en passant au large de la centrale de Porcheville, dans la nuit étoilée elle aussi. Les routes de bien belle brume entre Blois et Tours, avec les corneilles, le soleil et l’avenir qui se lèvent ensemble. Il y eut les soirées interminables en bord de rivière, les campagnes de séduction quand l’intendance ne suit pas et les défaites qui, elles, s’ensuivent. On va les oublier aussi.

On buvait encore du champagne et déjà du gin, on écoutait le New Gold Dream de Simple Minds, on allait bientôt succomber à Gérard Manset, racheter une voiture, étanche et grise, et commencer à vivre.

      JB Pelardon


 

 

Toutes les photos de MA 4L se sont égarées au cours d’un grand voyage dont elle avait les clefs.

mais tout de même ça pouvait être Professeur P et sans doute parlait-il de géométrie grassmannienne ou non et ma 4L, bleu nuit (non, non, ni bleu gendarme, ni bleu EDF) – elle était blanche celle d’Hélène, dans ma mémoire – rongeait son frein, hautes sur roues, mais sage sur le parking, skis sous les sièges.

A peine le cours fini, parfois avant, je l’avoue, allez, roule Titine jusqu’à Chamrousse où, pour 5 Francs (Waouh!) et un forfait GUC, glissaient, glissaient sur les pistes mes affres d’impuissance face à la beauté mathématique.

          Catherine

Et l’agent de Ydit en fait ce qu’il veut; merci de cet oubli déclencheur de nos souvenirs. 

 


 

Des mots, non, je n’écris plus depuis longtemps, sauf des cartes postales…

Mais des images, oui, volontiers… je t’en livre quelques unes que tu es libre d’utiliser comme bon te semble…

comme bon te semble

Il peut y en avoir d’autres…Amicalement

       J-Luc

(photos  : Jean_Luc Saulnier) 


 

 

Je me permets une petite page de publicité sur mon OEdipe qui vient de paraître et qui est accessible sur les sites de vente en ligne. Entre tragédie grecque, psychanalyse, théologie – et philosophie…

Amitiés

          Marc

OUVRIR :

ŒDIPE ATHÉE

ŒDIPE ATHÉE Les hommes abandonnés des dieux

Chez Sophocle, la tragédie d’Œdipe vient de ce qu’il est sans dieu. Ce souverain exemplaire n’est pas athée au sens d’une irréligiosité, il est même un modèle de piété. Mais, quoi qu’il fasse, les dieux se détournent de lui et le poussent à la faute. Il est athée en ce sens objectif. Ce sentiment d’être abandonné, Jésus lui-même l’a ressenti au Golgotha : vers la neuvième heure, il s’écria Éli, Éli, lama sabachtani, ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Brünnhilde aussi connaît ce triste sort d’être abandonnée par son divin père – et elle livre au feu la demeure des dieux. Pascal avait évoqué la « misère de l’homme sans dieu ». Après Hölderlin et le romantisme allemand, et jusqu’à Nietzsche et Heidegger, ce délaissement serait perçu comme le tragique par excellence. D’autres allaient bâtir une théologie de la mort de Dieu. Si le sentiment du tragique mène à la catastrophe, est-ce vraiment notre destin ? Sommes-nous condamnés à ressentir l’absence de Dieu comme un manque ? Plutôt nous tourner vers Ernst Bloch et sa pensée de l’espérance !

Marc Lebiez, agrégé de philosophie et helléniste, est haut fonctionnaire, collaborateur des Temps modernes, de Critique, de la Quinzaine littéraire. Dans ses travaux philosophiques, il s’efforce de comprendre le sens de la modernité à la lumière de la pensée antique. Il a publié en particulier Décadence et Modernité, tome 1 : Décadence : Homère et tome 2 : Les premiers temps modernes.

 

OUVERTURE PHILOSOPHIQUE

Marc Lebiez

Les hommes abandonnés des dieux

Les hommes abandonnés des dieux

ŒDIPE ATHÉE

L’harmattan

 


 

ça y est cher Didier c le début de l’oubli des vacances que je commence par un maximénage de la maison, je mets ta proposition de côté et je tâche de pas l’oublier, à très bientôt & bisous

       Marion

 


 

Je viens de rentrer d’une excursion de 4 jours pour visiter le pays du peuple Ifugao (réducteurs de tête, cela devrait intéresser Ydit… non ?) et leur façon extraordinaire de cultiver le riz en terrasses.

De retour à Manille mais demain je m’envole pour l’île de Palawan.

Le voyage est pour moi une façon d’oublier la vie antérieure…

       Patrick

(photos Patrick Jeunon)


 

Je lis, mais j’ai du mal à contribuer…

Que dire…. mon style personnel est tellement différent …

et puis c’est vrai que j’ai peu de temps  

Bises,

 

    Brigitte


 

 

 

Pourquoi pas participer à cet oubli ? Juste pour être sûre d’avoir bien compris, il faut partager une publication sur un souvenir ?

      ROSE


 

Comment rester insensible à ce sujet ! il y a chez nombre d’entre nous une 4L qui charrie son lot de souvenirs et d’insouciances… de bonheurs et d’aventures…

Ma première fut une 6Volts (couleur rouille) qui m’abandonna définitivement un jour de départ vacances à la mer….

La seconde plus ordinaire me fit découvrir des paysages magnifiques…

 Mais l’aventure continua qqs années plus tard… lorsqu’après la naissance de notre seconde fille, je pris la décision d’introduire dans ma vie :  3L…,  non pour me transporter mais pour véhiculer mes mots…

En effet, peut-être l’as-tu remarqué, mon adresse est c3l…. fr, remplaçant ma première adresse c3l…..fr

3

Pourquoi 3l ? Parce que les amours de ma vie (ma chère et tendre, et mes 2 filles) portent toutes les 3 des L dans leur prénom : Muriel, Gaëlle et Estelle, et qu’il ne s’agit non pas de 5L, mais bien de 3 « ailes », celles qui me permettent souvent de prendre de la hauteur et de me ressourcer…

 

Alors, il m’arrive parfois de rêver au rachat d’une 4L, non pour ajouter une aile à mes 3L, mais bien pour renouer avec ce sentiment de liberté qu’YDit nous invite à revisiter.

 

Voilà un peu de « vérité » sans « gants » sur mon histoire.

Juste un partage.

 

En t’espérant dans les meilleures dispositions possibles (hépatiques, humoristiques, Yditiques…)

 

      Christophe


 

 

Et quelques bribes dans un message, trace de YFDIY mais : PAUSE

4 L  anonyme retour à l'oubli

c’est l’atelier public d’oubli

 

 

Par défaut

3 réflexions sur “retour de 4 L

  1. Avatar de Catherine Bastien-Ventura Catherine Bastien-Ventura dit :

    J’avais oublié, mais ton message m’a rapporté ce souvenir…
    Tôt le matin, sur une route du Vexin, le soleil levant me fascine.
    Heureusement, je ne conduis pas la 4L et peux me perdre dans ces couleurs incroyables que le ciel nous offre ce matin là.
    J’ai oublié où j’allais, mais qui sait, ce fut peut être le premier pas vers l’extrême orient

    Catherine

    J’aime

  2. Avatar de Joel Joel dit :

    Se souvenir d.une 4L, je veux bien.
    L’invitation est valable même si ce n’est pas la mienne ?
    Et si c’est celle de ma mėre, tu prends aussi ?
    Bon, je sais après l’accident et œdipe, on me voit venir. Mais justement cette 4L elle n’arrivait jamais.
    Il y avait toujours quelques choses qui clochait, dans la 4L , pas chez ma mère, quoi que…. A bien y réfléchir, c’est ma mère qui était toujours en retard pour nous emmener à l’école, pas la voiture.
    Il faut dire que c’était une parisienne, la 4L, ma mère aussi , mais avec un quadrillage rouge assez reconnaissable. Et quand on est en retard, on préférerait arriver dans une voiture grise.
    On poussait la voiture assez souvent, c’est stimulant. Surtout pour celui qui pousse, pas le conducteur. Ma mère en l’occurrence.
    On l’aimait bien quand même….
    Quand j’ai volé de mes propres ailes ( deux seulement), j’ai fait mes armes avec une Diane.
    Toujours une histoire de femme.
    Et je n’ai plus jamais poussé …. (mais je suis parfois resté à l’arrêt)
    Sans les femmes , on avance pas.

    Joel

    J’aime

  3. Avatar de Serge Gottheff Serge Gottheff dit :

    L’ai-rêvé? Pourtant, cette séquence reste profondément incrustée dans ma mémoire, séquence que je pourrais intituler  » Les amis sur la banquette arrière de la 4L hurlant de peur ».
    Je devais avoir vingt-cinq ans. Nous étions sans doute en route pour Vézelay où l’une d’entre nous jouissait d’une très jolie petite maison (je me souviens d’avoir pris une diapo de la basilique sur un fond de ciel bleu qui réside encore quelque part dans les plis de mon cerveau).
    Toujours est-il que dans un virage, le levier de vitesse m’est resté dans la main (est-ce que vous voyez ça?). Et alors? Et bien, j’ai encore cette sensation bizarre d’une désynchronisation entre le réflexe (mes mains tournant à toute vitesse [!!] le volant) et mon esprit occupé uniquement à enregistrer la scène, image et son (les hurlements).
    4L, un bon pour l’envol?

    J’aime

Répondre à Catherine Bastien-Ventura Annuler la réponse.