La taxe du hors piste, séquence ni publique ni d’oubli

C’est rare. Les compagnons de route (et parfois de mémorable déroute mémorielle) sont assis à la même table. Pour amuser le public, un facétieux a collé une affiche. On a détourné des images? La police s’emmèle!

 

Ydit fait front, pour ne pas perdre la face.

Même cajolé,

 

le Vieux Vaticinant Virule et Vaticine : « Non, vraiment, ydit a exagéré! »

Germaine, toujours diseuse de bons aiguillages et gourmande de rails, gourmande  et contrôle son Ydit comme si c’était un fraudeur sautant les barrières,

 

     un jeune sur sa planche à voile, un quadra en trottinette sur les trottoirs, bannière plein vent. Un type, tiens, un barrage de contrôle et on te le mate. Puisqu’il s’agit d’images…

On n’ira tout de même pas faire appel à des renforts, qui seraient bien capables de détourner Ydit de son repentir. Nécessaire repentir.

 

Et jusqu’à la plus incertaine des compagnes, la suave slave Vassiliki : enfin, de la matière pour un rapport plein de fautes?figaro le jour le plus longIMG_2051berline 4bal des pingouins de fer 6

Alors – triosent ils, où va-t-on? Ydit se meut en mauvais garçon, en voleur d’estampes, en Ribouldingue de l’image?

En mafioso de petits boulevards ?

 

 

Il déborde, il expose, il explose même? Hein, M’sieur Ydit, on oublie les principes?

 

 

Sans mauvaise conscience, mais tout de même un peu mollement, Ydit s’abandonne à l’argumentation : « oui, dans la rapidité de l’écriture, il a utilisé les images du « stage théâtre » sans avoir recueilli d’autorisation préalable ».

D’un geste généreux comme un contrôleur découvrant une carte Sénior sur le Paris-Brest, Germaine rappelle que l’image en espace public est à tous, sauf usage commercial ou dégradant.
Du reste, précise Vassiliki, les personnes sur ces images aiment se mettre en spectacle, et…

V3 dit Voltaire – moins acide que d’habitude, ( mais au fond peut-être aussi caustique), prétend que, parfaitement respectueuses  les images ne sont que des  » illustrations » d’un propos : les représentés ne jouent aucun rôle dans la Séquence Publique d’Oubli, ils ne font – pardon- que de l’aimable et souriante figuration.

Ydit sait tout cela : il a lu le droit. Mais, bien sûr, a posteriori on peut solliciter le retrait d’une image. Voila tout.
V3  soupire : ce n’est pas malin, Ydit aurait pu demander avant. 

Germaine : il demande maintenant, et on retire ce qui doit l’être, sans taxe et sans trace, sans amertume ni moindre thune.

Pour Vassiliki, dont les grands principes souffrent peu d’approximation, en d’autres lieux, ça aurait fini une balle dans la nuque au fond de la Lubianka…Bon, d’accord, j’exagère, mais une bonne dizaine au Goulag, ça oui.poste police rue Marsoulan 2012SPO Fessée-éducativespo fessée gtravure

Bref, les trois comparses jugent de concert qu’Ydit a franchi le passage à niveau, le nigaud, c’est balot, sans regarder avant. A son age!

On sait bien de quoi on aurait envie, hein?

 

On attend la suite, demande Germaine?

 

 

Ydit : pour quiconque,  disparaître des SPO malgré nos explications, rien de plus banal : il suffit de le demander. Ici-même !

 


Hors série, toutes photos déjà publiées dans une Séquence Publique d’OubliEs

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2 réflexions sur “La taxe du hors piste, séquence ni publique ni d’oubli

  1. AH, quel bonheur de te retrouver au détour de ces déambulations -pas toujours très sages. Pour d’art, dare, je ne connais que Frédéric ! et ta mémoire va te revenir, juste à point avec un fond d’huile d’olive et une pointe d’aïe; bisesss

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