
UN PIQUE-NIQUE À TAXOS Premier mot, décor et rideau.
Ouf, par cette chaleur, il faut avouer que les textes longs, tendance Claudel avant les coupures en scène, ça oblige à sortir le mouchoir…pour la sueur. Six chapitres de l’encore aride » Jardin de Giorgio Bassani », un effort qui appelle la pause.Voyage ailleurs ! Petit déjeuner Covidé.
ENTRACTE !
Résumé de ce qui s’est passé jusqu’à cet épisode .
Le narrateur ( qui aime se présenter sous la forme d’une photo noir et blanc d’enfant trouvée sur un trottoir lors d’une promenade réglementée modèle confinement 2020), et se désigner « »Narrateur Spéculatif » ,
raconte ses premiers passages dans la ville de FERRARE, et pourquoi il se persuade d’y revenir – ayant des questions à poser davantage que de réponses à donner, ce qui est le propre d’un narrateur spéculatif, non ?
L’entracte vient à point.
Il va donner cette imprévisible fraîcheur qu’offre tout changement. Déjà, les spectatrices et spectateurs sont partis en congés, peu importe où. Cécile, notre benjamine, est à Berlin, Mark en France pour débriefing, et Sergio, on ignore tout, avec lui va savoir ! A Tel Aviv?
Je me suis souvent dit que Sergui/Sergio/Serge avait probablement émargé au Mossad, naguère. Mais depuis longtemps retiré des affaires, petites et grandes.
Le toujours trop lourd rideau séparant le réel et le montré descend doucement comme un coucher de soleil dans une toile de Mondrian( oui?). Effet surprise garanti. Rosée du matin sur le Jardin de Giorgio Bassani…poignée de cacahouètes grillées dans les rues de FERRARE…
Michèl et Laurent ont dit : pourquoi n’irais-tu pas dans la maison de TAXOS?
Alors, Ydit est en bateau.
Des animaux de ferry polyglottes traversent (ou parcourent ?) les entreponts et les coursives ventées avec des ventres blancs sous la chemise bleue, ou le polo marqué « payé cher ». A l’un des bars, le short d’une fille faisant la queue est si ras, immature quasiment, qu’on dirait un string élargi au lavage. Un masque bleu en cache bien davantage, sauf si on le confond avec un casque bleu. Ce qui ne se fait pas.
Moi, les yeux crevés de soleil et d’insomnie , je lis » Zone » après » Boussole » : je voyage vers une ile. Plutôt que de faire une fois de plus des photos qu’on me reprochera (mais trop tard pour commencer à photographier les garçons en short!), je lance un auto-concours d’assonances stupides. Afin d’occuper l’espace vide par des mots silencieux : principe d’écriture, ici.
Rien de tel que « Paulo dit du Trocadéro« , l’un de ces/ses vers qui ne se taisent jamais totalement :
LE VENT SE LÈVE , IL FAUT TENTER DE VIVRE.
Le vent se lèvre, il est ganter de cuir.
Le » PAN » se lièvre, il est bien temps de cuire.
Levant le glaive, il est fou de fuir.
(hommage à la porteuse de short) : Le gland s’élève, il est si bon de vivre.
Disant le rêve, on est loin de l’ire. (pour le psy)
Devant l’élève, il est grand de rire. ( dédié à Socrate).
De temps en temps, il faut aimer un peu son contraire, ça fait du bien à la conscience. Au bar du ferry ( café turc), des formes noires coupantes brillent dans l’épanouissement de la rêverie. Dernier jeu avant le port ?
Nous oublions le passé, nous négligeons l’avenir./ Nous récusons le passé, nous méprisons l’avenir./ Nous déformons le passé, nous dégradons l’avenir. /Nous décrassons le passé, nous purifions l’avenir. Etc !
Nous illustrons l’écrit, c’est pour dérouter le sens.
Sur le pont, YDIT songe ( car que faire sur un pont, sinon?) qu’il faudrait une fois encore évoquer les images d’ici – paraît-il trompeuses ou surprenantes, choquantes même ?
Didier Jouault pour YDIT-PAUSE . ENTRACTE 1/6 : Un pique nique à TAXOS, à suivre, bientôt. Le 12 août.
Ce type n’arrêtera donc jamais son verbiage des mots sonores de la tribu ?🏴☠️⛑🥳( abolis bibelots d’inanité sonore !)
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C’est joliment écrit
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Merci de votre bienveillance !
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