YDIT-TROIS, comme annoncé, d’abord « PREVIOUSLY »3 : la crue seconde mais désormais deuxième saison, celle des voyages en villes italiennes du nord, et le si long arrêt sur images de FERRARA, l’éblouissement des ruelles et de l’Histoire, les mages et Silvia -l’absente hôtesse, de qui naquirent les pages puis les posts du « Jardin de Giorgio Bassani ». Voici donc la…rediffusion telle quelle de la séquence datée du 1er avril 2020 ==> « Retro calendrier de l’Avant 7 : éclairage du jour d’avant. »

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Il va de soi que les accélérations ralenties du temps imposées par la crise épidémique, les paniques, les enfermements, les files d’attente (pourvu que je puisse acheter ma baguette quotidienne)IMG_5370, les inquiétudes légitimes et les angoisses

millénaristes léguées par des centaines de Pestes incompréhensibles, tout cela pourrait colorer mes petites menues fragiles publications d’YDIT-BIS d’une teinte rose pâle, couleur de l’inutile?

pourrait réduire mots et images aux dimensions dérisoires d’une pièce de cinq sous dans la main de King-Kong, d’une toile d’araignée protégeant la tranchée du chemin des Dames, si..

Mais, si  ?

Les quelques textes depuis peu publiés ici – et ceux qui vont suivre pour deux ou trois séquences – ont été conçus début janvier.

Alors, était conclu – juste à temps – le travail d’écriture qu’un double passage à FERRARE  l’été, comme de façon indiscutable, m’avait conduit à réaliser, sans hésiter, toutes autres écritures cessantes.

J’écrivis au jardin, j’écrivis ce qui portait le mot de passe « FERRARE ».

Vers la fin d’année, nous étions allés dans la petite maison du Chianti, et malgré l’ambiance légère ou la tendresse voyageuse, malgré les tentations du regard et du plaisir immobile,  j’avais posé ( absurdement, comme pour tout projet) le mot « FIN » sur le clavier de l’ordinateur, et  planté mon image dans la rue – libre..

Je n’avais pas fait cela depuis quarante ans ( combien de fois peut-on écrire cette phrase dans une vie?) : un long récit, 278 pages, Times 11, large marge : j’ai obtempéré aux consignes.

Que faire, me dis-je, pour un livre sinon que l’on s’y plonge? J’ai dressé une liste de vingt éditeurs, du très grand au minuscule -pourvu qu’on y trouve de quoi vraiment lire – puis  remis le livre, je raconterai plus tard.

Au terme de deux mois – l’attente minimale -commencerait ensuite ( grâce à l’aimable autorisation de ce vieux cabot d’Ydit), le jeu sur l’ « Avant » du projet, ce retro-calendrier. Le rythme assez rapide que j’avais prévu, et le rêve éveillé d’une continuité cohérente, exigeaient une écriture terminée à l’avance, attente posée sur le quai, prête à gravir le rien du silence.

D’autant que j’apporte un grand soin à la composition texte/images, même si la lecture sur d’autres supports ou logiciels altère les échos de sens ou les visuels attendus.

De plus, chacun le sait ( ou sinon l’a deviné !) je persévère dans une très naturelle paresse. Rédigés, se répondant et s’interloquant comme Laurel s’enhardit, les posts qui précèdent (et deux ou trois ensuite) ont été programmés, selon un calendrier très personnel, et pour tout dire, flemmard, gourmand, bricoleur. Ou contrarié par d’autres histoires?

De vieux complices, dits d’Ydit, naguère relégués (mais détruit-on jamais un personnage ?) ont surgi au cours de l’attente.

« C’est juste un mauvais passage, prenez le train en marche » godillait Germaine sur son kayak ferroviaire.

« On ne va pas se laisser bluffer- il a toujours été anglophile– par cette coquine de bestiole qui encombre le jardin et sa culture » m’admonestait V3, le vernis vigoureux et vitupérant, presque debout sur son fauteuil du Procope.

Vassiliki, la Russe rusée sensée sucer la sève pour les services (on ne saura jamais ce qu’elle espère des rapports sur moi), ré-ouvrit les écoutes, donnant le mot ( sinon le code) à La plus jeune, cette Marina refilée comme un virus malin par le sulfureux Richard Millet (*)

Bien sûr, le virus s’extirpant de l’Asie pour oser affronter notre Europe confortable (trahison!), je me suis posé la question : continuer?

Comme je me réponds toujours mal à moi-même ( et surtout s’il s’agit de continuer à se faire plaisir), j’ai consulté deux personnes dont l’éthique m’impressionne par son exigence véritable.

Vas-y, Didi, fais pas ton coupable !

Donc, je persévère.

A la fin de la programmation, assez de semaines auront passé pour que je sorte de l’attente sereine (car sans illusion) de réponses d’éditeurs. Superstition?

Non, imaginez que Netflix ait eu vent du projet, qu’un lecteur confiné lise le texte, et me propose une adaptation en quatre saisons de dix épisodes ? Mieux que « Le bureau des légendes »

Au terme de cette non-attente, le moment sera venu de présenter, ici, l’essentiel de « FERRARE » ( nom de code )

autrement nommé

« Le jardin de Giorgio Bassani ».

A suivre !

Mais, comment dire, à propos de « jardin » ( mon balcon en témoigne) ça se présente plutôt mal !


(*) C’est un peu comme dans Fantômas, je m’auto-cite ! Facile de retrouver les  plus de 110 épisodes de l’Ydit-blog, si on a du temps, mais avec modération!


Didier   Jouault    pour    Ydit-bis    Retro-calendrier de l’Avant    7 / éclairage du jour d’avant.

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4 réflexions sur “YDIT-TROIS, comme annoncé, d’abord « PREVIOUSLY »3 : la crue seconde mais désormais deuxième saison, celle des voyages en villes italiennes du nord, et le si long arrêt sur images de FERRARA, l’éblouissement des ruelles et de l’Histoire, les mages et Silvia -l’absente hôtesse, de qui naquirent les pages puis les posts du « Jardin de Giorgio Bassani ». Voici donc la…rediffusion telle quelle de la séquence datée du 1er avril 2020 ==> « Retro calendrier de l’Avant 7 : éclairage du jour d’avant. »

  1. Bonjour Aminata !Comme tout le,monde j’ai commencé par  » Le Jardin des Finzi-Contini », mais il y a 5 excellentes longues « nouvelles » dans  » Dans les Murs ». Bonne lecture, si tu trouves ça en numérique. Bises

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