YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode HUIT : C’est mieux pour bavarder tranquilles.

INCIPIT : On aurait pu commencer ainsi :  » Vert Ă©meraude sur bleu nuit PERIPHERIQUE INTERIEUR FLUIDE PERIPHERIQUE EXTERIEUR FLUIDE. »( Olivier Rolin, Tigre de papier, Editions du Seuil « Fictions », 2002)
Mais on a choisi ça :

TEXTE de YDIT, «  Lettre de A. Â», version B

Septante et plus Ă©tant venus, cette sorte de projet amusant et inutile – aller au terme d’une liste pourtant, non fermĂ©e –  marque bien ce qu’il reste Ă  faire, maintenant : s’occuper Ă  crĂ©er du neuf au creux du vide.

Marcel MalbĂ©e, dit MM, dit Le Parrain, redevenu prĂ©sent de mĂ©moire aprĂšs l’oubli de jadis, Marcel MalbĂ©e, dit MM, Die Pate…

la premiĂšre fois qu’il invite le garçon pour une balade inaugurale de la toute nouvelle Renault 4 CV, personne de la famille n’y est encore montĂ©, ĂȘtre le filleul apporte de curieux privilĂšges. C’est la premiĂšre fois d’une odeur de mĂ©canique, de siĂšge neuf encombrĂ© de soleil, il y a – dans la mĂ©moire des senteurs revenant de Marcel MalbĂ©e- d’autres traces : un «  AprĂšs-rasage Â» menthol pas cher- mais l’usage de l’aprĂšs rasage est un luxe dans la famille-, une vague persistance de talc dans la petite salle de bains- mais l’existence d’une salle de bains est un luxe dans la famille-, l’odeur d’Ɠufs frits au jambon qui rejoint mĂȘme le lit, mais cela aussi est une premiĂšre fois brumeuse pour le garçon :  petit dĂ©jeuner Ă  l’Anglaise, au lit, dĂ©jeuner au lit, Ă  l’Anglaise, chez Marcel MalbĂ©e, son lit Ă  lui un peu Ă©troit pour deux, mais le garçon est mince, enserrĂ© par le ridicule « cosy Â» petit-bourgeois ( « cosy Â»/ « petit-bourgeois » : vocabulaire appris bien plus tard).

PremiĂšre fois d’un dĂźner trop riche, aussi, une autre pĂ©riode, un peu aprĂšs, pendant le court voyage en ForĂȘt Noire offert Ă  son cher petit filleul par Die Pate, on ignore pour quelle occasion- les douze ans ? Treize ? La salle de restaurant moyenne gamme est couverte de lumiĂšres trop vives, on ne comprend rien au menu, ça fait fou-rire ( s’il n’y avait eu que les moments Ă  pyjama, aurait-ce Ă©tĂ© supportĂ© par le gamin ?) la table chargĂ©e de choucroutes trop blanches, et « je n’aurais pas dĂ» te servir ce verre de Sylvaner, sans doute, c’était ta premiĂšre fois de l’alcool, tu es encore jeune pour ça, et voilĂ  pourquoi, dira Die Pate, tu as eu mal au cƓur, garçon, et tu  as dĂ» sortir vomir – assez discrĂštement, merci, je dois dire– sur les bacs Ă  fleurs du jardin« .

De tout ce qui fut la vie ( partielle, rare, rĂ©guliĂšre, longue dans les rencontres ) en compagnie de Marcel MalbĂ©e, dit Le Parrain,  l’enfant ( dix ans ? douze ans ? treize ans ? Il grandit, ça se transforme, ça, va devenir moins attirant? ) conserve des images pour certaines d’une Ă©tonnante prĂ©cision de dĂ©tails et de gestes -surtout que sa mĂ©moire, d’habitude, construit plutĂŽt des ensembles troubles.

Il peut encore dĂ©crire l’aprĂšs-midi de promenade Ă  deux, aprĂšs le radin dĂ©jeuner dans « La maison Familiale  de Vacances Â» ( la famille n’avait toujours pas du tout d’argent), et Marcel MalbĂ©e qui suggĂšre : «  Tu devrais essayer, tu vas voir, ça fait un peu tourner la tĂȘte au dĂ©but Â», puis sort un paquet de cigarettes allemandes (ou hollandaises  ?) ERNTE 23, un paquet Ă  dominante orange et lettres rouges (ou vertes ?), et c’était vrai : ça faisait tourner la tĂȘte pour la premiĂšre fois, comme le Sylvaner glacĂ©. AprĂšs on a marchĂ© main dans la main ( c’était le Parrain, c’Ă©tait son filleul :  anodin), le  long du ruisseau qui menait Ă  la chapelle ouverte, toujours dĂ©serte, oubliĂ©e dans le fond du vieux bois. C’est mieux pour bavarder tranquilles, faire ce qu’on a Ă  faire tous les deux. Tranquilles.

Apprendre.

Mais aucun effort, pour long et patient soit-il, jamais, Ă  ce jour, aucun n’a pu reconstituer dans la mĂ©moire ce qui fut LA PREMIERE FOIS de ça, ce jour (ce soir ?) de LA PREMIERE FOIS oĂč l’enfant n’a pas dit NON, n’a pas osĂ© ou su dire NON, n’a pas rĂ©pondu que, non, il n’avait pas trop chaud du tout, mĂȘme dans l’appartement surchauffĂ©, prĂšs du David de Donatello, et que, donc, non, il n’y avait aucune raison vraie de vraie raison pour commencer Ă  dĂ©tacher la cordelette du pyjama, puis Ă  glisser le pantalon sur les cuisses, bleu et rouge, le pantalon, comme s’il s’agissait de jambiĂšres conservĂ©es aprĂšs le dĂ©barras de la cuirasse, ou noir et blanc, le pyjama, taille junior, ou bariolĂ© ( la famille rĂ©cupĂ©rait les dons de la paroisse, des pyjamas usĂ©s d’enfants aisĂ©s, bien lavĂ©s ça va encore ), glissĂ© sur les cuisses jusqu’aux talons, « Parce qu’il fait trop chaud, tu ne trouves pas ? Â». Il aurait dĂ» ĂȘtre facile de se lever, de dire : Â« Non, je rentre Ă  la maison Â». Il aurait fallu faire ça. Oui. Partir. Mais non, ĂȘtre ici, dĂ©jĂ , dans le petit deux-piĂšces rue Dupetit-Thouars, venir lĂ  seul un soir signifiait oui.( et au dedans : faisons vite, au moins).

Puis, chez Marcel MalbĂ©e, Die Pate, il faisait chaud et bon, parfois on irait au restaurant manger des choucroutes et des fraises chantilly, ici les toilettes n’étaient pas Ă  la turque sur le palier, on n’avait pas froid aux fesses. De toute façon, le pyjama, ni vert Ă©meraude, ni bleu nuit, ni pourpre romaine
Alors, ça peut glisser d’un preste geste des reins, presque tout seul, hop. Arc fin du jeune corps, Ă©paules/talons, en appui, et « Tu peux le retirer tout seul â€Š Â».

Bien sĂ»r il peut, YDIT : « Moi tout seul, je le fais glisser, moi tout seul, personne ne l’enlĂšve Ă  ma place, moi tout seul je veux bien« , et c’est dĂ©jĂ  dire oui avec les mains. Raconte YDIT. Faut-il le croire?

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Didier JOUAULT, YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode HUIT : C’est mieux pour bavarder tranquilles. A suivre, tranquillement ( on est partis pour longtemps ) de semaine en semaine, ou Ă  peu prĂšs. Cette fois, on avait le temps des morts. Reprenons le rythme : chaque mercredi, jusqu’Ă  Noel ? On y va ? Donc, prochain mercredi : 8 novembre, heure du Picon-biĂšre ?(Mais y a plus de Picon-BiĂšre depuis longtemps, mon pauvre, diraient BOB et MORANE)

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YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode SEPT : premiÚres fois que, journée en excursion à Fontainebleau.

INCIPIT 5 : On aurait pu commencer ainsi : « -…je sais, j’ai compris, je n’aurais pas dĂ»… (David DIOP,  » FrĂšres d’Ăąme », (Editions du Seuil 2018)
Mais on a choisi ça :

Note de Mme Frédérique :

Ce feuillet, comme d’autres parfois, laisse Ă  penser- surtout par l’usage des temps-, qu’en matiĂšre de rĂ©daction mon ex-directeur, Y.d’I. ne formait pas encore l’image (ou le projet ?) de sa propre disparition, cette «  disparition Â» encore inexpliquĂ©e, mais qui le conduisit par anticipation sans doute Ă  regrouper tous les textes ( Tous ? A vrai dire, je n’en sais rien) dans cette  Ă©paisse enveloppe et cette clĂ© USB qu’il m’a fait parvenir sous le titre «  Lettre de A., Version B Â» . J’ajoute que les allusions intimes, Ă  chaque fois, produisent en moi une gĂšne certaine, en dĂ©pit de ce que lui et moi ensemble avons connu.

Texte de YDIT : « Lettre de A. Â», version B : PREMIERE FOIS ?

Septante et davantage Ă©tant venus, on pourrait se prĂ©cipiter soudain, exister comme si la hĂąte Ă©tait une façon de vivre, se presser de se presser parce qu’on ne le sera bientĂŽt plus. Mais non, non : voici que Septante et davantage Ă©tant venus, le temps ne se rĂ©trĂ©cit plus Ă  l’attente d’une action proche, espĂ©rĂ©e ou redoutĂ©e. Il se dilate Ă  la dimension infinie, celle de l’absence d’attente.

Sauf exclusivement pour La Chasse au Parrain, à présent. Car voici que si tard- Septante et davantage étant venus- une autre raison de courir est survenue.

Ce qui se passera, pour soi-mĂȘme dĂ©sormais (pour l’univers, on ne sait) : heureuses rĂ©pĂ©titions, plaisants bonheurs, agrĂ©ables redites, ennuyeuses traverses, dĂ©testables faiblesses, l’agrĂ©able vie : repas de famille, amitiĂ©s autour d’une table, livres dĂ©couverts, voyages et villages, rivages et visages, maux de corps et d’humeur : les formes et dĂ©tails changent, mais le fond reste tel qu’en lui-mĂȘme la rĂ©pĂ©tition le fige. Le floute. Le frippe. Le veloute. Septante et plus Ă©tant venus : la vie habillĂ©e de velours.

Aussi, on prend son temps de baguenauder dans la mĂ©moire tel un chaland dont le panier dĂ©jĂ  serait plein. Ydit ne saurait plus dĂ©crire la premiĂšre image d’un pendu : image d’un pseudo Villon sur la couverture d’un livre de poche ?

Gravure illustrant un Ă©dition d’Histoire sur la Guerre de cent ans ? Documentaire ancien sur les conclusions du procĂšs de Nuremberg ? Peut-ĂȘtre mĂȘme ( hypothĂšse la pire)  le trĂšs ancien film de ce Polonais dont le nom Ă©chappe, et qui -sous le corps-, montrait ce que l’abdomen expulse de lui-mĂȘme Ă  cet instant final et sale ?

Pour l’autre personnage mĂąle central dans  son rĂ©cit (on lira que les femmes y ont la part majeure) , Ydit cherche une PremiĂšre Fois dont Marcel MalbĂ©e, dit M.M., Le Parrain, Die Pate serait l’acteur principal. Et il ne parvient Ă  rien. La mĂ©moire se mord les doigts de ne mĂȘme pas savoir mentir assez. Cependant- on le sait, des livres le racontent- nous avons tous des forĂȘts d’images des « premiĂšres fois Â», bulles aux couleurs aigues de rouge et de vert sur dĂ©cor d’ombres pĂąles. L’image- dit-on – s’impose en flĂ©trissure nĂ©cessaire sur la chair molle de la mĂ©moire.

Mais non, pas pour celui-lĂ  : Marcel MalbĂ©e,  dit MM, Le Parrain, Die Pate, semble surgi d’un milieu qui n’aurait pas de dĂ©but. Nulle « PremiĂšre Fois Â». En tout cas, pour cela qui importe, et qu’il disait en prĂ©ambule :

« Tu n’as vraiment pas trop chaud, avec ton joli pyjama, YDIT le Didi ? »

En d’autres temps (de vie, de littĂ©rature), YDIT aurait ici commencĂ© ce qui a Ă©tĂ© un sous- genre littĂ©raire : l’affectueuse liste, celle des premiĂšres fois, par exemple, d’un livre, ou celle des bouteilles de vin blanc ou des cigarettes consommĂ©es/consumĂ©es pour Ă©crire ce gros livre sur l’emploi de la vie, ou des poireaux et pommes de terres indispensables Ă  la confection du dĂźner de Neauphle-le-ChĂąteau.

Ou encore- la tentation perdure, en forme de tendre mais ironique hommage-, une liste n’indiquant nul message sauf elle -mĂȘme.  Ainsi : au cours du trajet entre Montparnasse et chez lui, toujours, Ydit s’arrĂȘte pour explorer les bacs de livres soldĂ©s sur le trottoir de ce magasin spĂ©cialisĂ©. Sur la table Ă  lire, le dernier volume achetĂ© comme pour rien : « Encore une journĂ©e divine Â». Personnage qui monologue en courts extraits, sĂ©ance aprĂšs sĂ©ance, rĂ©pondant aux questions du psychiatre, ainsi devinĂ©es en creux (mais jamais formulĂ©es, comme si la rĂ©ponse importait plus que l’interrogation), dans une chambre de clinique. Le narrateur se prĂ©tend psychothĂ©rapeute lui-mĂȘme,  Ă©crivain, portĂ© par un immense succĂšs, bien que ses livres – essais surtout – soient dĂ©sormais introuvables, et en particulier le plus cĂ©lĂšbre : « Changer le monde Â».  Avec les histoires d’écrivain, on s’y perd.

Une premiĂšre Ă©tiquette-prix, toute petite, sur la couverture, verte, porte : « 4 euros Â». Une seconde, rouge, la recouvre en partie : «  1 euro Â».

Marcel MalbĂ©e, dit M.M., Le Parrain, Die Pate, qui revient sur scĂšne aprĂšs une trĂšs longue Ă©clipse, on n’a en souvenir de lui que des premiĂšres fois de seconde main, Ă©tiquette rouge sur Ă©tiquette verte : solde de solde d’invendu. Invendable, introuvable en magasin, le souvenir du tout dĂ©but de Marcel MalbĂ©e n’a pas de prix stable-ni connu, d’ailleurs. Se peut-il qu’il soit encore vivant ? Vieux, petite retraite, abandonnĂ©, triste, malade : suscitant la compassion des voisins? L’intĂ©rĂȘt lointain du Bar-Tabac PMU ? l’assistance d’une aide-sociale? Et cependant, objectif, si on le trouve : l’exterminer, avec prĂ©cision et lenteur, comme on opĂšre la premiĂšre fois. Cela est le but. Exterminer ce qu’il reste de Marcel MalbĂ©e . BOB et MORANE – Ravageurs DĂ©tectives sans age – sont l’arme.

La premiĂšre fois (on avait dix ans ? douze ans ?) oĂč l’on a pĂ©nĂ©trĂ© chez lui en poussant le lourd velours qui protĂ©geait l’entrĂ©e. AussitĂŽt, en lumiĂšre ( Ă©tait-ce une ridicule statuette portant un piĂštre abat-jour ?) :  le David de Donatello, sur un gros meuble sombre, une commode oĂč il rangeait entre autres ses pyjamas, ses slips blancs Ă  poche. Bien plus tard, YDIT sut ce que la mauvaise reproduction, en dimensions mesquines, avait Ă  dire d’entrĂ©e, ici, dans le petit appartement de cĂ©libataire oĂč nulle image fĂ©minine n’existait.

Dans un manuel d’art, le critique note au sujet de ce David : Â« Le jeune homme s’est libĂ©rĂ© du poids de l’armure qui l’entravait, et dont il n’a gardĂ© que les jambiĂšres.

Sa ‘nuditĂ© hĂ©roĂŻque’- concept en vogue Ă  l’époque dans les milieux culturels florentins nĂ©oplatoniciens – justifiait l’exposition de cette statue dans un lieu public Â»â€Š Mais au moins, chez Marcel MalbĂ©e, dit M.M. dit Le Parrain, – oĂč rien d’hĂ©roĂŻque n’existait – jambiĂšres ou pas, nuditĂ© dĂ©barrassĂ©e des entraves ( un pyjama taille junior ) il faisait chaud, et les toilettes n’étaient pas sur le palier, comme Ă  l’appartement de la famille elles Ă©taient. Sur le palier, c’est glacĂ© l’hiver. Die Pate, c’Ă©tait chaud. On n’aurait pas dĂ» s’y intĂ©resser.

La premiĂšre fois que, on ignore pour quelle cĂ©lĂ©bration ( la communion solennelle sans doute, car c’était Die Pate ), la famille se retrouve avec Marcel MalbĂ©e dit M.M. Le Parrain, Die Pate autour d’une table ensoleillĂ©e, bistrot de campagne, journĂ©e en excursion Ă  Fontainebleau : il y a des fraises chantilly au dessert, pour eux qui manquent d’argent, nous, la famille, c’est un luxe. MĂȘme il y a du sucre en poudre vanillĂ© dans un ramequin de mĂ©tal brillant et propre : on se croirait chez les riches. Le gamin perçoit aussi que la cuisse de Marcel MalbĂ©e, contre la sienne, tous deux en short, porte une chaleur insolite.

Mais c’est Le Parrain. Il y a de la crĂšme chantilly, c’est sucre et vanille, une partie de campagne, du Manet en pyjama bleu et jaune rayĂ©, sur la pelouse, du Renoir en excursion de Belle Epoque. Voila, probablement est-ce ainsi que le garçonnet a pensĂ© dans son ignorance primitive le menu Ă©vĂšnement : on n’a qu’à dire qu’on est dans une peinture.

Dans le roman « Encore une journĂ©e divine Â», ( une sortie de campagne Ă  Fontainebleau ?), achetĂ© un euro chez BookShop (Ă©tiquette seole 1 Ă  4 euros), aussitĂŽt aprĂšs les derniĂšres phrases («  Quoi qu’il en soit, j’ai enfin un exemplaire de  « Changer le monde Â», depuis que j’en parle ! Donnez moi une minute et je vous le trouve Â», p.188 ), et quelques notes de dĂ©tournement,  commence le « catalogue Â» (en date d’impression : mai 2021) de la collection «  NOTAB/LIA Â», chez Les Ă©ditions Noir sur Blanc.

  1. Dernier voyage Ă  Buenos Aires, Louis-Bernard Robitaille
  2. Trois cercueils blancs, Antonio Ungar
  3. Journal d’un recommencement, Sophie Divry
  4. Lutte des classes, Ascanio Celestini
  5. …


Surprenantes coĂŻncidences des titres…

Septante et davantage Ă©tant venus – on le disait Ă  CĂ©cile (complice en Jardin de Giorgio Bassini,cf. Saison 2)- , entrer dans le long plaisir d’un livre devient  plus rare, car l’exigence a grandi. Aussi, en achetant « Encore une journĂ©e divine Â» ( expression provenue de « Oh les beaux jours Â» de ce Samuel qui va traverser en filigrane une partie de la « Lettre de A. Version B Â»), surgit un projet comme on en rĂȘve encore Ă  cet Ăąge ( sĂ©duire OUFA de Rabat, Isabelle de Cadet, devenir ami de Michel ou Malik), ces projets n’en sont plus un, ne peuvent plus ĂȘtre des projets, mĂȘme si toute rencontre hĂąlĂ©e de plaisir est une renonquĂȘte sur l’oubli que Septante et davantage sont venus).


Projet, donc : parvenir Ă  rĂ©unir l’ensemble des romans de cette  collection parus Ă  la date de publication de «  Encore une journĂ©e divine Â» ( tout comme Gil avait rĂ©ussi Ă  retrouver les cent premiers numĂ©ros du Livre de Poche, avant de n’en garder que les couvertures). Probablement, un bon nombre n’existe plus ailleurs que dans la RĂ©serve de la BibliothĂšque Nationale. FrĂ©quenter la BibliothĂšque, ne pas bavarder devant le comptoir d’accueil, ne pas sortir boire un cafĂ©, ne pas entreprendre un Ă©change vain mais joli avec la conservatrice du rayon Tourisme. Lire les 63 romans ( le 64 Ăšme, c’est tout juste fait : « Encore une journĂ©e divine Â»). Ce seraient autant de « PremiĂšres Fois Â» : YDIT n’ a jamais lu aucun des auteurs du catalogue. Belles dĂ©couvertes ? PĂ©nibles abandons page 47 ?

Pendant ce temps, sur le balcon du voisin, une adolescente Ă  la Maynet gratte sa guitare bavarde comme pour croire Ă  des histoires de trottoir et d’aurevoirs. On peut en rester lĂ . Tranquille. Guitare. Paisible. Liste de romans Ă  lire. Serein. Rencontres Ă  dĂ©couvrir mieux. On peut. On pourrait. S’installer dans l’immobile silence de l’attente de rien.

IngĂ©nue façon de se prĂ©server, de ne pas s’y mettre, Ă  l’Ă©criture de

La Chasse au Parrain ?

Septante et davantage Ă©tant venus, cette sorte de projets amusants et inutiles – comme d’aller au terme d’une liste pourtant non fermĂ©e –  marque bien ce qu’il reste Ă  faire, maintenant, c’est-Ă -dire l’exact contraire : s’occuper de ce creux qui fut creusĂ© jadis par les mots du Parrain. Par ses demandes, ses offrandes, ses voyages et les cordelettes de pyjama. Puis- Tranquille, Paisible, Serein : le dĂ©pecer, Ă  mains nues, de prĂ©fĂ©rence.

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Didier JOUAULT, pour YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode HUIT : premiÚres fois que, journée en excursion à Fontainebleau. On peut suivre chaque semaine, almost. Sauf cette fois : congés, tout le monde part, nul ne lit. Donc. Prochain épisode : Mercredi 1er novembre, on aura du temps cet aprÚs-midi là. Ou bien, la flÚche <== en bas servira pour activer le retour en arriÚre.

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YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode SIX : noué du col au bout de sa branche.

INCIPIT : On aurait pu commencer ainsi : « Cela faisait quelque temps que nous envisagions de reprendre notre Ă©change autour d’un thĂšme paradoxalement peu abordĂ© dans Une autobiographie allemande, la littĂ©rature » (HĂ©lĂšne CIXOUS/ CĂ©cile WAJSBROT , « Lettres dans la forĂȘt », L’extrĂšme Contemporain, 2022)
Mais on a choisi ça :

Note (brĂšve pour une fois ) de Madame FrĂ©dĂ©rique, ex-assistante, dĂ©positaire du paquet envoyĂ© par un ex-patron nouvellement disparu : « Lettre de A. Version B » :

Y.d’I ( je prĂ©serverai son anonymat, ceux qui le connaissent le reconnaissent) prĂ©cisait, sur un post-it rose un peu dĂ©collĂ©, dont le texte semble repris dans le corps de « Lettre de A. » : 

« Rien de tel qu’une parodie affectueuse pour commencer. Pour recommencer, aprĂšs tous ces temps de silence en ligne. BOB et MORANE. Le VIEUX SAMUEL. N’aurait pas Ă©tĂ© content, The Old Sam, de ce verbiage caquetĂ©. Tant pis. c’est ainsi. »

TEXTE de YDIT , « LETTRE de A Â» ,version B.

Rien de tel qu’une parodie affectueuse pour commencer. Pour recommencer, aprĂšs tous ces temps de silence en ligne. BOB et MORANE. Fin de partie, Septante et davantage Ă©tant venus. Bob MORANE, de Henri VERNES, lecture des treize ans, annĂ©e des premiers titres, sans doute aussi l’Ă©poque (finissante bientĂŽt? Le gamin grandissait trop ? La pubertĂ© peu Ă  peu Ă©paissit les aplats ?) l’Ă©poque ou s’achevait ( enfin ! ) le temps de ce DIE PATE, Marcel MalbĂ©e, qu’on s’attend Ă  voir surgir, qu’on s’attend Ă  entendre- mais qui diffĂšre sa diffĂ©rence ?  » Je suis content de te voir« , profĂ©rait-il chaque dimanche pour le dĂ©jeuner famililal. Te voir, et pas que. Bob MORANE et l’Ombre Jaune, image du mal. BOB et MORANE et DIE PATE, image de quoi ? De l’erreur consentie ? Les DĂ©tectives – ravages et le Parrain-sauvage qui font trop bon mĂ©nage ?l’horreur de l’erreur : n’avoir pas su dire NON ?

Voici que l’on s’engage donc pour quelques dizaines de milliers de mots, cent quatre-vingt mille minimum  dit le compteur, – sans compter les ajouts inutiles et indispensables- et pour beaucoup de jours de travail, d’écriture, de biffures, d’aventures et d’impasses. Comme toujours et partout depuis le Big Bang, il n’est pas possible de partir de rien ou presque rien. Dans le rĂ©cit -donc dans votre futur-mais aussi dans le passĂ© dont le rĂ©cit se constitue, errent  encore des figures ( des troupes ? des tropes ?) et des personnages : simples silhouettes ou trĂšs omniprĂ©sentes hĂ©roĂŻnes; fulgurants hĂ©ros; passagers figurants qui passent en tenue de Rien et qui marchent de concert dans un dĂ©cor de vide et de silence. C’est ainsi qu’on Ă©crit le passĂ©.

Ceux  qui furent pendant la saison un ( celle des SĂ©quences Publiques d’Oubli) ou pendant la Saison deux (le labyrinthe de Ferrare depuis la tombe de Giorgio Bassani jusque aux yeux  noirs d’une hĂŽtesse : Silvia),  et tous les comparses d’avant – jamais venus au jour – ceux qui ont Ă©tĂ©  les parallĂšles de chemins anciens, elles et ils sont tous lĂ , encore :

personnages qui secouent la nuque et les cuisses, tapent du sabot et dans les mains (chantent-ils en cƓur ? ) puis regardent vers les nuages velus et la terre ouverte. Ici, prĂȘts. La vie est une rĂ©serve de personnages comme on dit rĂ©serve sauvage. Et l’AUTRE, nouĂ© du col, sauvage dans le silence.

Le rĂ©cit d’aujourd’hui c’est comme le visage d’un vieil homme dans le miroir d’une ancienne brasserie au temps oĂč l’on fumait : moi, Y.d’I dit YDIT, mĂȘmes traits, mĂȘme chair et dans la superposition des peaux s’aperçoit la trace multiple des rencontres, les rides d’expression. Tous les anciens passagers de la vie, de toutes ces vies, Septante et plus Ă©tant venus, restent lĂ , restent ensemble, mĂȘme si l’on n’aperçoit plus dĂ©sormais que les ultimes acteurs. Dans cette (cette fois impudique) mise en scĂšne de moi (Y.d’I.) le plateau qu’on traverse entre Cour et Jardin compte moins que les machinistes en coulisse, les maquilleuses en loge, les spectateurs du balcon, les filles en short qui passent dans la rue, dehors, la rue, dehors, toujours. La mĂ©moire est usĂ©e comme une vieille souffleuse de comĂ©die.

Toutes et tous sont lĂ , secouant nuque et cuisses, pour la danse tribale convoquant les Grands Esprits. On les voit qui tapent des pieds, chantent en chƓur, puis tournent leurs yeux vers les nuages fertiles d’oĂč tombe l’averse du souvenir. Pas orageuse, pas larmoyante.

PrĂȘtes et prĂȘts ? PrĂȘts et prĂȘtes ! Roman ! Images !

Apprendre, par exemple, pour Hanged James, rigide et pĂąle dans sa fenĂȘtre, nouĂ© du col au bout de sa branche,  savoir ( pas imaginer, non, savoir ) ce que son DIE PATE Ă  lui avait pu imposer Ă  son corps, Ă  ses gestes, Ă  sa faiblesse, Ă  ses yeux, Ă  sa tendresse, souvent ou pas, en douceur ou pas, dans la caresse du lit ou la brutalitĂ© de l’escalier, avec bassesse ou malice, avec la bouche ou les mains et quoi de pire, en jouant l’amour peut-ĂȘtre ? SAVOIR pour cet autre, Hanged James (on va le prĂ©senter ensuite), Ă  quoi son vieux DIE PATE jouait avec ce jeune corps, en disant seulement la cynique force du sexe sans doute, SAVOIR ce qu’on avait osĂ© imposer Ă  celui-lĂ , James pas encore Hanged,  qui- vingt ans aprĂšs- n’en pouvant plus d’avoir Ă©tĂ© cela, et seulement cela, ce corps exploitĂ©, ce territoire de silence, cette taniĂšre de conscience victime et coupable, -car lui non plus n’avait pas fui ou dĂ©noncĂ©, n’avait pas su dire « NON Â» dĂšs le premier geste – lui qui avait fini- douleur et culpabilitĂ©- par se pencher si fort au bout de sa branche qu’il en Ă©tait tombĂ© pendu ? SAVOIR, comment avait Ă©tĂ© sa terre de dĂ©tresse?

Alors que, – telle est la stupeur Septante et davantage Ă©tant venus- Ă  une autre Ă©poque, mais c’est la mĂȘme au fond, l’époque de la complicitĂ© en silence, YDIT, lui, dans la proximitĂ© nocive mais jouisseuse de Marcel MalbĂ©e dit M. M. dit Der Pate, lisant Bob Morane,  recevait d’identiques demandes, voyait avec les mĂȘmes yeux les mĂȘmes gestes ou presque, devinait que la cordelette du pyjama de gamin serait dĂ©nouĂ©e par la main du vieux, comme une sale histoire,  parce qu’on a trop chaud, non? Bleu et blanc, rouge et vert, le pyjama (certes pas de lin blanc  ça coĂ»te trop cher, on n’avait pas d’argent, nous, seulement Die Pate, un peu davantage, voiture, couscous chez le Marocain)

« Tu n’as pas trop chaud avec ton joli pyjama, Ydit ? »

Alors que YDIT avait appris avec surprise et connaissait sans Ă©tonnement les possibilitĂ©s de ces deux corps, le corps jeune, le vieux corps, des parcelles de corps plutĂŽt, bien prĂ©cises, trop prĂ©cises, ici commence et lĂ  cesse vite le corps intĂ©ressant, et que selon toute probabilitĂ© cela ressemblait aux postures et glissements d’épidermes ou de salives entre James pas encore Hanged et son vieux DIE PATE Ă  lui


Et pourtant, telle est la stupeur Septante et davantage Ă©tant venus, l’un- James – traverse les Ă©pisodes parfois joyeux de la vie, sans jamais renoncer au terreau invalidant de la souffrance mĂ©morielle, au point d’ĂȘtre Hanged un petit matin, au bout de la branche, pendu... Et pourtant l’autre -YDIT le Didi-  parcourt la vie comme si la mĂ©moire avait subi l’extinction d’une race : les souvenirs, et caracole dans le bois pour le footing quotidien, et vole en avion vers des villes jolies, ou des amis, pour visiter des musĂ©es ou des gens, prononcer des mots en public, partager des bonheurs en intime, regarder les filles en privĂ©.

La diffĂ©rence de James et YDIT, le pendu et le rieur, ( on dirait une fable ), comment la comprendre ? L’injustice, comment l’accepter ? La distance, comment l’effacer ? Pourquoi le sourire crispĂ© au bout de la corde et de la nuit pour l’un, et pour l’autre le chantonnement guilleret des jours sans crĂ©puscule ?

En parler, encore parler de Marcel MalbĂ©e, dit MM, dit Le Parrain, grand amateur de pyjamas pour garçonnets, au point de collectionner les catalogues de « La Redoute Â» ?

Reste l’explication de ceci trouvĂ©e si tĂŽt : l’écriture.

Comme un marais, un dĂ©sert, une jungle, une caverne, une ruine, une Amazone : de quoi traverser ! Ecrire est ce qui permet de traverser. Aussi : l’Ă©criture comme un balais de chantier poussant les gravats dans le fossĂ© au bout du champ. On nettoie et ça comble.

On recommence, alors ?

On hésite, aussi.

On tente de regarder l’anxiĂ©tĂ© au creux du ventre, au bout des yeux, dans le pli du sexe, lez zones friables de l’humain, mais rien Ă  faire. Oui, bien entendu,  « ça recommence Â», d’Ă©crire, et comme c’est inquiĂ©tant, sourd, lourd, fuyant. Mais aussi, quelle autre ligne de fuite plus certaine? Quel autre nacelle Ă  hydrogĂšne pour quitter la ville intĂ©rieure, alors que l’émeute du vide flambe sur sa propre absence ?

_______________________________________________________________________________________________Didier JOUAULT, pour YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode six : nouĂ© du col au bout de sa branche. .

A suivre, chaque semaine, ou presque, pour tant et tant de semaines qu’on a le temps. TROIS ANNEES, un peu commencĂ©es. Prochain Ă©pisode (on en saura plus sur Le Parrain) : mercredi 18 octobre, temps vespĂ©ral.

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YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode CINQ : Lire ceci, sans vous agacer, de préférence.

INCIPIT : On aurait pu commencer ainsi :  » Toutes les images disparaitront .  » ( Annie ERNAUX, « Les AnnĂ©es », Gallimard, 2008)
Mais on a choisi ça :

Note de Mme Frédérique.

« L’assez important volume que reprĂ©sentait, sur mon bureau, la Lettre de A.-Version B., titre inspirĂ© de l’Incipit de «Port Soudan», Ă©tait formĂ© de textes trĂšs diffĂ©rents. Il s’agissait en gĂ©nĂ©ral de tirages imprimĂ©s, parfois de notes encore manuscrites mais oĂč les corrections (prĂ©paratoires Ă  l’impression) paraissaient lisibles, d’une sous-enveloppe oĂč se trouvait la clĂ© USB «  Images Â» : de nombreuses photos en large partie rĂ©cupĂ©rĂ©es sur le net, et mĂȘme de quelques photocopies de passages d’ouvrages,

soigneusement rĂ©fĂ©rencĂ©s…

Il va de soi que l’ensemble, pas si disparate que mon  ex-patron paraissait l’affirmer, avait fait l’objet d’une prĂ©paration : presqu’un ordre de « saisie Â» pour un opus final, au moins dans sa version 1. Celle qui dit tout.

Seules les photos, peut-ĂȘtre, avaient Ă©tĂ© rangĂ©es par ordre de thĂšmes ( ou de personnages ) plus que par ordre chronologique. Un petit nombre de tirages papier provenait d’une Ă©poque Ă  format carrĂ©, Noir et Blanc, bords dentelĂ©s.

AprĂšs avoir un peu fouillĂ©, j’avais- je l’avoue- Ă©tĂ© surprise : si les femmes, et les histoires de femmes, foisonnaient, venues du rĂ©el ou tirĂ©es du virtuel ; si les reprĂ©sentations de « pendu Â» du Tarot semblaient anormalement nombreuses ; si ( bizarrement ai-je d’abord cru) des extraits de publicitĂ©s par correspondance, pages pyjamas, et surtout des reproductions d’oeuvres peintes se froissaient au fond du dossier, on ne trouvait aucune photographie de MARCEL MALBEE, nommĂ© M.M., Le Parrain dit Der PATE.

L’ensemble tĂ©moignait d’une rĂ©elle volontĂ© d’organisation soigneuse, presque mĂ©ticuleuse, sous un aspect facile, lĂ©ger en somme. En cela, je retrouvais cet usage de mon ancien directeur, habituĂ© Ă  couvrir son anxiĂ©tĂ© par une couche  qu’on aurait dit de dĂ©sinvolture. Souvent, cela lui avait nui auprĂšs des SĂ©rieux.

En tĂȘte figurait ceci   Â« Madame  FrĂ©dĂ©rique, ne m’en veuillez pas, mais si jamais vous vous engagez dans ce labyrinthe en trompe-l’Ɠil, avec mes encouragements (comme toujours) il faudrait commencer par lire ceci, sans vous agacer, de prĂ©fĂ©rence. Â»

J’avais donc lu : Citation liminaire ( encore Olivier ROLIN).

« Il y aura je le pressens pas mal de portraits de jeunes filles, jeunes femmes, beautĂ©s entrevues, touchantes, dans ce livre qui commence (j’ai bien l’air de commencer). Dois-je m’en excuser ? C’est ainsi : rien, dans le chatoiement immense du monde, ne m’a plus Ă©mu, rien, mĂȘme pas la beautĂ© de l’art, de certains tableaux, certaines piĂšces musicales que j’ai goĂ»tĂ©es et Ă©coute sempiternellement cependant que j’écris  (
) Entreprenant de relever quelques-unes des traces que le monde a dĂ©posĂ©es sur moi, qui m’ont dessinĂ©, raturĂ©, surchargĂ© comme un palimpseste, je ne vois pas de raison de ne pas cĂ©lĂ©brer celles qu’y ont laissĂ©es, Ă  leur  insu la plupart du temps, ces figures fĂ©minines qui furent un moment pour moi l’image de la beautĂ© et de la joie.(
) la lĂ©gĂšretĂ© de ce qui vous ravit en passant puis que le vent ( le temps) emporte
 certaines, je ne les ai mĂȘme jamais vues Â».

(Olivier ROLIN Â«  ExtĂ©rieur au monde Â», page 22-23, toutes les citations proviennent de l’édition Folio de 2019) , signalait le dossier. Par la suite je me dispenserai  de redonner la source.)

Un deuxiĂšme feuillet d’imprimante-maison, en tirage vert clair,  prĂ©sentait ceci :

















BOB et MORANE :

.

« -Bonjour, dit BOB

-Bonjour, dit MORANE

– Tu crois qu’on peut commencer comme ça ? dit Morane aprĂšs un temps (c’est une hĂ©sitante sans dĂ©tente)

– Si on Ă©tait dans un « roman« , on pourrait, dit Bob, sortant de sa tente et sans attente, toujours pressĂ© de passer. Pas de parler. (C’est un mutique sans toc.)

– Mais, on n’est pas ? interroge Bob

– On n’est pas ! confirme Morane.

– Dans quoi on est, alors ?

-Ah, ça, on est dans la 


-La .. ? ici ? On est ?

-Pour sĂ»r ! On y est ! Â»

MORANE et BOB ( détectives secrets et suspects, dectectives -ravages, engagés sur recommendation de FRED, ils mettront en oeuvre , dans de nombreux épisodes, leur talent de camouflage, voire de camouflet): 





















.

Y.d’I ( je prĂ©serverai son anonymat, ceux qui le connaissent le reconnaissent) prĂ©cisait :  « Rien de tel qu’une parodie affectueuse pour commencer. Pour recommencer, aprĂšs tous ces temps de silence en ligne. Â»

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Didier JOUAULT, pour « YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Ă©pisode CINQ : Lire ceci, sans vous agacer, de prĂ©fĂ©rence. A suivre, une fois par semaine, plus ou moins- on verra ! Le prochain ( douloureux, initial) : « NouĂ© du Col » est programmĂ© ( quoi qu’il arrive ! )le mercredi 10 octobre. DĂ©sormais, sauf exception : chaque mercredi aprĂšs- midi. Entre 14 et 17 heures. C’est ainsi

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YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Episode QUATRE  : « Il avait obtenu que je le rejoigne»

INCIPIT : On aurait pu commencer ainsi :  » C’Ă©tait la fin du mois de septembre. » ( DOA, « Ligne de sang » , Gallilmard, Folio Policier, 2010)

Note de Madame Frédérique :

La ville dont je frĂ©quentais quotidiennement la Tour n’avait connu sa lĂšpre que sur les murs des bidonvilles. Mais l’infinie arrogance voisine des immeubles luxueux de « La DĂ©fense Â»-bureaux et sociĂ©tĂ©s au Nord-ouest parisien- avait introduit la droite verticalitĂ© du pouvoir, effaçant le grouillement indistinct et horizontal des bidonvilles.

Nanterre, annĂ©es 90. J’y Ă©tais le chef de cabinet ( on n’écrivait pas encore cheffe) d’un haut fonctionnaire dĂ©butant, vers l’un des Ă©tages Ă©levĂ©s. Sans doute avais-je plus de dix ans de moins que lui ( drĂŽle de formule qui lui aurait dĂ©plu ), mais il me trouvait « efficace Â», et je l’estimais rigolo- dans la mesure du possible. Lorsqu’il sortait de son bureau pour me parler, affaire de service, je veillais Ă  ne pas exposer mon dĂ©colletĂ© – comme on disait Ă  l’époque :

Mais YDIT veillait avec soin Ă  ne pas regarder. Il n’usait pas de mon prĂ©nom, Ă  l’inverse des autres, partout, qui osent la diffĂ©rence du comte et du valet.

Lui s’adressait Ă  moi par « Madame ».

Je lui avais dit, dans les dĂ©buts, Â« Monsieur, vous pourriez m’appeler FrĂ©dĂ©rique Â». Il avait rĂ©pondu, souriant : Â« Et m’appellerez vous Y. ? Â». J’avais Ă©videmment dit non : dans nos milieux, Ă  ce niveau, cela ne se faisait pas.  Et lui «  Alors, je resterai sur ‘Madame’ Â».

Nous Ă©tions parmi les plus jeunes de la Tour, un peu Ă©loignĂ©s des signes extĂ©rieurs de respect et des coutumes compassĂ©es par lesquelles les habitants des Ă©tages supĂ©rieurs semblaient tenir Ă  manifester leur pouvoir – que nous estimions illusoire. L’avenir l’a prouvĂ© ( drĂŽle d’usage des temps).

Ensuite, nous avons Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s par les mouvements assez dĂ©sordonnĂ©s des fonctionnaires soumis Ă  « la mobilitĂ© obligatoire Â». Je voyais son nom, rĂ©sumĂ© par ses Initiales Y . D’I. , dans les pages du Journal Officiel, jours des nomination dites «  mesures individuelles Â».

Puis, Ă  deux reprises- nous avons de nouveau travaillĂ© ensemble, en particulier quand, choisi par un ministre pour intĂ©grer son « Ă©quipe rapprochĂ©e » ( qu’aurait Ă©tĂ© une Ă©quipe reprochĂ©e?..), il avait obtenu que je le rejoigne, comme assistante personnelle. Pendant cette pĂ©riode lĂ  aussi – courte car dĂ©cevante (mais il aurait dĂ» s’en douter), – nous avons beaucoup ƓuvrĂ© dans un mĂ©lange de proximitĂ© complice, d’humour sans humeur, de dĂ©vouement et de dĂ©rision. Parfois, quand il quittait le bureau trĂšs tard, mal nourri par le plateau-repas qu’apportait un jeune huissier ( qu’il avait rĂ©ussi lĂ  encore Ă  faire nommer prĂšs de lui ensuite, il aimait le sentiment de proximitĂ©), Y.d’I. laissait un message, au sujet de telle entrevue du soir : « Madame FrĂ©dĂ©rique, vous devriez raconter cela, un jour Â». L’huissier le dĂ©posait sur mon bureau en dĂ©barrassant...

Il pensait en effet que j’entretenais avec la narration un lien d’Ă©crivain masquĂ©. Une sorte de double vie. La narration comme amoureux cachĂ© dans le placard. Mais nous n’avions pas le temps de visiter les placards.

Lorsqu’il est parti Ă  la retraite, carriĂšre proprement accomplie, j’étais en poste Ă  Dakar (j’avais aussi parcouru mon propre chemin). L’Ambassadeur n’avait pas hĂ©sitĂ© Ă  me permettre un bref voyage pour cĂ©lĂ©brer, avec peu d’autres- la cessation d’activitĂ©s. Y.d’I. (mais tout le monde dans le mĂ©tier le nommait YDIT). YDIT, de plus en plus Ă©loignĂ© d’un respect des traditions, avait organisĂ© une sorte de sĂ©quence mĂ©moire qui traversait plusieurs des lieux oĂč nous nous Ă©tions, les participants et lui, croisĂ©s. Il n’avait pas invitĂ© le ministre, mais le jeune huissier – oui, certes en moins jeune. Le jeu de piste avait durĂ© 48 heures, y compris la nuit dans un manoir de la Sarthe- glacial, pĂ©nombreux, chambres Ă  quatre ou six lits, presque un gite de randonneurs. Mais l’inĂ©vitable cheminĂ©e pleine Ă  craquer des ormes voisins. Et la prĂ©visible fumĂ©e d’une biche traversant la lisiĂšre. Il aimait les mots comme LisiĂšre, FumĂ©e : les mots de l’incertitude.

Nous servant un whisky de choix ( il ne cachait ni  ses goĂ»ts, ni ses excĂšs)- il m’avait rĂ©pĂ©tĂ© : « ChĂšre FrĂ©dĂ©rique, vous devriez raconter cela, un jour Â» .

Mais je n’avais jamais eu ni le loisir ni le dĂ©sir, et d’ailleurs YDIT mĂȘme, souvent, avait pillĂ© mon temps. Puis, certes, nous avions souvent ri et souri, parfois ensemble veillĂ© tard, mais la lĂ©gion d’honneur avait Ă©tĂ© pour lui – et pour moi une mince mĂ©daille du travail. Pour lui une opulente prime, pour moi des babioles.

Et, le livre d’Olivier Rolin, rĂ©-ouvert au hasard d’un carton voyageur :

« C’est Ă  Port-Soudan que j’appris sa mort. Les hasards de la poste dans ces pays firent que la nouvelle m’en parvint assez longtemps aprĂšs que mon ami eut cessĂ© de vivre. Un fonctionnaire dĂ©guenillĂ©, dĂ©figurĂ© par la lĂšpre, porteur d’un gros rĂ©volver noir dont l’étui Ă©tait nouĂ© Ă  le ceinture par une laniĂšre de fouet en buffle tressĂ©, me remit le lettre vers la fin du jour. Â» O.ROLIN, ibid)

La lettre -on s’en doute- formait en rĂ©alitĂ© une volumineuse suite de paquets. S’y trouvait, un peu en fatras, de nombreux textes, documents, extraits. Â« VoilĂ  de quoi vous y mettre tout de mĂȘme, Madame, depuis le temps que je vous le demande ! Â». Je voyais son visage amusĂ© contredisant l’aspect faussement rugueux de la consigne.

Du bidonville de Nanterre Ă  la Tour du Pin, oĂč il avait vĂ©cu la fin de sa vie, les Ă©crits formaient comme une galerie en plein vent de photographies ( grilles d’un palais, murs d’un musĂ©e), un rĂ©cit lacunaire et discontinu, que j’estimais au fond – Ă  dire vrai- plutĂŽt dĂ©nuĂ© d’intĂ©rĂȘt. Mais, de 1950 Ă  2020 – l’annĂ©e oĂč il atteignait «  Septante et davantage », se dessinaient peu Ă  peu les grandes lignes d’une narration, les formes floues d’une histoire : non seulement celle d’un homme ( Ă  quoi bon ? Il y en a tant et qui tant se ressemblent ! ), mais autant celle d’une  sociĂ©tĂ©, de personnages dans une sociĂ©tĂ©, la nĂŽtre. FumĂ©es, lisiĂšres.

Et bien sĂ»r moi aussi j’étais dedans. On voyait aussi – avec une rĂ©gularitĂ© quasi maladive- un autre qu’il nommerait toujours en se demandant « pourquoi lui et pas moi » : Hanged James.

« Madame FrĂ©dĂ©rique, vous devriez raconter cela, un jour Â».

En effet, il Ă©tait temps de s’y mettre. Il y avait longtemps qu’il ne m’appelait plus «  Madame Â», en rĂ©alitĂ©, nous avions fini par trop nous apprendre intimement… ConsidĂ©rons  alors que ce rĂ©cit en train de commencer peut devenir une autre version de l’enquĂȘte menĂ©e par celui de « Port-Soudan Â», le hĂ©ros parti Ă  la recherche d’une explication de l’absence, d’une interprĂ©tation du silence, une enquĂȘte menĂ©e par un double, un lien, un chien, le lien : le sien.

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Didier JOUAULT, pour « YDIT-BLOG, nouvelle saison, saison 4, Ă©pisode QUATRE « Il avait obtenu que je le rejoigne», A suivre…chaque semaine ou plus, ou moins. pendant trois ans … Patience ? Prochaine fois : JEUDI 5 OCTOBRE, heure habituelle .

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YDIT-BLOG, Nouvelle saison, saison 4 Episode TROIS : Le retour du narratif intempestif, un temps festif.

Note de Madame FrĂ©dĂ©rique :

Depuis quelques annĂ©es, dans le sud,  Y.d’I dit Ydit  occupait les soirĂ©es, en hiver, en rĂ©digeant une sorte de feuilleton publiĂ© sous la forme d’une espĂšce de blog – mĂȘme s’il dĂ©testait ce mot, archaĂŻque. Dans une premiĂšre sĂ©rie (commencĂ©e comme si elle ne devait jamais s’interrompre) se succĂ©daient Ă  rythme assez rĂ©gulier des «  vignettes Â» collĂ©es sur les pages de sa mĂ©moire : scĂšnes de la vie, du mĂ©tier, des amours et des oublis de vivre. Par ironie, l’objectif avait Ă©tĂ© d’un prĂ©tendu effacement de  mauvais souvenirs,  en les racontant. Echec certain. Il aurait dĂ» le prĂ©voir.

Il m’avait Ă©crit : « Madame FrĂ©dĂ©rique, vous vous ĂȘtes amusĂ©e Ă  ma derniĂšre «  SPO Â», tout en l’estimant un peu hermĂ©tique, et, je vous le confirme : faire court et dense, puis investiguer, Ă  la poursuite d’images si possible discordantes, posant la ligne d’humour, dĂ©pense une belle part de mon temps- mais je n’en manque plus. Â»

Ensuite, parce que je l’avais interrogĂ© sur l’interruption assez brutale aprĂšs deux ans et demi de parutions, il m’avait rĂ©pondu, par un long texto :  l’obligation Ă  lui par lui-mĂȘme imposĂ©e, publication rĂ©guliĂšre, ton de prĂ©fĂ©rence badin, touche d’humour( ?) , avait fini par lui peser.

Le plaisir devenait devoir. Il s’ennuyait de

se contraindre.

Il prĂ©fĂ©rait marcher Ă  la lisiĂšre des bosquets du Perche oĂč il louait de successives petites maisons : fonctionnaire dĂ©guisĂ© (mal) en mini-bourgeois local. Il ne dĂ©sirait pas qu’on choisĂźt pour lui le rythme de ses parcours.

AprĂšs la longue pĂ©riode consacrĂ©e Ă  rĂ©diger son roman «  Le jardin de Giorgio Bassani Â», puis Ă  l’attente des rĂ©ponses toutes nĂ©gatives d’éditeurs tous enthousiastes, encore diffĂ©rĂ©es par le renfermement gĂ©nĂ©ral du «  confinement Â»,…

…il avait engagĂ© une deuxiĂšme sĂ©rie de publications, dĂ©coupĂ© le rĂ©cit, inventĂ© ou retrouvĂ© des images, lĂ  encore souvent distanciĂ©es du texte, avec une volontĂ© d’humour et cette propension Ă  l’érotisme quasi adolescent que je ne lui avais jamais connue- mais notre relation Ă©pisodique de travail n’y prĂȘtait guĂšre, mĂȘme lorsque nos veillĂ©es au cabinet du ministre façonnaient un semblant d’intimitĂ© gaie et fugace.

(« Coupez vos phrases, Madame FrĂ©dĂ©rique » – aurait-il dit en me lisant aujourd’hui.)

Je me souviens qu’il avait  Ă©prouvĂ© une vraie difficultĂ© Ă  en terminer avec la publication, il aimait le rĂ©cit, le dĂ©cor (FERRARA), les personnages dont l’énigmatique logeuse Silvia,– Silvia, on pouvait douter de sa rĂ©alitĂ©, non de son existence- ni des mensonges ni de l’Histoire des Juifs de FERRARE.   Comme s’il eĂ»t Ă©tĂ© un Ă©crivain vĂ©ritable, ce Ă  quoi il ne prĂ©tendait Ă©videmment pas, YDIT avait regrettĂ©  la brusque et virulente solitude qu’apporte le mot « FIN Â».

Si violent, disait il.

Dans la vie ou les romans, on hĂ©site Ă  ça : « FIN Â».

Cependant, il faut.

Surtout Septante et davantage étant venus.

Septante et plus, c’est tard, dĂ©jĂ .

Quelques mois plus tard, une «  Saison 3 Â» -intitulĂ©e « saison Â» par dĂ©rision parce qu’il s’avouait friand de « sĂ©ries ARTE ou NETFLIX », avait commencĂ© difficilement, s’était continuĂ©e dans l’insatisfait, puis s’interrompait abruptement sous le flux ( relatif au nombre total de lecteurs : Ă  peine plus de 3000 tous sites et rĂ©seaux  confondus) de messages nĂ©gatifs : on n’y comprenait rien, Ă  ce nouveau blog, c’était mal Ă©crit, les habituelles images perdaient tout sens rĂ©duites Ă  elles-mĂȘmes, ça partait dans toutes les directions mais aucun sens.

Des filles en photo et en marge, s’il y a du texte au coeur, passe encore, mais sinon ça commençait Ă  signer monomaniaque.

Je partageais ce mĂ©contentement, plutĂŽt cette dĂ©ception. Si le  texte ne portait plus assez, les images dĂšs lors se voyaient trop : dĂ©rision, dĂ©tournements, dĂ©calages, montages arrogants, filles Ă  moitiĂ© nues ( et souvent davantage) 
 . YDIT aurait dĂ©testĂ© ce genre de commentaire, « retours du fonds puritain ». Mais…

Sans doute n’avais-je mĂȘme pas regrettĂ© que ne parviennent plus, dans mes «  notifications Â», les publications rĂ©guliĂšres de mon ex-patron. Et je ne garde pas le souvenir d’avoir perçu un « manque Â» : l’affaissement  progressif du plaisir de lire. Vite- comme souvent- l’Ă©puisement des  » signaux » provoquait l’Ă©loignement de l’homme.

Ensuite -combien de temps plus tard ? Un an ou trois ? – Ă©tait parvenu l’envoi dit  » Lettre de A, version B « , l’objet de mon travail, l’envoi qui va nous relier -vous et moi- pour des mois, au moins trente-six mois : j’avais reçu un Ă©pais volume de papiers, d’enveloppes, de collages,  presqu’un carton d’Ă©tudiant dĂ©mĂ©nageur, accompagnĂ© de clĂ©s USB Ă  forte capacitĂ©, peu utilisĂ©es, le dĂ©pĂŽt appelĂ© ici

« Lettre de A., Version B Â».

« Lettre de A. » – mĂȘme s’il modulait «  version B. », le fatras semblait-il dĂ©sorganisĂ© portait tout de mĂȘme le principal message : une disparition.

Impossible, aussi, d’Ă©chapper au devoir de faire-part.

Et nous voici ici sans soucis, vous et moi, pour des mois et des moi d’Ă©moi (?).

Monsieur Y.d’I., dit YDIT, le Didi, pas sĂ»r que je vous remercie du poids.

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Didier JOUAULT, pour YDIT-BLOG, Nouvelle saison, saison 4 Episode TROIS : Le retour du narratif intempestif, un temps festif. A suivre, chaque semaine, ou plus ou moins…Prochain Ă©pisode : Lire ceci sans vous agacer, DIMANCHE 30 SEPTEMBRE , vers l’heure de VĂȘpres, coca light, thĂ© lapsang, gin tonic ? Parfois le dimanche, mais ce sera surtout le mercredi.

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode DEUX : Dans la tour Ă  NANTERRE, « Lettre de A, version B ».

INCIPIT 1 : On aurait pu commencer ainsi : « Quand Pierre-Alain, mon pĂšre, Ă©pousa Marie-Jeanne Le Goff, il n’avait qu’une lieue Ă  parcourir pour passer de la ferme de Kerveillant, en PlozĂ©vet, au bourg de Pouldreuzic oĂč il allait vivre dĂ©sormais avec sa femme. »( Pierre Jakez HELIAS, « Le Cheval d’Orgueil », Plon, 1975).

Mais on a choisi ça :

Note de Madame Frédérique : Post-it jaune sur la couverture

du paquet adressĂ© chez moi au nom de « Madame FrĂ©dĂ©rique Â», parmi sept autres :

« Radio de nuit, courriels du matin, livres du midi, amis du soir : une atmosphĂšre Ă  Ă©couter du Baschung Ă  plein tube, un verre de MacAllan dans la main, voila ce qui a lieu cent ans aprĂšs 1922, et qui n’était pas si mal, quatre ans aprĂšs 1918, 1922, et qui surprend un peu, Septante et plus Ă©tant venus, et qu’on regarde les Ă©talages des libraires, les vitrines des rĂ©fugiĂ©s, les archives des boucheries, les innombrables copies de VĂ©nus, -et celle du Titien qui est le premier nu peint et montrĂ© – parfois – sans prĂ©texte mythologique. 

On ne peut pas montrer du doigt  » l’Origine du Monde » sans se le mettre dans l’oeil, Ă©crivait LACAN.

Puis commence le TEXTE de la «  LETTRE d’A Â», Version B, reçue  de mon ex-patron :

TEXTE de YDIT : Alors ça pourrait commencer ainsi :  sur l’écran noir et blanc dans un cadre serrĂ© on verrait d’abord un bidonville, Ă  Nanterre par exemple,   avec tout ce que cela signifie un bidonville en terme de misĂšre,  en terme de dĂ©sordre par rapport Ă  l’imaginaire de la ville, en termes d’absences de la simple humanitĂ© de douleur et d’abandon, en absence d’espĂ©rance, en termes de  solidaritĂ©. Cent ans plus tard que 1922. C’est l’image d’un chaos. Et puis la camĂ©ra se dĂ©placerait :   un zoom  dans le temps nous montre une presque ville construite avec des matĂ©riaux puissants et riches, du bĂ©ton armĂ©, peut-ĂȘtre aussi des pierres bien taillĂ©es par des compagnons habiles, avec probablement le recours Ă  des Ă©quipements  trĂšs complexes, des  machines luxueuses, et de coĂ»teux experts en organisation des travaux. LĂ  oĂč le bidonville stagnait dans l’horizontalitĂ© d’hommes solitaires, la ville s’est bĂątie dans la verticalitĂ© d’une entreprise qui veut aller toujours plus haut. En pleine mutation  de main  non pas de compagnon, mais de main de MaĂźtre. Si l’on regarde avec le regard de Godard, on observe sur l’écran, cette fois  en couleur, une superbe  TOUR de beaucoup de mĂštres et autant d’Ă©tages. C’est l’Administration qui habite lĂ , c’est le PrĂ©fet tout en haut, c’est lĂ  que s’exerce le contrĂŽle de l’Etat.

C’est ici que Ydit a commencĂ© le plus long de ses travaux.

La tour de contrĂŽle.

La tour qui contrĂŽle encore quoi ?

La tour de contrĂŽle.

La tour qui contrÎle encore qui ?

La Tour qui contrĂŽle les imaginaires, les mĂ©moires, les rĂ©cits ?

Cette tour,  solitaire et arrogante, est-ce la tour infernale,  est-ce  la tour de Nesles, expĂ©rience parfaite de l’adaptation progressive du savoir thĂ©orique des architectes Ă  la mobilitĂ© imprĂ©vue de la matiĂšre  du sol ? Est-ce que ce sont les Twin Towers dĂ©truites par la ferveur d’un fanatisme, ou l’image sombre d’un tour de Babel  conduisant Ă  la disparition de l’unitĂ© des hommes entre eux ? (image AndrĂ© Maynet )

Mais dans le temps qui me reste, YDIT,  moi,   dĂ©sormais Septante et plus Ă©tant venus,  je voudrais aussi rĂ©pondre Ă  cette lettre Ă  peine ouverte, celle de Rolin(**), que je cite, puisque – pour l’instant- nous en sommes Ă  peine Ă  l’Incipit. Le parcours sera long. TraversĂ© de visiteurs en rondeurs. EnluminĂ© de peintures Ă©tranges (*). PrĂšs de cent-quarante Ă©pisodes, trois ans. Parcours.

Mais Ă©clairĂ© aussi (me mettrait-il en garde) par ce compagnon ignorant mĂȘme qu’il m’accompagne. Ou que j’existe Ă  part.

«  C’est Ă  Port-Soudan que j’appris la mort de A. Les hasards de la poste dans ces pays firent que la nouvelle m’en parvint assez longtemps aprĂšs que mon ami eut cessĂ© de vivre. Un fonctionnaire dĂ©guenillĂ©, dĂ©figurĂ© par la lĂšpre, porteur d’un gros revolver noir dont l’étui Ă©tait nouĂ© Ă  la ceinture par une laniĂšre de fouet en buffle tressĂ©, me remit la lettre vers la fin du jour. Son visage sans lĂšvres, aux oreilles en crĂȘte de coq, Ă©tait un perpĂ©tuel ricanement. On eĂ»t dit son corps sculptĂ© dans le bois sardonique d’une danse macabre. Comme presque tous ceux qui survivaient dans la ville, son office principal Ă©tait d’ailleurs le racket et l’assassinat. Comment s’était il procurĂ© le pli, je l’ignore. Peut-ĂȘtre l’avait-il volĂ© Ă  la Mort elle-mĂȘme. Â» (Olivier Rolin, « Port-Soudan »)

AprĂšs cela, ces mots d’Ă©crivain, hĂ©siter le jet d’Ă©crire s’explique. Aussi : longues attentes, tentatives, surprises, interruptions, rĂ©visions. Puis- tout de mĂȘme-, car Septante et davantage Ă©tant venus on se met Ă  compter, YDIT se reprend Ă  conter. On s’y met.

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Didier JOUAULT, pour « YDIT-BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode DEUX, Dans la Tour le lettre de A. A suivre dans une semaine environ : Ă©pisode TROIS « Retour du narratif » (rien de moins?), le LUNDI 25 SEPTEMBRE, aprĂšs-midi, avant le whisky de 18 heures.

(*) Peinture : ici – et cela sera souvent le cas, il en est d’accord – une des jeunes femmes d’AndrĂ© Maynet, prolifique et trĂšs dĂ©licat- si on regarde bien – auteur de dessins entre autres publiĂ©s sur Facebook

(**) Non sans surprise, la photo d’Olivier Rolin en  » Stop » comporte deux L. Une suffit pour les envols un peu boiteux, tels celui-ci.

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YDIT-BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode UN : Sept post-it, « Septante et davantage Ă©tant venus « .

«  Un jour, j’y retournerai, Ă  cheval sur un balai s’il le faut. Â»

( Nicolas BOUVIER, «  L’Usage du Monde Â», RenĂ© Julliard, 1964)

Note de Madame FrĂ©dĂ©rique :

Il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ , chaque jour je frĂ©quentais la Tour. Dans un tiroir, sans doute, pourrait-on trouver le Passe Ă  peine magnĂ©tique permettant l’accĂšs. Mais je suppose que le femme de mĂ©nage a jetĂ© tout cela quand j’ai dĂ©cidĂ© de dĂ©mĂ©nager, vers le sud. A prĂ©sent, je suis une vieille femme et – conforme aux images- mon dĂ©sir est de me blottir dans les couvertures du soleil. Celles des gĂ©nĂ©rations venues ensuite sont moins frileuses. Mais on ne va pas nous changer. Surtout que nous sommes passĂ©es : toutes et ceux, ici, qu’on verra peu Ă  peu surgir de mĂ©moires gaies et fatiguĂ©es : FRED, TYNE, BOB et MORANE, La VĂ©nus d’Urbin, la Liseuse de Vermeer, GĂ©dĂ©on, d’autres
Evidemment GAROUSTE.

TEXTES DE YDIT, LETTRE de A.

  1. Avant de commencer Ă  Ă©crire ou songer Ă  publier quoi que ce soit en Ă©criture, attendre la fin de 2022 : on n’oserait pas, 2022 et 1922, (comme cent ans de solitude) car si Victor Margueritte sort l’oubliable Â« Garçonne Â» ou Colette « La maison de Claudine Â» (deux propositions aprĂšs tout utiles pour les femmes ?), si  Roger Martin du Gard dĂ©livre le premier tome de «  Les Thibault Â» et François Mauriac « Le baiser au lĂ©preux Â» ( qui d’entre nous lit encore ces deux-lĂ  ?),  le plus Ă©mouvant est  que le 2 fĂ©vrier le  « Ulysse Â» de Joyce est publiĂ© par Sylvia Beach, que  T.S. Eliot donne « The Waste Land Â», et surtout que Virginia Woolf Ă©dite « Jacob’s  Room Â», quelques semaines avant de rencontrer Vita Sackville-West.
  2. Bien sĂ»r, il y avait aussi « Charmes Â» de ValĂ©ry, en 1922 , et mĂȘme un peu de  Proust. Ecrire aprĂšs cela ? (mais on a bien continuĂ© Ă  rĂȘver le monde aprĂšs la Shoah ?)
  3. La Marguerite- l’immense, elle, pour de vrai, bien que jamais Nobel, immense car vivant au creuxmĂȘme de sa fĂȘlure, vendue par sa mĂšre au Chinois, entre deux crabes, deux ruines, et ensuite toute sa vie pour s’en sortir, devant Ă©crire – surtout pendant ces annĂ©es oĂč trente pages entre quatre litres c’était dĂ©jĂ  trop pour un de ses  livres-poĂšmes – et boire et filmer La Pute de la cĂŽte normande croisant L’Homme assis dans le couloir-marcher pour Ă©chapper Ă  la scĂšne, L’homme atlantique debout face Ă  La maladie de la mort, avec la profusion bouleversante des reprises, puits ( note de Madame FrĂ©dĂ©rique : la graphie , hĂątive, nerveuse, est amphigourique : puits? points? ) de vue, en gros plans, mais toujours le mĂȘme Chinois dans Calcutta dĂ©sert, au volant du Camion, et donc : 2022 /1922. Comment oserait-on se permettre ? Attendre fin 2022 pour toucher le clavier.
  4. Septante et plus Ă©tant venus, ( j’aime cette formule ) on ne compte plus compter la suite. Ni sur la suite. On devrait ne plus porter intĂ©rĂȘt aux dĂ©jeuners sur l’herbe, aux livres critiques, aux femmes qui se laissent voir, aux rĂȘves et -surtout pas non plus Ă  ceux des souvenirs qui ne seront jamais porteurs d’un quelque-chose de neuf. « A Septante et plus, disent les imbĂ©ciles, on risque l’impatience. Â» Mais non : faute d’attendre, on a du temps. Tout le temps.
  5. 1922/2022, scĂšne de rue ( jardin du Luxembourg, Paris) : L’enfant vient de tomber, il chouine au sol, hĂ©site Ă  se relever. La grand-mĂšre en arriĂšre-plan ( figure de « La MĂ©moire » souvent nommĂ©e ici) a Ă©tĂ© retenue par un geste de sa fille, la trentaine parisienne, qui se penche et demande – trĂšs calme : « Voyons, Baptiste, dis-moi, oĂč as-tu vraiment mal, Ă  ton Ă©go ou Ă  ton genou ? Â». Ulysse, quel est ton mal ? RĂ©cit quel est ton mal ?
  6. Radio de nuit, courriels du matin, livres du midi, amis du soir : une atmosphĂšre Ă  Ă©couter du Baschung Ă  pleines oreilles, un verre de MacAllan dans la main, voilĂ  ce qui a lieu cent ans aprĂšs 1922, et qui n’était pas si mal, quatre ans aprĂšs 1918, 1922, et qui surprend un peu, Septante et plus Ă©tant venus,1922, tout cela et si peu cependant tous ces ans plus tard, et qu’on regarde les Ă©talages des libraires, les vitrines des rĂ©fugiĂ©s, les archives des boucheries. 2022, cent ans d’Ă©parpillements, cent ans d’hĂ©bĂ©tude ? Tout ça pour ça ? ECRIRE, cependant ? ECRIRE : urgence.
  7. 1922 : Joyce, Wolf, Elliot, Proust. Â« On ne peut pas toujours s’empĂȘcher (dit Lacan) sans pĂ©cher Â». Voila une bonne piste d’enquĂȘte pour les DĂ©tectives- Ravages, BOB et MORANE. Avec ces noms, avec ces titres, rien d’autre possible qu’une immense modestie, toutefois.
  8. DETECTIVES-RAVAGES : en scĂšne !

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  • Didier JOUAULT, pour « YDIT- BLOG, nouvelle saison, saison 4 , Ă©pisode UN : Sept post-it, Septante et plus Ă©tant venus Â». A suivre, approximativement chaque semaine, pendant trois ans. Prochain post : Dans la tour Ă  Nanterre: MARDI 19 septembre, aprĂšs-midi, sortez le thĂ©.
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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 1. Jour J. moins 1 : ici le Y.d’I, dit de ceci, YDIT…

INCIPIT 1 : On aurait pu commencer ainsi :  » OUAGADOUGOU, 2016. Avec HervĂ© vous partez de l’aĂ©roport de Newark le 12 janvier. »( Nancy HOUSTON, « Arbre de l’oubli« , Actes Sud, 2021).
Mais on a choisi ça :

Chaque semaine, trois ans, tout ici est prĂȘt, chaque Ă©pisode, programmĂ© en aoĂ»t 2023, mal Ă©talonnĂ© :

(long, court, discursif, narratif, noir, couleurs, sinistre, amusĂ©, distant, Ă©mu, menteur, intime, trop d’images et pas assez... ).

Tant pis, mal Ă©talonnĂ©, maintenant ainsi est-ce prĂ©vu. On raconte : le Parrain, la vie, la Chasse. De plus, il n’y avait plus d’argent, la famille, annĂ©es Soixante, on nomme cela pauvretĂ©, ce qui ne ressemble pas du tout Ă  la misĂšre, parce que la misĂšre empĂȘche de vivre, alors que la pauvretĂ©, seulement, limite la possibilitĂ© d’exister- surtout aux yeux des autres. Mais pas, ensuite, de se souvenir de chasser. Avant, peut-ĂȘtre, on avait cru pouvoir « figurer » sur les photos de la paroisse . AnnĂ©es Soixante, les enfances de YDIT, non : plus d’argent.

Chaque semaine, trois ans, ici-mĂȘme, sauf quelques semaines de congĂ©s sans solde, jours fĂ©riĂ©s aussi, et il ne sera procĂ©dĂ© Ă  nulle modification, pas de reprise des articles une fois essayĂ©s, pour des raisons d’hygiĂšne, soldĂ© c’est soldĂ©, on n’Ă©change pas les articles intimes, ne soyez pas surpris.e des discordances probables avec votre propre temps qui passe, le temps Ă  vous, ou le cours du monde, le temps Ă  tous : le programmateur, Yd’I. dit YDIT, le dit de Didi, son temps Ă  lui entiĂšrement ignorait tout de cela qui vous arrive.. Et mĂȘme ( vous, vous le savez), YDIT oubliait qu’un train peut en cacher un autre. Il en va ainsi pour les images de ce Roman-Images : cherchĂ©es, choisies, programmĂ©es, (images dessinĂ©es, montages) travaillĂ©es en dĂ©tail avec Rose AUBERT (merci ! ) ou Sandrine, ou le plus souvent par Ydit seul mĂȘme… Images : fausses cohĂ©rences, discordances, intimitĂ©s, nuditĂ©s ( dĂ©jĂ  dit). PiĂšges. Mais pas toujours posĂ©s pour qui on croit, les piĂšges. Images pour dĂ©tourer le sens .

DĂ©jĂ  dit aussi : « Oh, ça me fait plaisir de te voir, » annonçait toujours Marcel MalbĂ©e, dit MM, dit Le Parrain, lorsqu’il arrivait Ă  la maison, le dimanche, pour dĂ©jeuner, en famille avec Mamie qui ne disait rien, avec PĂšre et son verre, aussi FrĂšre et Les garçons, avec MĂšre et la petite boite en bois. HĂ©las.

En bas du texte, chaque semaine ou presque,

des flĂšches permettent de revenir en arriĂšre ou d’anticiper, rien de plus facile. Des bas de page peuvent Ă©clairer la suite du souterrain. Ce que vous en faites, ça VOUS regarde.

YDIT, quant Ă  lui, vient de cliquer une derniĂšre fois sur la touche « envoi », en aoĂ»t 2023, Ă©pisodes Ă  venir programmĂ©s, plus de cent-trente, ouf, pour lui c’est fini ainsi, le dit de ici YDIT, terminĂ©e « La chasse au Parrain ». Pas trop tĂŽt. Pour lui, achevĂ©e. Enfin. Repos. Commençait Ă  traĂźner un peu, l’Ă©criture douze fois reprise, le dialogue sur images. Lui descend ici. TerminĂ©. Septante et davantage Ă©tant venus. Repos ! Pouvez fumer. Oui mon capitaine.

Le 13 septembre, au choix : Marathon 13 septembre 490 avant notre Ăšre? Marignan, bataille le 13 septembre 1515 ? Montaigne, mort le 13 septembre 1592 ?

PlutĂŽt : M.M. , le hĂ©ros en fuite, annĂ©es soixante Ă  quatre vingt dix…

Pour vous, maintenant, ça peut commencer.

Ni « Mentir vrai » ni « Auto-fiction » : plus simplement, Roman-Images.

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Didier Jouault pour : YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 1. Jour J. moins 1 : ici le dit de ceci, YDIT. FIN de l’AVANT-DIRE . ATTENTION PREMIER EPISODE : MERCREDI 13 SEPTEMBRE aprĂšs-midi. Dans les dĂ©buts, si on rate, tout devient opaque, incomprĂ©hensible. ( ET pas seulement les dĂ©buts ? Se demanderait la mutine FRED, on la connaĂźtre bientĂŽt). Donc soyez lĂ .Si vous pouvez. Ou bien revenez en Replay avec la flĂšche en bas (<==). Sinon, ça devrait aller. On verra ? Vous verrez ? A mercredi !

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 2 / Jour J. moins 2 : rue Dupetit-Thouars, prĂšs du square du Temple Ă  Paris.

A personne on ne raconte rien, sauf la Chasse ouverte, au Parrain. A personne on n’expose rien, sauf l’image de Hanged James.

A personne on ne reproche rien, sauf Ă  YDIT, qui ne disait pas non, et Ă  la statuette du David de Donatello, dans l’antichambre de Marcel MalbĂ©e, sitĂŽt poussĂ© le lourd rideau en velours rouge,

Rue Dupetit-Thouars, au 12, Ă  cĂŽtĂ© de la Librairie-Editeur ( qui n’existait pas, dĂ©but annĂ©es Soixante) prĂšs du square du Temple, Paris, quartier RĂ©publique, dĂ©but annĂ©es Soixante et quelques : c’est l’Ă©poque du coeur, de l’origine. Les dĂ©tectives pas sages, BOB et MORANE sont en chasse de l’histoire. Celle-lĂ  : Marcel, Dupetit-Thouars. Topographies de la mĂ©moire. Rues et rides. Vont-ils trouver ?

Et non plus Ă  cette Madame FrĂ©dĂ©rique, dĂ©positaire ( prĂ©tend-elle) du manuscrit d’origine, « Lettre de A., Version B« , un fatras confus de textes Ă  elle remis, elle qui les poste peu Ă  peu, mĂ©thodique et minutieuse, piqures hebdomadaires de roman-images, remĂšde ou pas, piqures, pendant trois ans, un bail. 45 post par an, Ă  peu prĂšs , de J-7 Ă  J+ 131, plus ou moins.

« Oh, ça me fait plaisir de te voir, » disait toujours Marcel MalbĂ©e, dit M.M., dit aussi Le Parrain, lorsqu’il arrivait Ă  la maison, le dimanche, pour dĂ©jeuner en famille, avec Mamie qui ne disait rien, avec PĂšre et son verre, aussi FrĂšre et Les garçons, avec MĂšre et la petite boite en bois (Episodes en 2025). HĂ©las.

Tout ce beau monde longtemps bien propre sur l’image, vers 1950, avant les immenses dĂ©crĂ©pitudes de la pauvretĂ©.

On a donc le temps. On ne doit rien. Libre de batifoler sur la scĂšne de la page. On ne doit rien. A personne. On a le temps. BOB et MORANE, les DĂ©tectives-Ravages peuvent courir l’enquĂȘte, on ne leur doit rien. Arpenteurs du vent et des absences, qu’ils arpentent. On ne les blĂąme pas.

Ni, encore moins, Ă  Olivier Rolin, au contraire, on ne reproche rien : trop tard.

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Didier Jouault, pour : YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 2 / Jour J. moins 2 : rue Dupetit-Thouars, prĂšs du square du Temple Ă  Paris. A suivre – on s’habitue -, l’Ă©pisode Jour J. moins 1, programmĂ© le dimanche 10 septembre. Dimanche ? Un Ă©pisode ? On ne peut pas dire que ça traine. Ni qu’on chome. MĂȘme pas le dimanche ! De quoi se plaindrait-on ?

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 3 / Jour J. moins 3 : le feu rouge qui passe au vert.

Chaque semaine ou presque : le roman-images expose et parcourt l’accĂšs illimitĂ© Ă  l’intime devenu rĂ©cit, et parfois dĂ©tourne le regard par l’exposition d’une nuditĂ© limitĂ©e Ă  sa propre peau, sa propre peur.

Attention : piĂšge.

Si l’on n’y prend garde, maintenant, des riviĂšres de silence coulent dans un fleuve d’ennui.

Contre ça : Roman-Images. Ni « Mentir vrai » ni « Auto-fiction » : plus simplement, Roman-Images, Ă  l’Ă©coute du bruissement que font les barricades intĂ©rieures quand la MĂ©moire monte Ă  l’assaut.

Mais la limite du raisonnable, invraisemblablement, est tracĂ©e par Garouste, « l’Intranquille » absolu, ( Les redoutables rebouteux du langage, les dĂ©tectives ravages, BOB et MORANE l’interrogent Ă©pisode 69, le 29 janvier 2025, c’est programmĂ©) le peintre qui met la patte, pose la pĂąte, naguĂšre « peintre sans succĂšs, mal remis de deux sĂ©jours Ă  l’hopital psychiatrique » mais capable de ceci : « le feu rouge qui passe au vert peut me faire suivre une dame en vert » (*) : compagnon de roman-images plus fiable que Vermeer, truquant « La Liseuse » en autant d’exemplaires que de clients ( comme on verra! ).

D’une semaine l’autre, souvent, vous retrouverez nos compagnons intimes, habillĂ©s de nuditĂ©s apparentes, la nuditĂ©, efficace outil de cache-sexe affectif , nos compagnons des peintures du dedans, intimitĂ©s, Garouste le toqueur, Hanged James et sa corde, Marcel MalbĂ©e, dit MM, dit Le Parrain, homme sans images mais pas sans ravages, images et paroles, mĂ©moires et Histoire dĂ©voilĂ©es dans le projet d’une fausse intimitĂ© de surface. Mais ça ne trompe personne, surtout pas vous.

Avenir Ă  venir Episode UN :

Le 13 septembre, au choix : Marathon 13 septembre 490 avant notre Ăšre? Marignan, bataille le 13 septembre 1515 ? Montaigne, mort le 13 septembre 1592 ? PlutĂŽt : M.M. , le hĂ©ros en fuite, annĂ©es soixante Ă  quatre vingt dix…

Intimité? Roman-images? Fausse ? Surface ? Vous y croyez ? Ou non ? A voir ?

(*)( L’Intranquille, GĂ©rard Garouste avec Judith Perrignon, collection Proche, 2022, ibidem pour toute future citation)

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Didier JOUAULT, pour : YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 3 / Jour J. moins 3 : le feu rouge qui passe au vert. Prochain Ă©pisode de l’annonce faite Ă  l’Ă©cran : Jeudi 07 septembre, aprĂšs midi. On approche, et mĂȘme vite. Reste Ă  savoir de quoi? Comme toujours, Septante et davantage Ă©tant venus , on sait qu’on approche. Et, Ă  cet age, on sait de quoi.

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 4. Jour J-4 NuditĂ©/ IntimitĂ©, n’est-ce-pas le moment de s’y- perdre ?

NuditĂ©s. IntimitĂ©s : Les bruissements lourds du dĂ©sir s’infiltrent sous la peau, puis les rĂȘves dĂ©mĂ©nagent, dĂ©rangent, dĂ©ambulent, dĂ©mĂ©nagent encore vers d’autres corps.

Alors vient le temps du Roman-images

Intimité :

( ici -mĂȘme YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Ă  suivre : Les Episodes -7 Ă  +131, 46 posts environ par an pendant trois ans)

« Depuis sa premiĂšre apparition dans les dictionnaires français du XVIIĂš siĂšcle, l’acception du mot intime s’est diversifiĂ©e et Ă©tendue : comme adjectif qualificatif rĂ©servĂ© Ă  une relation d’affection ou d’amitiĂ©, il s’utilisait alors dans plusieurs domaines ( la thĂ©ologie, les sciences naturelles, la psychologie) et il a finalement obtenu le statut de substantif Ă  la fin du XXĂš siĂšcle. L’analyse de son Ă©volution lexicographique a Ă©tĂ© ici comparĂ©e Ă  ses usages dans la langue des textes littĂ©raires et des titres d’oeuvres publiĂ©es en France entre 1600 et 2009. L’interprĂ©tation de ses co-occurents a menĂ© Ă  l’apparition d’une tendance du mĂȘme nom Ă  la fin du XIXĂš siĂšcle et Ă  l’application du terme Ă  divers objets qui, paradoxalement, ont aujourd’hui introduit la notion d’intime dans la spĂšre publique.« 

( « Pour une histoire de l’intime et de ses variations » , Dans la jungle de l’intime : enquĂȘte lexicographique et lexicomĂ©trique (1606-2008), VĂ©ronique MONTEMONT, ITINERAIRES, p.15-38, Open Edition Journals, 2009-4 / 2009.)

https://doi.org/10.4000/itineraires.585

Extraits :

« L’intime est aujourd’hui au centre d’un Ă©trange paradoxe, rĂ©guliĂšrement soulignĂ© par ses thĂ©oriciens, et que rĂ©sume fort bien la formule d’Elisabeth Lebovici : dĂ©sormais l’intimitĂ© est « enfouie et fouillĂ©e, dedans et dehors« . La notion renvoie, Ă©tymologiquement (et de surcroĂźt sous une forme superlative) Ă  la dimension la plus intĂ©rieure de l’expĂ©rience humaine, et dans une certaine mesure, Ă  la moins communicable, Ă  cause de son caractĂšre fonciĂšrement privĂ© (…) Plusieurs auteurs soulignent cette ambiguĂŻtĂ© constitutive de la notion d’intime, cette tension entre public et privĂ©, que l’Ă©volution des codes sociaux et des pratiques culturelles a rendu inĂ©vitable. Ainsi Jean-Pierre Dufief soulĂšve-t-il le contraste entre un intime « tantĂŽt perçu comme un petit monde clos, isolĂ©, secret, propre Ă  chacun, tantĂŽt comme un infini extĂ©rieur en communication universelle« . (…) L’Ăšre industrielle, et l’Ă©lĂ©vation du niveau de vie, ont jouĂ© un rĂŽle essentiel dans le dĂ©placement des frontiĂšres de l’intime : avec l’apparition de ce qu’Antoine Prost appelle le « desserrement de l’espace domestique » (habitat privatif, chambre individuelle, salle de bains) l’intimitĂ©, en particulier corporelle, a changĂ© de centre de gravitĂ©, se resserrant autour du corps. Mais l’individu, en parallĂšle, a vu les barriĂšres de son moi devenir permĂ©ables Ă  toutes sortes de sollicitations et d’injonctions, dĂ©versĂ©es dans son espace personnel par des mĂ©dias que le technologie a su rendre invasifs (…) Nul ne s’aviserait, comme le faisaient certains rois, de passer aujourd’hui sa nuit de noces en public ; mais de quel oeil un homme du XVIIĂš siĂšcle aurait-il considĂ©rĂ© la dĂ©bauche de confidences sur les liaisons, la sexualitĂ©, la vie domestique qui font maintenant partie de la panoplie identitaire des personnalitĂ©s publiques ? ».

Ici, TROIS ANS, ne pas confondre se mettre Ă  nu : se mettre Ă  voir ensemble , et raconter l’intime : se mettre ensemble libre.

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Ici, Nouvelle Saison, Saison IV : se mettre librement nu ensemble.

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Didier JOUAULT pour : YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 4. Jour J moins 4 NuditĂ©/ IntimitĂ©, n’est-ce-pas le moment de s’y- perdre ? A suivre, en plus simple ( mais il ne fallait pas commencer sans expliquer) : lundi 04 septembre – date connue…

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 5 / Jour J – 5 : Comme si vous entriez dans une chambre noire et nue

A personne, je ne dois rien. A personne, ce rĂ©cit ne s’adresse. Chaque semaine ou presque, dans le reflet d’un Ă©cran, ce sera comme si vous entriez dans une chambre noire (il y aura beaucoup d’images, c’est un Roman-Images) et nue : l’intimitĂ© mise Ă  nu par le roman-images mĂȘme. Il faudra prendre le temps de cela : regarder des images, ce qu’elles disent de l’intime. Ce qu’elle voilent.

L’intimitĂ©, c’est Le Secret intĂ©rieur tout entier cachĂ© : danger si on l’expose.

Son contraire, la nuditĂ© n’est que de la peau dĂ©voilĂ©e sans risque : rien de neuf Ă  montrer.

Nudité

Pomme, paysage, arbre, plante, femme, fruit, fleur, jungle, paradis, produire, religion, botanique, jardin, Christian, tentation, religieux, arbuste, interdit, original, veille, serpent, biblique, Eden, Jardin d'Eden, genĂšse, Adam et Eve, plante Ă  fleurs, Plante ligneuse, Plante terrestre

Wikipédia

La nuditĂ© :

Dans les beaux-arts en Europe, la reprĂ©sentation du corps nu est un exercice fondamental dans l’enseignement classique et un thĂšme artistique frĂ©quent Ă  certaines Ă©poques.(…)

Conceptions de la nuditĂ©[modifier | modifier le code]

Comme celles de la pudeur, les conceptions de la nuditĂ© ont variĂ© dans le temps et dans l’espace. De nombreuses sociĂ©tĂ©s humaines perçoivent la nuditĂ© comme dangereuse…

Les Grecs de l’Antiquité valorisaient la nuditĂ© masculine dans certains contextes : l’adjectif ÎłÏÎŒÎœÎżÏ‚ (gymnos), dont est dĂ©rivĂ© notre gymnaste, signifiait nu. La nuditĂ© fĂ©minine est rare, hormis le cas d’Aphrodite.

Europe moderne

Aux autres époques, pour des motifs exprimés souvent en termes religieux, la nudité publique est généralement interdite.

À la Renaissance, un courant artistique qui se rĂ©fĂšre Ă  la GrĂšce antique valorise la reprĂ©sentation de beaux corps nus, masculins et fĂ©minins. L’Église rĂ©formĂ©e, et, aprĂšs le Concile de Trente à la fin du XVIe siĂšcle, l’Église catholique, s’y opposent. L’autoritĂ© des religieux n’est pas complĂšte en dehors des Ă©glises, mais il parviennent Ă  faire dissimuler au moins les organes sexuels des Ɠuvres exposĂ©es au public. Le dessin de nu reste une importante partie de la formation des artistes. Les modĂšles sont, Ă  l’École, des hommes jusqu’Ă  la fin du XIXe siĂšcle, mais les scĂšnes mythologiques ou exotiques avec de nuditĂ©s fĂ©minines peintes trouvent de nombreux amateurs, comme la sculpture de nus en rĂ©fĂ©rence Ă  l’Antique.(…). Dans ses Lettres de Suisse (1775), Goethe avait Ă©voquĂ© son « sentiment d’effroi » la premiĂšre fois qu’il avait vu une femme nue[2]. Les EuropĂ©ens ne connaissent que le nu idĂ©alisĂ© des beaux-arts. « Des personnes graves qui l’avaient en horreur Ă  l’Ă©tat vivant, l’admiraient dans le marbre », note Paul ValĂ©ry[3].

De nos jours, la nuditĂ© privĂ©e n’est considĂ©rĂ©e comme normale ou tolĂ©rable que dans des moments particuliers de la vie. En prĂ©sence de tiers, la nuditĂ© totale, parce qu’elle ne cache pas les organes gĂ©nitaux, est souvent assimilĂ©e Ă  une invite Ă  la sexualitĂ©. Seule la charte du naturisme tente un partage rigoureux entre nudite et sexualitĂ©, tout enointerdisant le regard direct sur les organes gĂ©nitaux. Les malentendus sont donc frĂ©quents.

On évitera soigneusement un tel malentendu au cours de la saison 4 du YDIT-BLOG :

FRED TYNE, d’autres – et le plus souvent loin de toute idĂ©e de reprĂ©sentation : nues et nus- jolis regards. Ici, le nu est de nature exclusivement Ă©rotique, mais sans autre dessein ( dessin) que la reprĂ©sentation du lien.

HANGEDJAMES :

Ă  l’inverse de nombreux usages anciens, le pendu ( supplice majoritaire des condamnĂ©s) ne sera pas montrĂ© nu.

On lira les mots de l’intimitĂ©. Chacun d’eux importera. Echos du passĂ©. On verra les coins sombres et clairs du nu. Echos de la permanence des images.

Pour les trois ans de la saison 4, Environ 130 Ă©pisodes on peut ne pas interdire, et on ne peut pas ne pas montrer le pĂąle reflet que le nu signale du dĂ©sir d’exister.

A personne, je ne dois rien.

A personne, ce rĂ©cit ne s’adresse.

Chaque semaine ou presque, dans le reflet d’un Ă©cran, ce sera comme si vous entriez dans une chambre noire ( il y aura beaucoup d’images) et nue : l’intimitĂ© mise Ă  nu par le roman-images mĂȘme.

BOB et MORANE, les indomptés limiers, vous précéderont sur la piste.

Parfois, ils s’abandonnent Ă  de longues dĂ©ambulations discursives, comme : IntimitĂ©/ NuditĂ©/ LibertĂ©/… Parfois, ils s’abandonnent Ă  de longues dĂ©ambulations narratives comme : rapport/compte-rendu/enquĂȘte

MAIS rassurez-vous. Ils sont en chasse, Chasse au Parrain, trĂšs inspirĂ©s par leur maĂźtre vĂ©nĂ©rĂ© : l’Ombre Jaune, dite Old Sam, ce bon vieux Samuel qui les attend sous l’arbre pour la Fin de partie.

Et pour remettre le pyjama du garçon aux étroites hanches. Vous allez comprendre.Tout est une histoire de pyjama, au fond.

Prenez votre temps : trois ans, un bail. On a le temps. Mais OUI. Mais SI .

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Didier Jouault, pour YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 5 / Jour J – 5 : Comme si vous entriez dans une chambre noire et nue. Prochain Ă©pisode ( Ă  suivre! ) le jeudi 31 aout, aprĂšs-midi, avant le thĂ© ? Avec cette chaleur de l’Ă©tĂ© 23 ?

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 6 /Jour J moins 6 : A PERSONNE ce rĂ©cit ne s’adresse.

A personne, ce rĂ©cit ne s’adresse, mĂȘme pas au Parrain, dit MM, die pate, Marcel MalbĂ©e, rue Dupetit Thouars, au 12, jadis et naguĂšre. On ira voir sur pace, cependant, si le Loup y est. On yra soi-mĂȘme ( Y.d’I., dit Ydit, le Didi) et on enverra les DĂ©tectives Pas sages, Bob et Morane.

Chaque semaine, ou presque, pendant trois ans, vous lirez, vous regarderez ce que nous avons Ă  raconter ou montrer ou imaginer, dire et mentir ( mentir pour de vrai), Ă  propos de cette histoire – et de ce qui l’accompagnera : La Chasse au Parrain. Le dur dĂ©sir du rĂ©cit, ça va durer.

Nous : YDIT, qui pratiquait jadis les  » SĂ©quences Publiques d’Oubli « , puis cherchait la trace des passĂ©s dans le « Jardin de Giorgio Bassani », Ă  Ferrara-mais Silvia n’est pas venue, on en reparlera. Nous : FRED, meneuse de revue et de mĂ©moire, on la verra tout le long des trois ans. TYNE, la blonde Africaine, plein majeur dans les dĂ©liĂ©s de l’histoire. HANGED JAMES, le plus muet parmi tous, agaçant au bout de sa corde; HANGED JAMES, Ă  qui se comparer pour comprendre. BOB et MORANE, les dĂ©tectives inapprivoisĂ©s, enquĂȘteurs sauvages. GĂ©dĂ©on, le SĂ©nateur, ainsi nommĂ© par ironie-les amateurs de « Tigre de papier » vont apprĂ©cier. Quelques Passagers, divers, visuels, Vermeer, et la jeune fille Ă  la lettre rĂȘvant du vent, et le reporter de France-Musique, et des nuits dans des villes, et encore Garouste le toqueur. Souvent Garouste, l’intranquille : il dit tout et montre le fil oĂč l’on danse.

Prenez le temps.

C’est pour trois ans, le roman-images : Nouvelle Saison, saison 4.

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Didier Jouault, pour YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 6 /Jour J moins 6 : A PERSONNE ce rĂ©cit ne s’adresse. A suivre, LUNDI 28 aout, aprĂšs-midi…C’est un peu rapide? Ensuite : hebdomadaire, mais ça doit commencer lentement, donc un peu vite !

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YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 7 /Jour J moins 7. A personne je ne dois RIEN.

A personne, je ne dois rien, je crois, sauf Ă  Marcel MalbĂ©e, dit M.M., dit Le Parrain, die pate, domiciliĂ© 12 rue Dupetit-Thouars, en fuite. On n’a pas d’image rĂ©elle de lui.

A lui, je dois cette inquiétude de toujours envers la nuit qui arrive. Rue Dupetit Thouars.

A lui, je dois le désir que cela se passe vite, toujours. Passer à la suite.

Voila pourquoi vous allez suivre cette histoire, puis l’achever, Roman-Images, rien d’autre, pendant les trois ans Ă  venir. Plus de Cent trente Ă©pisodes. Du plein sur la hanche. Un bail.

Ensuite, on ne sait pas

Regarder si loin, Septante et davantage étant venus ? I prefer do not.

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Didier JOUAULT , pour : YDIT -BLOG, Nouvelle saison, Saison 4, Episode – 7 /Jour J moins 7. A personne je ne dois RIEN. A suivre : le Jour moins 6 ( on s’en doutait !) , le vendredi 25 aout, aprĂšs-midi. Vendredi, c’est rĂ©cit, aussi.

 

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YDIT-BLOG, Nouvelle Saison, Saison 4, Aujourd’hui, 21 aout, avant-dire, rendez-vous 3, le suivant, DEMAIN, le 22 aout : dĂ©but de l’Ă  rebours.

Le roman-images prend le temps de s’annoncer, de commencer, de s’installer : couverture pour vol long courrier, service gratuit Ă  bord, la bonne hĂŽtesse.

RENDEZ-VOUS ICI-MEME, le mardi 22 aout, aprĂšs-midi, pour sept marches du dĂ©part, une tous les trois jours – sauf accident – du 22 aout au 10 septembre. Le 22 aout : demain mardi, premiĂšre marche vers la carlingue.

Ensuite, le roman images s’installe, prend son temps, trois ans, un Ă©pisode hebdomadaire :

le 13 septembre 17 heures, commencement.

Le 13 septembre, au choix : Marathon 13 septembre 490 avant notre Ăšre?, Marignan, bataille le 13 septembre 1515 ?, Montaigne, mort le 13 septembre 1592 ? PlutĂŽt : M.M. , le hĂ©ros en fuite, annĂ©es soixante Ă  quatre vingt dix…Ă  quelques secondes prĂšs.

Le 13 septembre, aprÚs- midi : Episode 1 sur prÚs de 140, ce sera le début véritable du roman-images.

Vous avez le temps de vous y préparer.

Mais pensez-y :

le 13 septembre, un mercredi, dans l’aprĂšs-midi : Roman-images, la Nouvelle Saison,

Saison IV du YDIT-BLOG.

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YDIT-BLOG, Nouvelle Saison, Saison 4, Aujourd’hui, 21 aout, avant-dire, rendez-vous 3, le suivant, DEMAIN, le 22 aout : dĂ©but de l’Ă  rebours

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YDIT-BLOG, Nouvelle Saison, Saison 4, Aujourd’hui, 20 aout, avant-dire, rendez-vous 2, le suivant demain, 21 aout.

Un peu d’attente, encore, pour le Jour- 7 : 22 aout

Puis, le roman-images.

Didier JOUAULT pour YDIT-BLOG, Nouvelle Saison, Saison 4, Aujourd’hui, 20 aout, avant-dire, rendez-vous 2, le suivant demain, 21 aout.

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Bande Annonce Saison IV

   Présente

Bande-annonce,

Puis presque chaque semaine

Si vous vous abonnez   ( ce qui arrange tout le monde !)   à :

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YDIT-BLOG, Nouvelle Saison, Saison 4, Aujourd’hui, 19 aout, avant-dire, rendez-vous 1

Aujourd’hui, 19 aout.

Rendez-vous ici le 20 aout, pour la nouvelle histoire en roman-images

Tout cela se prépare, tout cela se regarde. Un peu de patience.

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Didier Jouault, pour YDIT BLOG, Nouvelle Saison, Saison IV, Aujourd’hui 19 aout, avant-dire, rendez-vous 1

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La Disparition de Ydit-Blog ? Ce fut la « Saison 3 », mais assez vite interrompue…A venir : Saison 4, en 2023. TRAVAUX sur la LIGNE (Ă©ditoriale), le trafic fut suspendu.

Est-ce l’Ăąge ? Est-ce l’Ăąge ? Est-ce l’heure ? Est-ce l’heure ? Attendons encore un peu.

Etait-ce l’affaissement d’un certain dĂ©sir d’Ă©crire ?

Aurait-on omis cette évidence que, de jour en année, les effets de langue paraissent de plus en plus menus ? Si menus? SEPTANTE VENU

La Saison 3 marquait des arrĂȘts Ă  quai et inquiets. On se demandait, je/tu/ilelle s’interrogeait : que se passait-il ? On peut en parler au passĂ© : il ne se passait pas assez. Trop de mots.

La poussiÚre du poussif et du poncif bloquait la machine à récit.

On se dispersait comme des convives d’un Enterrement de Vie de Garçon ratĂ© : au matin, la mariĂ©e ne vient pas, elle a mieux Ă  faire. On peut comprendre. .

TrĂšs bien, disait YDIT, le narrateur intempestif (et un temps festif), attendons. On ne risque rien d’attendre, n’est-ce-pas ? On peut toujours s’occuper autrement.

Oui, voila, oui, c’est cela, oui, attendons.

AprĂšs on verrait bien ce qui sortirait, dans la vraie vie, les neiges fondues et les annonces de prix Nobel, les Ă©pidĂ©mies et l’argent qui coĂ»te plus cher, la rentrĂ©e littĂ©raire et la grĂšve des abeilles sans soleil, les tempĂȘtes et les silences, les voix des femmes et les absences des femmes, et si malgrĂ© tout cela qui arrive en vrai,

ça vaut la peine ( l’Ă  peine) de s’y remettre, Ă  ce tout autre chose : les rĂ©cits d’Ydit.

Oui, voilĂ , oui oui, on disait : attendons.

Patience dans l’azur, et toute cette sorte de mots.

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Puis voici que ça recommence…?

Didier JOUAULT, Pour YDIT-BLOG, sans numĂ©ro , mais ça va bientĂŽt recommencer ..Est ce l’Ăąge ? Est-ce l’heure ? Attendons encore un peu.

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